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Les lecteurs ont voix au chapitre

Pour une solidarité libanaise par-delà les frontières Avec sa force et ses faiblesses, ses coups de génie et ses accès de décadence, le peuple libanais est un grand peuple. Peut-être parce qu’il a justement côtoyé les extrêmes. Les Libanais ont une propension naturelle à rencontrer autrui, à s’adapter à sa culture et, bien souvent, à se l’approprier pour en tirer le meilleur. L’histoire du Liban a connu des vagues d’émigration, dont le point d’orgue a sans conteste été celles engendrées par la guerre de 1975. Le résultat – heureux ou malheureux, selon les goûts – en a été le développement d’une gigantesque diaspora libanaise dont l’ampleur interpelle et surprend lorsqu’on la compare aux dimensions géographiques et démographiques de la nation souche. Toute émigration d’un peuple porte en elle deux dangers, distincts, mais étroitement lies : le premier est le danger de dissolution de l’identité nationale, de la culture nationale dans l’identité et dans la culture de la terre d’adoption ; le second est la disparition du sentiment de solidarité nationale, c’est-à-dire de solidarité entre les nationaux d’un pays (premiers émigrants) et entre les personnes originaires de ce pays. Si le premier danger touche toutes les diasporas, bien que certaines ont su brillamment s’en préserver, le second se fait sentir pour les Libanais à l’étranger avec une acuité particulière. La solidarité nationale est pour les Libanais une notion quelque peu étrange, en tout cas étrangère, comme un fruit défendu dont on subodore le bon goût avec impuissance. Si nous n’avons pas pu maintenir le sentiment de solidarité nationale au Liban même ; si, comme le prétendent certains, un tel sentiment n’est jamais réellement né au Liban, ce n’est qu’une raison de plus pour les Libanais de le créer, de le développer entre eux, hors des frontières du Liban. Raison de plus pour eux de donner l’exemple, forts de la perspective inévitable qu’engendre tout éloignement. Ce recul forcé créé par l’émigration est pour les Libanais une opportunité unique pour se remettre en cause, pour stigmatiser les éléments qui ont entraîné par le passé, entraînent habituellement (et encore aujourd’hui) ou risquent d’entraîner à l’avenir le Liban dans une mauvaise direction, celle de la perte de son unité nationale et de son sentiment identitaire. Au terme de cette prise de conscience, d’abord individuelle puis progressivement collective, ce seront nécessairement les points communs à tous les Libanais qui remonteront à la surface. C’est alors que l’on pourra, sur la base de ce fonds commun, entreprendre une action positive, une action de solidarité. À ceux qui douteront de la force du lien qui aura ainsi été établi, on pourra dire : notre entente n’est pas factice ; voici ce qui nous réunit, voici nos points d’intersection. À ceux qui voudront au contraire exploiter la force de ce lien à des fins égoïstes ou partisanes, on pourra dire : nous sommes ceux qui respectent les différences des Libanais ; nous ne serons jamais ceux qui les accentuent. Les Libanais de l’étranger doivent se trouver, se retrouver : ils doivent d’abord donner à leurs liens avec le Liban l’importance de premier plan qu’ils méritent. Ils doivent ensuite apprendre à se connaître les uns les autres, à aller à la rencontre les uns des autres. Ils doivent se réjouir lorsqu’ils entendent parler libanais au coin d’une rue, lorsqu’ils apprennent que d’autres Libanais réussissent de par le monde, lorsque ces Libanais reçoivent distinctions et consécrations. Ils se doivent d’aider les Libanais dans leurs entreprises hors des frontières du pays. C’est alors, étape ultime, qu’interviendra la solidarité tant attendue. Un Libanais doit apporter son soutien à tout