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Vague d’indignation sans précédent dans tous les milieux

L’attentat contre la journaliste May Chidiac a profondément choqué et fait l’objet d’une vague d’indignation sans précédent. Le président de la République, le général Émile Lahoud, s’est rendu à l’Hôtel-Dieu, en compagnie de son épouse, pour marquer sa condamnation. Par la suite, le président Lahoud a fait le lien, dans un communiqué, entre cet attentat et la série noire qui l’a précédé, et affirmé être convaincu que « leur commanditaire est le même et que son objectif n’a pas changé : déstabiliser le Liban ». Le Premier ministre Fouad Siniora a condamné l’attentat en sortant de l’hôpital ou est soignée Mme Chidiac. « Les criminels finiront pas être retrouvés et châtiés », a-t-il assuré, rappelant que les attentats terroristes sont plus difficiles à déjouer que les crimes de droit commun. « Je me sens personnellement visé et May était une des plus importantes journalistes au Liban », a affirmé le ministre de l’Information Ghazi Aridi. « May représentait l’image des médias libres. Elle a été visée pour son engagement politique », a déclaré le député Boutros Harb dénonçant l’attentat. Vouée à l’échec L’ancien chef de gouvernement, Nagib Mikati, a condamné « une tentative vouée à l’échec de faire taire la liberté d’expression ». Il a ajouté que « les condamnations ne suffisent plus » et jugé que le gouvernement « doit se décider à trancher et à nommer aux postes sécuritaires vacants ceux qu’il juge les plus dignes de les prendre en charge, indépendamment de tout clientélisme ou de calculs étroits ». Nombre de personnalités ont emboîté le pas à cette prise de position. Par-delà leurs divergences politiques, l’ancien Premier ministre, Sélim Hoss, M. Walid Joumblatt, le général Michel Aoun, Farès Boueiz et le député Abbas Hachem figurent parmi ceux qui ont critiqué le gouvernement, mis en question son droit de dénoncer ou de condamner l’attentat, et estimé que l’on doit procéder sans tarder au pourvoi aux postes de responsabilité à la Sûreté générale, à la Sécurité de l’État, aux FSI, etc. La LBC, pilier de la démocratie Après avoir condamné l’attentat, le PNL a rappelé que « la sécurité préventive reste l’objectif principal et le plus efficace pour empêcher la déstabilisation du pays ». Le Hezbollah a mis en cause « les instruments de mort et de discorde manipulés par des services de renseignements hostiles dont les objectifs diaboliques sont connus de tous ». Le président Amine Gemayel a condamné l’attentat à partir des États-Unis. Le député Saad Hariri, président du Courant du futur, a de son côté condamné vigoureusement la tentative d’assassinat, estimant que Mme Chidiac et la LBC sont « l’un des piliers de la démocratie et de la liberté de pensée et d’expression ». Le parti Tachnag et le député Gebran Tuéni ont publié des communiqués condamnant l’attentat. L’ambassadeur de France L’ambassadeur de France, Bernard Émié, a appelé au téléphone M. Pierre Daher, PDG de la LBC, pour dénoncer un attentat qui, a-t-il dit, « vise la liberté d’expression à laquelle nous sommes tous attachés » et lui faire part de la sympathie des autorités françaises et des vœux de prompt rétablissement à May Chidiac. La délégation européenne Pour sa part, la délégation de la Commission européenne au Liban a publié un communiqué exprimant son « émotion, à l’heure où certains souhaitent, par la peur, priver les Libanais de cette liberté essentielle qu’est la liberté d’expression ». RSF « profondément choquée » L’organisation de défense de la liberté de la presse Reporters sans frontières (RSF) s’est à son tour déclarée « profondément choquée ». « Nous sommes profondément choqués par cet acte de barbarie, qui démontre le climat d’insécurité dans lequel travaillent les journalistes libanais », déclare RSF dans un communiqué publié hier. Le président du syndicat des rédacteurs, Melhem Karam, a condamné l’attentat, affirmant qu’à travers May Chidiac, « ce sont les médias libanais, dont la LBC est l’un des plus beaux fleurons, qui sont visés ». La ministre des Affaires sociales, Nayla Moawad, a indiqué à sa sortie de l’Hôtel-Dieu que « May Chidiac est notre partenaire dans l’intifada de l’indépendance. Cet attentat vise également la LBC ainsi que tous les médias ».
L’attentat contre la journaliste May Chidiac a profondément choqué et fait l’objet d’une vague d’indignation sans précédent.
Le président de la République, le général Émile Lahoud, s’est rendu à l’Hôtel-Dieu, en compagnie de son épouse, pour marquer sa condamnation.
Par la suite, le président Lahoud a fait le lien, dans un communiqué, entre cet attentat et la série noire qui l’a précédé, et affirmé être convaincu que « leur commanditaire est le même et que son objectif n’a pas changé : déstabiliser le Liban ».
Le Premier ministre Fouad Siniora a condamné l’attentat en sortant de l’hôpital ou est soignée Mme Chidiac. « Les criminels finiront pas être retrouvés et châtiés », a-t-il assuré, rappelant que les attentats terroristes sont plus difficiles à déjouer que les crimes de...