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Soudan Darfour : les États-Unis expriment de façon paradoxale leur irritation

Les États-Unis ont exprimé leur irritation devant l’incapacité de la communauté internationale à arrêter la violence au Darfour d’une manière paradoxale, en se rangeant au Conseil de sécurité aux côtés des principaux responsables de cette impuissance. Le remuant ambassadeur américain à l’ONU, John Bolton, s’est prononcé contre l’audition par le Conseil d’une déposition sur le Darfour du conseiller spécial du secrétaire général, Kofi Annan, pour la prévention du génocide, Juan Mendez. Laissant entendre que le principal organe de décision de l’ONU perdait trop de temps en palabres, M. Bolton a expliqué que le Conseil ferait mieux de « prendre des mesures, au lieu de discuter » pour faire face à « la détérioration des conditions de sécurité au Darfour ». Le paradoxe est qu’en s’opposant ainsi, au nom de l’efficacité du Conseil, à la déposition de M. Mendez, pourtant demandée par M. Annan, M. Bolton s’est retrouvé dans le même camp que la Chine, la Russie et l’Algérie, qui depuis des mois s’opposent systématiquement à tout durcissement des positions de l’ONU sur le conflit du Darfour. Ils sont parvenus à bloquer toutes les tentatives du Conseil de sécurité d’imposer des sanctions vraiment efficaces, que ce soit au gouvernement soudanais, aux milices janjawids qui le soutiennent ou aux groupes rebelles du Darfour. Or ce sont les États-Unis qui ont été constamment en pointe sur ce dossier, poussant à davantage de fermeté. Washington est notamment le seul à avoir qualifié les exactions commises au Darfour de « génocide ».
Les États-Unis ont exprimé leur irritation devant l’incapacité de la communauté internationale à arrêter la violence au Darfour d’une manière paradoxale, en se rangeant au Conseil de sécurité aux côtés des principaux responsables de cette impuissance. Le remuant ambassadeur américain à l’ONU, John Bolton, s’est prononcé contre l’audition par le Conseil d’une déposition sur le Darfour du conseiller spécial du secrétaire général, Kofi Annan, pour la prévention du génocide, Juan Mendez. Laissant entendre que le principal organe de décision de l’ONU perdait trop de temps en palabres, M. Bolton a expliqué que le Conseil ferait mieux de « prendre des mesures, au lieu de discuter » pour faire face à « la détérioration des conditions de sécurité au Darfour ».
Le paradoxe est qu’en s’opposant...