autre Libanais à l’étranger : si le premier s’y trouve depuis longtemps, il doit orienter tout émigré libanais de fraîche date, mais aussi aider tout Libanais à mieux s’ancrer dans le pays d’accueil même si ce dernier s’y trouve depuis quelque temps déjà. Les Libanais établis de longue date à l’étranger doivent établir des réseaux d’entraide entre eux ; ces réseaux serviraient par la même occasion les nouveaux émigrants arrivant du Liban. La solidarité, l’entraide ; tout cela sur le fondement d’un critère unique : celui d’être libanais. Seulement, il est une condition, fondamentale, pour que cette vision des choses ne soit pas pure utopie : il faut qu’un Libanais puisse avoir, a priori, confiance en tout autre Libanais. Il doit pouvoir prendre pour hypothèse que les autres Libanais sont tous de bonne foi, qu’ils le seront vis-à-vis des autres Libanais, quoi qu’il arrive. Ce climat de confiance, qui est certes difficile à établir, est le préalable de toute entraide : il est de la responsabilité de chacun. Le Libanais se doit d’être irréprochable dans tous les domaines. D’abord, et cela est une affirmation de portée générale, parce qu’il représente son pays, l’image de son pays véhiculée vis-à-vis d’autrui, parce qu’il représente chaque autre ressortissant de son pays. Par tout acte qu’il entreprend, il engage le Liban tout entier. Ensuite, parce qu’il représente pour le Libanais nouvellement arrivé dans le pays d’émigration le modèle en vigueur, si ce n’est le modèle à suivre. L’intérêt est donc incommensurable de voir dans ce modèle une exemplarité à toute épreuve. Les Libanais de l’étranger, les Libanais à l’étranger ont donc un rôle capital à jouer pour que le Liban recouvre et intensifie son rayonnement de par le monde et au sein même de ses frontières. Quelle belle leçon pour les Libanais de l’intérieur que celle qui consistera à leur prouver qu’une fois détaché des étouffantes « logiques internes », qu’une fois qu’on n’est plus obligé de jouer le rôle d’un rouage dans ce mécanisme si délicat du Liban qui menace souvent de se dérégler, on peut se redécouvrir libanais et redécouvrir les autres tenants de cette identité afin de bâtir une véritable solidarité nationale ! À charge pour les Libanais de l’étranger de ne pas démériter d’une si noble tâche. Élias Raymond CHÉDID Le droit de savoir et le devoir de mémoire La commission Mehlis et les extraordinaires résultats de son enquête ont démontré aux plus sceptiques que la vérité et la justice peuvent encore triompher au Moyen-Orient, et au Liban en l’occurrence. Elle a prouvé que nul n’est intouchable et que le crime ne peut indéfiniment payer, même dans une région marquée par la corruption, les dictatures, l’insécurité, la violence ou le non-droit. Jusqu’ici, Mehlis et son équipe ont fait un travail remarquable. Espérons que des pressions politiques ne viendront pas entraver le bon déroulement d’une investigation qui est dans sa dernière ligne droite. Traquer des assassins et rendre justice dans un contexte aussi trouble et tendu que celui que connaît le pays sont un combat de longue haleine qui nécessite beaucoup de temps, d’efforts et de sacrifices. Mais preuve est définitivement faite qu’à force de détermination, d’esprit de justice et de coopération, il est possible de mener à bien une entreprise aussi ardue que délicate. Et l’on ne peut d’ailleurs que s’en féliciter. « Des têtes sont tombées. » Et la liste noire s’allongera encore, à n’en point douter. Il convient d’accueillir ces résultats avec des sentiments mitigés. Parce que ceux qui ont précipité leurs frères vers une fin atroce et mis en péril la sécurité de leur pays pour la seule préservation d’intérêts financiers, politiques et géostratégiques étaient pour la plupart libanais. Dès lors, nous éprouvons un sentiment ambivalent, mêlé