Airbus-Boeing : l’OMC
nomme un « facilitateur »
L’Organisation mondiale du commerce (OMC) a désigné hier un « facilitateur » dans le différend entre les États-Unis et l’Union européenne sur les subventions versées à Airbus et Boeing. Il devra recueillir des informations sur les effets préjudiciables de ces subventions afin que l’OMC puisse statuer sur ce différend. Le 20 juillet, l’OMC avait décidé de créer deux groupes spéciaux d’experts, qui n’ont pas encore été nommés, pour examiner ce litige.
Lors d’une réunion hier de l’organe de règlement des différends (ORD) de l’OMC, les États-Unis et l’UE ont accepté de lancer la procédure de récolte des informations.
Le facilitateur, le chef adjoint de la délégation du Mexique à l’OMC Mateo Diego-Fernandez, prendra contact avec les pays qui s’estiment lésés par les subventions à Airbus et Boeing.
États-Unis : les prix à la pompe ont augmenté de 47,3 %
Le prix moyen de l’essence aux États-Unis est supérieur de 47,3 % comparé à l’an dernier à la même époque, selon les données publiées hier par l’Association automobile américaine (AAA), alors que les raffineries du golfe du Mexique sont menacées par le cyclone Rita.
Le prix moyen du gallon (3,78 l) d’essence régulier sans plomb à la pompe s’établissait vendredi à 2,748 dollars, contre 2,755 dollars la veille.
Il y a un an à la même date, le gallon d’essence sans plomb était vendu 1,865 dollar.
OMC : élimination
des subventions à l’export
en trois phases
L’Union européenne souhaite éliminer ses subventions à l’exportation en trois phases, a déclaré hier la commissaire européenne à l’Agriculture, Mariann Fischer Boel, en marge des discussions organisées à Paris avec quatre grands acteurs de l’OMC (Brésil, États-Unis, Inde, UE).
« Nous avons clairement indiqué que nous serions en mesure d’éliminer progressivement les subventions à l’exportation dès le premier jour de l’entrée en vigueur du cycle » (de négociations commerciales de Doha), a déclaré la commissaire.
« Un groupe (de subventions à l’export) serait éliminé immédiatement et nous accepterions une date limite pour l’élimination de toutes les subventions à l’exportation », a-t-elle ajouté.
« Mais nous le ferions en trois phases afin de réduire agressivement (ces subventions) dès l’entrée en vigueur du cycle », a expliqué Mme
Fischer Boel.
Les Européens ont accepté en mai 2004 de discuter à l’Organisation mondiale du commerce de la fixation d’une date pour éliminer les subventions à l’exportation sur les produits agricoles, acceptant une vieille revendication des pays en développement qui accusent ces aides de fausser le commerce et de pénaliser leurs agriculteurs.
Le patron de British Airways dénonce le protectionnisme américain
Le directeur général de British Airways (BA), Rod Eddington, a vivement blâmé le « protectionnisme » américain dans un de ses derniers discours avant son départ de la compagnie, prévu à la fin du mois, rapporte hier le Financial Times.
« Au cours des quatre dernières années, les compagnies aériennes américaines ont absorbé de 15 à 20 milliards de dollars (de 12,3 à 16,4 milliards d’euros) d’aides publiques et de prêts garantis (...), elles opèrent sur des marchés protégés, elles aspirent l’argent public et elles ne sont même pas capables de faire du bénéfice », s’est-il exclamé.
M. Eddington s’exprimait jeudi lors d’un déjeuner de l’Aviation Club, à Londres, une semaine après que Delta Air Lines et de Northwest Airlines, troisième et quatrième compagnies américaines, se furent placées sous la protection de la loi sur les faillites qui leur permet de poursuivre leurs opérations presque normalement tout en se restructurant pour réaliser des économies.
Parmalat demande 1,3 milliard d’euros de dommages
et intérêts
Le groupe italien Parmalat, placé sous administration extraordinaire depuis décembre 2003, a assigné en justice la banque italienne Sanpaolo IMI et lui réclame 1,3 milliard d’euros, a indiqué la banque dans un communiqué.
L’administrateur extraordinaire de Parmalat, Enrico Bondi, reproche aux banques créancières de Parmalat d’avoir organisé pour le compte du groupe des emprunts obligataires souscrits par de petits épargnants, avec comme but final de se rembourser sur l’argent dégagé par l’opération. Parmalat réclame à Sanpaolo IMI le montant des émissions obligataires réalisées par sa filiale Banca IMI pour le compte du groupe agroalimentaire entre début 2000 et début 2001, soit 1,3 milliard d’euros. M. Bondi a déjà lancé une série de plaintes contre les banques italiennes et internationales, dont dernièrement Deutsche Bank et UBS à qui il réclame 2 milliards d’euros.
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