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Actualités - Chronologie

Les Anglais passent par la petite porte

L’Angleterre, encore assez décevante contre l’Autriche malgré sa victoire (1-0), s’est hissée par une petite lucarne vers le Mondial 2006 de football, samedi à Manchester, mais devra résoudre bien des équations pour concrétiser ses ambitions en Allemagne dans un an. « Job done (le travail est fait) », titrait hier l’Observer, résumant bien le sentiment d’une presse anglaise pas prête à s’enflammer pour cette 12e participation à un Mondial. Car l’Angleterre n’a dû son salut anticipé qu’au succès des Pays-Bas en République tchèque (2-0). Les Anglais sont assurés de terminer premiers du groupe 6 – en cas de victoire mercredi sur la Pologne – ou parmi les deux meilleurs deuxièmes. Sans le coup de pouce néerlandais, ils auraient dû battre les Polonais, sinon les barrages se seraient profilés. Cette qualification – sa 3e pour un tournoi majeur depuis sa nomination en janvier 2001 – a surtout pour effet d’enlever un peu de pression à Sven-Goran Eriksson. Même si le sélectionneur suédois reste préparé à subir bien des attaques, tant son équipe n’a pas encore convaincu. Mais lui aussi a composté son billet pour l’Allemagne. Avec un contrat qui court jusqu’en 2008, il ne risque plus d’être évincé. Le coût (14,7 millions d’euros) en serait bien trop élevé pour la fédération anglaise, qui peut espérer qu’il parte de lui-même après le Mondial. Eriksson aura cependant bien du mal à convaincre les sceptiques qu’il est capable de tirer le meilleur de son exceptionnel assemblage de talents. Le double échec en quarts de finale du Mondial 2002 – face à des Brésiliens réduits à dix (1-2) – et de l’Euro 2004 – contre le Portugal (2-2 a.p., 6-5 t.a.b.) – ne plaide pas sa cause. Certain qu’une phase finale recèle d’autres vérités que les qualifications, il affiche cependant son optimisme. « Nous devons jouer mieux, mais nous jouerons mieux à la Coupe du monde, promet-il. Je suis convaincu que nous avons une équipe extrêmement forte et que nous sommes parmi les quatre ou cinq nations qui peuvent l’emporter. » Le jugement n’a rien de choquant. L’Angleterre, qui avait par le passé échoué à se qualifier pour le Mondial en 1974, 1978 et 1994, compte à chaque poste des joueurs figurant parmi les tout meilleurs mondiaux. Mais l’équipe reste en chantier. Sa production face à l’Autriche a fait oublier le triste revers concédé en Irlande du Nord (0-1), mais n’a pas donné toutes les réponses. La défense a retrouvé sa sérénité avec la rentrée de Sol Campbell, et l’association Frank Lampard-Steven Gerrard s’est avérée viable en milieu de terrain. Mais alors que les deux avaient été éteints à Belfast et lui omniprésent, c’est David Beckham qui a déçu. Comme si les trois n’étaient décidément pas faits pour évoluer ensemble. Le capitaine a de plus connu l’humiliation d’être le premier Anglais à être exclu deux fois sous le maillot national. En attaque, le grand Peter Crouch (1,98 m), appelé en remplacement de Wayne Rooney, suspendu, a confirmé ne pouvoir qu’être un plan B ou C dans les cas désespérés. L’Angleterre savoure pour l’instant, mais elle dispose de moins de certitudes qu’elle ne devrait.
L’Angleterre, encore assez décevante contre l’Autriche malgré sa victoire (1-0), s’est hissée par une petite lucarne vers le Mondial 2006 de football, samedi à Manchester, mais devra résoudre bien des équations pour concrétiser ses ambitions en Allemagne dans un an. « Job done (le travail est fait) », titrait hier l’Observer, résumant bien le sentiment d’une presse anglaise pas prête à s’enflammer pour cette 12e participation à un Mondial. Car l’Angleterre n’a dû son salut anticipé qu’au succès des Pays-Bas en République tchèque (2-0). Les Anglais sont assurés de terminer premiers du groupe 6 – en cas de victoire mercredi sur la Pologne – ou parmi les deux meilleurs deuxièmes. Sans le coup de pouce néerlandais, ils auraient dû battre les Polonais, sinon les barrages se seraient profilés. Cette...