d’autant de satisfaction que d’amertume et de tristesse après l’arrestation de ces commanditaires présumés. Les Libanais, lassés par tant de conflits, ont-ils encore la force (et l’envie) de ressentir de la haine à l’égard de leurs frères, aussi traîtres soient-ils ? « Assez ! » ou « Khalass ! » (comme le récent cri des Achrafiotes) devrait être le mot d’ordre de tout le peuple. Aujourd’hui, le droit de savoir et le désir de justice ont retrouvé place sur la scène libanaise grâce à des hommes de bonne volonté et à des organismes internationaux. Mais ce sursaut de justice et cette ferveur pour le rétablissement de la vérité doivent nécessairement se prolonger, ils doivent devenir permanents, s’institutionnaliser, et l’État doit se doter rapidement et durablement d’instruments judiciaires et coercitifs aptes à juger et à punir ceux qui s’aventureront désormais sur la voie du meurtre, du mensonge et de la dissimulation. On ne peut penser aux regrettés Rafic Hariri, Georges Haoui et Samir Kassir, entre autres derniers martyrs de la cause libanaise, sans se souvenir des destins brisés dont l’histoire contemporaine libanaise est tragiquement jalonnée. On se rappelle qu’en 1977 disparaissait un grand homme de foi, un visionnaire et un conciliateur d’envergure : l’imam Moussa Sadr. Une table ronde a été organisée au siège de l’IRNA le 29 août 2005 à Téhéran. Elle avait pour objectif de faire la lumière sur cette disparition. Mais les nations arabes et les instances politiques suivront-elles ? Y aura-t-il enfin une issue à ce simulacre d’enquête qui ne s’est que trop éternisée, et qui mettra ainsi fin, espérons-le, à toutes les rumeurs qui circulent au sujet de cette affaire depuis près de trente ans ? L’imam Sadr était un homme d’exception, un être providentiel, un sage, un réformateur qui avait vu sans doute poindre le spectre d’une guerre civile bien avant l’heure et qui s’efforçait par la suite d’y mettre fin. En vain. Il fut un homme de dialogue qui permit aux chiites du Liban-Sud de retrouver leur identité et leur dignité, et qui avait véritablement œuvré à établir un pont entre les communautés du Liban. Hélas, à des hommes comme Sadr ou Hariri, on ne pardonne pas les rêves de paix, de liberté, de respect et de dialogue interreligieux et intercommunautaire. Pour l’heure, sa disparition ainsi que celle de ses deux compagnons de voyage, cheikh Mohammed Yacoub et le journaliste Abbas Badreddine, restent un mystère entier. À qui profite le crime ? De nombreuses hypothèses ont été avancées jusqu’ici, des investigations ponctuelles ont été menées à l’époque, mais auront été peu fructueuses ou réellement convaincantes à cause du manque de coopération des nations arabes concernées et du gouvernement libyen, directement incriminé et hostile à toute enquête sur son territoire. Aujourd’hui, l’histoire réclame la vérité, toute la vérité. Cela ne changera sans doute pas la situation au Moyen-Orient, mais rappellera pour sûr à ceux qui l’auraient oublié que l’on ne peut éternellement mentir ou commettre impunément les pires crimes sans rendre des comptes. La disparition des trois hommes demeure étroitement liée à une tragédie que ma famille (et elle n’est certainement pas la seule) a vécue dans sa chair. Abbas Badreddine était le frère de ma grand-mère paternelle. Et celle-ci comme l’ensemble de sa famille ne sont jamais parvenus à faire le deuil d’une si brutale et énigmatique disparition. Des hommes et des femmes, proches et amis, exigent aujourd’hui le droit de savoir et de voir enfin les coupables punis (du moins ceux qui sont encore vivants). Il est aussi dans l’intérêt, à la fois pédagogique et moral, des jeunes générations libanaises de ne jamais oublier les épisodes douloureux du passé et de savoir ce qu’il est advenu des trois hommes qui firent « le