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Actualités - Opinion

Citoyen Grognon Attention éboulements…

La voie rapide de Mansourieh a résolu d’importants problèmes d’embouteillages. Mais elle en a créé d’autres, résultant notamment des pluies et de la nature du sol : les éboulements rocheux. L’hiver dernier, alors qu’il pleuvait des cordes et que les routes déversaient leur trop-plein d’eau, les éboulements rocheux n’ont cessé d’inquiéter aussi bien les automobilistes que les habitants. Sur une route longue de plus de 200 mètres, chaque pluie apportait son lot de chutes de pierres, de routes bloquées ou d’accidents routiers. Un véritable danger public qui a rendu la circulation sur cette route pour le moins hasardeuse. Un jour de forte pluie, un énorme rocher s’est même détaché d’une colline d’une hauteur de 10 mètres environ, se retrouvant au beau milieu de la chaussée. De quoi inquiéter les commerçants d’en face, mais aussi les habitants des immeubles et maisons construits sur la colline. Ce jour-là, la municipalité a détourné la circulation. Elle a aussi tenté d’évacuer les habitants de l’immeuble construit, il y a quelques années, sur la petite colline. Mais seules quelques familles ont plié bagage. Au bout d’un certain temps, elle a carrément interdit la circulation sur une partie de la route, en y plaçant des monticules de sable. Laissant les automobilistes régler vaille que vaille un délicat problème de double sens. « Attention éboulements », pouvait-on aussi lire sur des écriteaux, des deux côtés de la route. Aujourd’hui, l’hiver est de nouveau aux portes et le problème resurgit avec l’arrivée imminente des pluies. Alors que rien n’a changé dans le paysage de la région : mêmes rochers fissurés menaçant de s’écrouler, mêmes immeubles presque vidés de leurs habitants, affichant en vain des pancartes « À vendre ». Seuls deux écriteaux jaunes ont fait leur apparition, placés en amont et en aval des lieux de l’éboulement par la municipalité de Mansourieh, sur lesquels on peut lire : « Cet éboulement est de la responsabilité du ministère des Transports ». Façon élégante de se décharger de toute responsabilité tout en la rejetant sur le ministère concerné. « C’est au ministère des Transports de construire des murs de soutènement lorsqu’il trace de nouvelles routes, indique le président de la municipalité de Mansourieh, William Khoury. Cela fait d’ailleurs plus de dix ans que nous le réclamons, à cor et à cri. » La médiatisation de l’affaire a fait boule de neige. Les inspecteurs du ministère sont déjà sur le site pour trouver une solution au problème. « Une solution sera rapidement trouvée », promet le directeur du ministère des Transports, Fadi Nammar. Mais le ministère refuse d’assumer l’entière responsabilité du problème. Au-delà de la polémique qui fait rage entre le ministère des Transports et la municipalité de Mansourieh, le citoyen est en droit de se demander comment des permis de construire ont été octroyés dans une région propice aux éboulements. Il est surtout en droit d’exiger que sa sécurité ne soit plus désormais un enjeu laissé à la discrétion des diverses autorités, concernées ou pas... Anne-Marie EL-HAGE

La voie rapide de Mansourieh a résolu d’importants problèmes d’embouteillages. Mais elle en a créé d’autres, résultant notamment des pluies et de la nature du sol : les éboulements rocheux.
L’hiver dernier, alors qu’il pleuvait des cordes et que les routes déversaient leur trop-plein d’eau, les éboulements rocheux n’ont cessé d’inquiéter aussi bien les automobilistes que les habitants.
Sur une route longue de plus de 200 mètres, chaque pluie apportait son lot de chutes de pierres, de routes bloquées ou d’accidents routiers. Un véritable danger public qui a rendu la circulation sur cette route pour le moins hasardeuse.
Un jour de forte pluie, un énorme rocher s’est même détaché d’une colline d’une hauteur de 10 mètres environ, se retrouvant au beau milieu de la chaussée. De quoi inquiéter...