Parmalat : le procès du plus grand scandale financier italien s’ouvre à Milan
Le premier procès du krach de Parmalat, l’un des plus grands scandales financiers européens, a débuté hier devant le tribunal de Milan qui juge Calisto Tanzi, le fondateur du groupe, près de deux ans après la chute de l’ex-numéro un de l’agroalimentaire italien.
M. Tanzi, quinze de ses proches et les cabinets d’audit Grant Thornton, devenu depuis Italaudit, et Deloitte and Touche doivent répondre des accusations de manipulation des cours de Bourse et de fausses déclarations aux marchés financiers.
M. Tanzi, en liberté depuis fin 2004, n’a fait aucune déclaration et est reparti une heure après son arrivée par une porte de service.
La première audience, tenue dans une salle remplie de journalistes et d’avocats représentant une partie des 135 000 épargnants lésés, a été essentiellement consacrée à la demande de constitution de parties civiles.
La défense de M. Tanzi veut cerner la responsabilité de chacun des acteurs de ce scandale qui a creusé un trou de 14,3 milliards d’euros dans les caisses du groupe agroalimentaire, le rôle des banques étant au centre du scandale.
Le gouvernement français veut freiner
les dépenses en 2007
Le gouvernement espère parvenir à freiner encore plus les dépenses dans le cadre du budget 2007, avec une hausse moins importante que le taux d’inflation, a déclaré le ministre de l’Économie et des Finances Thierry Breton hier lors d’une conférence de presse.
« Pour l’année prochaine, on s’est déjà fixé comme objectif de commencer à atteindre le zéro valeur, c’est-à-dire de faire en sorte que l’État ne dépense pas en plus en valeur que l’année précédente, de facon à pouvoir engager des économies substantielles », a dit M. Breton.
« Si on accepte 1 % d’augmentation alors que l’inflation est à 1,8 %, cela génère 3 milliards d’euros d’économies », a-t-il expliqué.
Le budget 2006 « pour la quatrième année consécutive » s’inscrit « dans la fameuse norme du zéro volume », c’est-à-dire qu’une hausse limitée au montant de l’inflation (1,8 % en 2006), s’est félicité le ministre.
Troisième jour de négociations sino-US
sur le textile
Les États-Unis et la Chine ont entamé hier leur troisième journée de négociations pour tenter de trouver un accord permettant de limiter les importations massives de produits textiles chinois, a indiqué le bureau du représentant américain au Commerce.
Initialement, la réunion des responsables des deux pays, qui a débuté lundi, ne devait durer que deux jours.
Le principal négociateur américain, David Spooner, a gardé bon espoir en affirmant : « Nous avons fait de bons progrès dans nos discussions ces deux derniers jours, et même si nous avons toujours des points de vue différents, nous pensons que ce temps supplémentaire pour travailler sur nos divergences ne pourra être que bénéfique ».
DaimlerChrysler supprime 8 500 emplois
chez Mercedes-Allemagne
Le groupe automobile germano-américain DaimlerChrysler va supprimer d’ici à un an 8 500 emplois en Allemagne dans sa filiale haut de gamme Mercedes, a-t-il annoncé dans un communiqué.
« Ces ajustements d’effectifs passeront par des départs volontaires au cours des douze prochains mois », a annoncé le groupe à l’issue d’une réunion du conseil de surveillance.
La marque à l’étoile est obligée de réduire la masse salariale par « fluctuations naturelles », puisque les salariés allemands sont protégés depuis l’été 2004 par une garantie d’emplois, qui interdit tout licenciement sec jusqu’en 2012.
Mercedes Car Group (marques Mercedes, Smart, Maybach) emploie au total 94 000 salariés en Allemagne.
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