voyage de la dernière chance pour la paix au Liban ». Afin qu’une page de l’histoire soit définitivement tournée, il est indispensable que le Liban se réconcilie avec la sienne. Et qu’il n’oublie jamais qu’hier comme aujourd’hui, des vies ont été sacrifiées pour sa liberté et que de grands combattants de l’espérance sont tombés pour une noble cause. Le Liban est orphelin de ces esprits fauchés trop tôt, prophètes et réformateurs de leur temps. Il faut leur rendre justice et honorer leur mémoire. Que cet appel aux consciences ne reste pas vain. Chady HAGE ALI À Wassim, à May… Le rire et la liberté Nous n’avions pas eu le temps de sécher nos larmes après le départ subit et triste de Wassim Tabbarah que nous avons eu la gorge nouée par l’attentat qui a visé May Chidiac et les yeux embués à l’annonce de l’horrible amputation qu’elle a subie. Wassim a rempli nos nuits de sketches hilarants, d’imitations inénarrables et de mots drôles qui sont devenus de véritables slogans politiques, ou plutôt de véritables slogans antipoliticiens… Pour avoir sa liberté de parole durant la guerre qui a divisé le pays, tout en gardant son unité par le rire, il avait choisi de se produire dans la « charkiek », loin des menaces et de la vindicte de ceux qui y faisaient la loi et qui auraient pu l’atteindre dans son corps. Car c’est dans ces lieux qu’il connaissait le sens de la liberté. Puis après l’ouverture des « deux Liban » sur eux-mêmes, il avait arrêté son théâtre de l’humour cinglant et des critiques acerbes. Car « chez ces gens-là, monsieur, on ne pardonne pas, on ne pardonne pas ». Il devait reprendre son théâtre maintenant que de nouveau soufflait le vent de la liberté. Cette liberté qu’en tout temps et sous tous les régimes, May avait défendue bec et ongles, portant la critique contre tout ce qu’elle considérait comme allant à l’encontre de la liberté de son pays. Dans ses questions, elle savait doser la bienséance et la critique, mais ne reculait pas devant les réponses impavides de ses invités et les poussait dans leurs derniers retranchements. Sans doute avait-elle dit le mot de trop, pris la liberté supplémentaire, posé la question cinglante qu’il ne fallait pas, et souri à des propos que son interlocuteur disait et qui ne la convainquaient pas. Ces « gens-là » le lui ont bien fait comprendre. Ils n’ont pas pu la tuer. On ne tue pas la liberté. Mon Dieux, séchez vite nos larmes de tristesse. Pour que l’on puisse enfin rire aux larmes. En toute liberté. Jean-Claude BOULOS Le don fait au Liban À quoi servent encore ces condamnations hypocrites qui fusent de toute part, ces manifestations stériles, ces analyses où l’on dissèque le comment du pourquoi, ces talk-shows byzantins, ces prises de position schizophrènes quand la victime n’est plus ou est encore là, mais diminuée physiquement ? À quoi servent encore les minutes de silence, les stylos que l’on brandit, les bougies qu’on lève désespérément, les chirurgiens que l’on fait venir d’Europe en avions privés, quand cela n’intimide pas, ne suscite pas même un soubresaut de conscience ? La victime meurt ou se meurt, et la vie continue. Sur le tas, on déplace beaucoup de vent à vouloir repérer cette main de boucher, et puis l’ardeur faillit... ou plutôt on n’y pense plus puisque le crime succède au crime. C’est comme si May Chidiac avait fait généreusement don d’une partie de son corps à ce grand gangreneux qu’est le Liban. On a voulu bâillonner cet être qui illumine tous les matins notre petit écran, mais le courage, la liberté d’expression, les idéaux de cette journaliste d’exception, non, nul ne peut les faire taire. Lina SINNO Cette terre du Liban… Ce peuple, c’est moi, toi, nous tous. Et moi, j’ai fait un rêve, comme le disait si bien Martin Luther King. Dieu m’a donné cette terre et Il va me la rendre. Comme