Zone euro : le déficit des comptes courants se creuse
Le déficit de la balance des comptes courants de la zone euro s’est creusé en juillet, avec un solde négatif de 5,9 milliards d’euros, selon des chiffres en données corrigées des variations saisonnières livrés hier par la Banque centrale européenne.
La balance des comptes courants, mesure la plus large des échanges de la zone euro avec l’extérieur, avait enregistré un déficit de 1 milliard d’euros en juin, selon un chiffre révisé.
En juillet, les postes des revenus et des transferts courants ont accusé un déficit de respectivement 6,1 milliards d’euros et 3,8 milliards d’euros, que les excédents de la balance des biens (2,2 milliards d’euros) et des services (1,9 milliard d’euros) n’ont pu que partiellement compenser.
Sur une période cumulée de douze mois (août 2004 à juillet 2005), la zone euro affiche un excédent courant de 8,7 milliards d’euros – soit environ 0,1 % du produit intérieur brut (PIB) –, en net retrait comparé aux 48,6 milliards d’euros dégagés au cours de la période précédente sur douze mois.
La BCE attribue cette baisse à un déclin prononcé de 48,1 milliards d’euros de l’excédent des échanges de biens, à 72,7 milliards d’euros.
Danone dément toute
négociation avec Pepsico
Le PDG du groupe français Danone, Franck Riboud, a déclaré sur le site Internet de la société qu’« il n’y a pas eu et il n’y a pas de négociations avec Pepsico », ajoutant qu’il « dément catégoriquement » avoir étudié un rapprochement avec le groupe américain cet été. Ses déclarations ont aussitôt fait plonger le titre, qui perdait 2,66 % à 91,40 euros à 15h00. Dans un entretien publié sur le site Internet de Danone, M. Riboud a déclaré que « toutes les insinuations et hypothèses plus ou moins contradictoires sur le sujet sont de l’ordre du fantasme ou de la diffamation » car Danone « n’est pas » à vendre.
« Je rappelle à ce sujet qu’une enquête de l’AMF est en cours. Elle permettra d’identifier ceux qui ont lancé ces rumeurs et bénéficié de cette spéculation », a-t-il dit, ajoutant que « ce qui a nourri les rumeurs d’OPA, c’est ce silence pendant plusieurs semaines ».
Bruxelles lance une procédure en déficit excessif contre
le Royaume-Uni
La Commission européenne a décidé hier de lancer la première phase d’une procédure en déficit excessif à l’encontre du Royaume-Uni, embarrassante pour un pays qui prône une meilleure gestion économique de l’UE, mais sans risque de sanctions. La Commission a adopté un rapport sur la « situation budgétaire » britannique, après que ce pays eut notifié fin août un déficit prévisible de 3,2 % pour l’année 2005, dépassant pour la deuxième année consécutive le seuil de 3 % du produit intérieur brut (PIB) prévu par le pacte de stabilité et de croissance européen.
À ce stade, ceux-ci ne pourraient en tout état de cause que « recommander » au Royaume-Uni de réduire son déficit. Ce pays n’étant pas membre de la zone euro, il ne risque pas de sanction financière. Il doit seulement « s’efforcer d’éviter les déficits excessifs », selon les termes du traité de Maastricht.
Le gouvernement britannique a rapidement réagi, indiquant qu’il croyait « en une interprétation prudente du pacte de stabilité et de croissance, qui prenne en compte le cycle économique, la croissance durable des finances publiques à long terme et le rôle important de l’investissement public ».
France : augmentation
de la consommation des ménages
La consommation des ménages français en produits manufacturés a progressé de 1,2 % en juillet et de 1,9 % en août (après +1,5 % en juin, révisé de +1 point), en données corrigées des jours ouvrables et des variations saisonnières, a indiqué hier l’Insee.
En août, la hausse de la consommation des ménages en produits manufacturés était de 5,7 % par rapport à août 2004.
Les dépenses de consommation dans le « champ commerce », c’est-à-dire hors automobiles, pneus, pièces détachées et produits médicaux, sont encore plus nettement orientées à la hausse : +2,0 % en juillet et +2,2 % en août.
Les dépenses de consommation en biens durables ont augmenté de 1,9 % en juillet et de 2,5 % en août, après +1,2 % en juin.
Argentine : émission obligataire
de 800 millions de dollars
L’Argentine va faire hier son retour sur le marché obligataire international en émettant pour 800 millions de dollars de bons du Trésor à échéance 2015, a annoncé mardi soir le gouvernement. Il s’agira de la première émission internationale depuis le défaut de paiement de la dette argentine en décembre 2001. Le gouvernement a déjà levé près de 800 millions de dollars cette année sur le marché national, 442 millions en juillet et 349 millions en août. Le marché s’attend à ce que le gouvernement vénézuélien souscrive à l’émission de mercredi après avoir déjà acheté pour 300 millions de dollars. Le président vénézuélien Chavez avait affirmé en mars être disposé à investir 500 millions de dollars en bons argentins.
Selon des sources de marché, le gouvernement pourrait proposer une rémunération de 8,4 % à 8,5 % au mieux.
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