La BCE va continuer à suivre de près le dossier Fazio
La Banque centrale européenne (BCE) va continuer à « suivre de près la situation en Italie », a déclaré hier son vice-président Lucas Papademos après des informations de presse affirmant que le gouverneur de la Banque d’Italie, Antonio Fazio, est l’objet d’une enquête judiciaire.
« Nous avons surveillé la situation en Italie de près (...) et nous allons continuer à le faire », a déclaré M. Papademos à l’occasion d’une conférence de presse consacrée à l’intégration des marchés financiers européens.
Selon la presse italienne, M. Fazio, qui est aussi membre du conseil des gouverneurs de la BCE, a été placé sous enquête par le parquet de Rome pour abus de fonctions.
Il est soupçonné d’avoir favorisé la Banca Popolare Italiana (BPI), une banque régionale italienne dirigée par un de ses amis, Gianpiero Fiorani, contre le groupe néerlandais ABN Amro dans la bataille pour la conquête d’une autre banque italienne, Banca Antonveneta.
Par ailleurs, « le conseil des gouverneurs va publier dans les deux semaines à venir son opinion sur le projet de loi » de réforme de la Banque d’Italie présenté début septembre par le gouvernement italien, a précisé M. Papademos.
France : embellie du moral des ménages en septembre
Le moral des ménages français était en légère amélioration en septembre par rapport à juillet, à un niveau toujours très bas, mais qui montre une nette amélioration de leurs anticipations en matière de chômage.
Les chiffres du chômage publiés vendredi font état d’une nette baisse en août pour le troisième mois consécutif. L’indice du moral des ménages affiche -29 en septembre contre -30 en juillet, en données corrigées des variations saisonnières, a annoncé vendredi l’Insee, qui ne publie pas cet indicateur en août.
Beaucoup de voyants restent au rouge : l’opinion des ménages sur l’évolution passée de leur situation financière personnelle reste stable en septembre, mais celle relative aux perspectives d’évolution fléchit légèrement.
La Commission européenne exige la privatisation de la SNCM
La Commission européenne a de facto exigé hier la privatisation de la SNCM comme prix d’une ultime aide de l’État français pour sauver de la faillite la compagnie maritime qui assure des liaisons avec la Corse et le Maghreb.
Le ministre français de l’Économie, Thierry Breton, a rencontré pendant deux heures à Bruxelles le commissaire européen aux Transports, le Français Jacques Barrot, pour lui présenter le dernier plan de sauvetage de la Société nationale Corse-Méditerranée (SNCM), qui provoque des violences sur l’île.
Si le dossier peut rappeler le bras de fer de l’an dernier entre Nicolas Sarkozy, alors à Bercy, avec l’ancien commissaire à la Concurrence, Mario Monti, sur le sauvetage d’Alstom, Paris et Bruxelles sont cette fois proches sur l’analyse du dossier.
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