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Actualités - Chronologie

Un Euro à l’européenne

La hiérarchie de l’Euro 2005 de basket-ball en Serbie-et-Monténégro, qui s’est terminé dimanche sur le succès de la Grèce, a dégagé plusieurs tendances comme l’importance de la défense et la prévalence d’un jeu à l’européenne. Priorité à la défense. La Grèce l’a emporté en premier lieu grâce à sa défense, la meilleure de l’Euro. L’Allemagne et la France, respectivement deuxième et troisième, figurent à ces mêmes places au classement des points encaissés. Une tendance lourde qui confirme qu’un tournoi de ce genre se gagne d’abord avec un rideau de fer, chose que l’Espagne, meilleure attaque mais seulement quatrième, n’a pas su faire lors des matchs décisifs. Jeu à l’européenne. L’Euro a consacré la domination d’un jeu à l’européenne, plus réfléchi, placé et tactique qu’athlétique. Plusieurs joueurs NBA ont rencontré de sérieux problèmes de réadaptation au style de jeu et aux règles FIBA. Ce n’est d’ailleurs pas un hasard si la Grèce ne compte aucun joueur d’outre-Atlantique dans son effectif. La France a de son côté commencé à gagner après que Antoine Rigaudeau, qui respire le basket européen, a pris en mains l’équipe à la place de Tony Parker, meneur des San Antonio Spurs. L’Ouest en force. Pour la première fois de l’histoire, les quatre premières places sont occupées par des nations de l’Ouest. Une domination étonnante, mais qui s’explique par un esprit collectif plus soudé. La Grèce, l’Allemagne, la France et l’Espagne ont également profité d’un effondrement inattendu des pays de l’Est. C’est seulement la deuxième fois que l’Est ne parvient pas à placer au moins un représentant sur le podium, après l’Euro 1949, remporté par... l’Égypte. L’Est en retrait. Débarquant avec des individualités brillantes, les pays de l’Est ont donc déçu. Notamment les composantes de l’ex-Yougoslavie (Serbie-et-Monténégro, Slovénie, Croatie) qui voulaient pourtant briller à Belgrade. La Lituanie, tenante du titre, avait trop de joueurs majeurs sur la touche. La Russie de Kirilenko est elle aussi partie en vrille, même si cela est moins étonnant. Le cimetière des éléphants. L’échec le plus retentissant est évidemment celui de la Serbie-et-Monténégro et de son effectif de rêve. Des problèmes d’ego et une flagrante absence de solidarité ont abouti sur une nouvelle désillusion après l’Euro 2003 et les JO 2004. Après la défaite face à la France, plusieurs joueurs en sont apparemment venus aux mains dans les vestiaires et l’entraîneur Obradovic a jeté l’éponge. Scénario identique, bagarre comprise, pour la Turquie, autre grand favori tombé en barrage. Nowitzki superstar. Élu MVP du tournoi, l’Allemand Dirk Nowitzki est coutumier du fait. Déjà meilleur marqueur de l’Euro 2001 et meilleur joueur du Mondial 2002, il a une nouvelle fois porté l’Allemagne vers une médaille. Sans lui, la Mannschaft n’est qu’une équipe moyenne. Avec lui, c’est une superpuissance. La star des Dallas Mavericks a reçu dimanche après la finale une standing ovation extraordinaire du public serbe, à la hauteur de sa performance. Avec lui, les Grecs Diamantidis et Papaloukas, le Français Diaw et l’Espagnol Navarro ont été les figures marquantes de cet Euro.
La hiérarchie de l’Euro 2005 de basket-ball en Serbie-et-Monténégro, qui s’est terminé dimanche sur le succès de la Grèce, a dégagé plusieurs tendances comme l’importance de la défense et la prévalence d’un jeu à l’européenne.
Priorité à la défense. La Grèce l’a emporté en premier lieu grâce à sa défense, la meilleure de l’Euro. L’Allemagne et la France, respectivement deuxième et troisième, figurent à ces mêmes places au classement des points encaissés. Une tendance lourde qui confirme qu’un tournoi de ce genre se gagne d’abord avec un rideau de fer, chose que l’Espagne, meilleure attaque mais seulement quatrième, n’a pas su faire lors des matchs décisifs.
Jeu à l’européenne. L’Euro a consacré la domination d’un jeu à l’européenne, plus réfléchi, placé et tactique...