dans mes rêves. Cette terre chargée d’histoire, de légendes et de grandeur. Cette terre qui nous attire inexorablement vers elle, nous captive, nous éblouit. Cette terre qui nous stimule, nous guide vers l’excellence, nous oriente vers de superbes horizons. Cette terre qui nous donne envie d’aller encore plus loin, encore plus haut, encore plus vite. Aujourd’hui, cette terre souffre. Et ce peuple, tout empli d’amour pour elle, a mal. Il ne peut la voir triste, faible, désemparée. Il veut qu’elle se réveille de son long sommeil, qu’elle arrête de tituber et qu’elle se redresse, belle, majestueuse, éternelle. Maria FREM Huile interdite de voyage Je me permets de vous signaler que nos douanes se permettent de vous arracher les quelques litres d’huile que les voyageurs achètent au Liban lors de leur retour dans les pays où ils vivent et exercent un métier. Bien sûr que des affiches et autres panneaux visibles à l’aéroport annoncent cette interdiction... mais pourquoi donc notre pays serait-il le seul à de tels interdits ? Certes, les USA font de même, mais pour d’autres raisons. Je vous assure que tout le monde s’en plaint, mais qu’il est impossible de contacter les responsables pour leur demander de réagir parce qu’un litre d’huile acheté au Liban, cela représente un mieux-vivre pour celui qui le lui a vendu… Par ailleurs, à propos de voyage, nul ne veut demander des comptes à propos des tarifs pratiqués par les compagnies d’aviation à partir de Beyrouth. Pourquoi ? Sami FOURZOLI Vincennes – France Armes et armes « Paris réclame un désarmement progressif du Hezbollah », rapporte la presse. Et alors ? Pourquoi personne ne demande jamais le désarmement des Israéliens ? Que l’on se livre à une enquête et on verra bien que les arsenaux israéliens sont incommensurablement plus grands et plus nuisibles que tous les arsenaux du Moyen-Orient. Seulement voilà, les armes, c’est un business comme un autre, on ne touche pas. Jusqu’à quand ? François SALLOUM Tour de Babel Il est vraiment triste de voir notre jeunesse trahie après l’évaporation de tous ses plans et de toutes ses aspirations. L’idée d’un Liban restructuré moralement est une utopie. Elle découvre qu’elle était mise à profit par ses soi-disant représentants qui se permettent de s’absenter dans les moments les plus critiques, sous prétexte de menaces… Ne voyons-nous pas que nous vivons dans une tour de Babel ? Une cacophonie de discours, de polémiques, d’analyses et de promesses, pendant que la barque s’en va à vau-l’eau. Ventre creux n’a pas d’oreilles, chers leaders. À la tombée de la nuit, nous souhaitons que vous sortiez un peu de vous-mêmes et que vous jetiez un coup d’œil sur le jeune homme et le vieillard fouillant les ordures pour récupérer le prix d’un sac de pain. Réveillez-vous donc, avant que la marée ne vous engloutisse vous aussi. Georgette MÉDAWAR Adressez vos commentaires par fax (01/360390), par lettre (rubrique Courrier des lecteurs, boîte postale 2488) ou par mail : redaction@lorientlejour.com
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Avec sa force et ses faiblesses, ses coups de génie et ses accès de décadence, le peuple libanais est un grand peuple. Peut-être parce qu’il a justement côtoyé les extrêmes. Les Libanais ont une propension naturelle à rencontrer autrui, à s’adapter à sa culture et, bien souvent, à se l’approprier pour en tirer le meilleur. L’histoire du Liban a connu des vagues d’émigration, dont le point d’orgue a sans conteste été celles engendrées par la guerre de 1975. Le résultat – heureux ou malheureux, selon les goûts – en a été le développement d’une gigantesque diaspora libanaise dont l’ampleur interpelle et surprend lorsqu’on la compare aux dimensions géographiques et démographiques de la nation souche. Toute émigration d’un peuple porte...