Les ouvriers asiatiques à Dubaï réclament leurs salaires impayés
Environ un millier d’ouvriers asiatiques ont manifesté lundi à Dubaï contre le non-paiement de leurs salaires, un spectacle témoignant d’un malaise croissant chez les étrangers qui travaillent dans le bâtiment dans des conditions déplorables et pratiquement sans aucun droit.
Sur le million d’habitants de Dubaï, l’un des sept émirats formant les Émirats arabes unis, plus de 80 % sont des étrangers, dont des dizaines de milliers d’ouvriers asiatiques venus travailler sur les nombreux chantiers de construction de la ville.
Le droit de grève et le droit de former des syndicats n’existent pas à Dubaï, où les partis politiques ne sont pas non plus autorisés. En bleu de travail, les manifestants, principalement des Indiens, des Pakistanais et des Bangladais, employés sur le site de l’un des plus prestigieux projets immobiliers et touristiques de Dubaï, ont organisé une marche silencieuse sur le principal axe routier de l’émirat.
Ils ont rapidement été évacués dans le calme par les forces de l’ordre et emmenés en autobus sur leur lieu de résidence, un camp de baraques en bois établi à la lisière d’une cité résidentielle.
« Les salaires impayés portent sur quatre mois et concernent 2 000 ouvriers », a affirmé un responsable du ministère émirien du Travail, qui a requis l’anonymat. Les grévistes travaillent pour al-Hamed Construction, une société exécutant un projet sur le Palm Jumeira – une île artificielle en forme de palmier actuellement en construction dans les eaux du Golfe – pour le compte de Nakheel, l’une des deux plus grandes compagnies immobilières de Dubaï.
« Les salaires impayés portent sur cinq à six mois selon les cas », a affirmé un ouvrier, suant à grosses gouttes sous un soleil de plomb.
« Le salaire (mensuel) ne dépasse guère les quelque 164 dollars », a ajouté cet Indien dans la « cuisine » du camp, constituée de deux salles inachevées et sans carrelage où ont été installés des dizaines de réchauds à gaz destinés à l’usage des locataires.
Les ouvriers asiatiques à Dubaï réclament leurs salaires impayés
Environ un millier d’ouvriers asiatiques ont manifesté lundi à Dubaï contre le non-paiement de leurs salaires, un spectacle témoignant d’un malaise croissant chez les étrangers qui travaillent dans le bâtiment dans des conditions déplorables et pratiquement sans aucun droit.
Sur le million d’habitants de Dubaï, l’un des sept émirats formant les Émirats arabes unis, plus de 80 % sont des étrangers, dont des dizaines de milliers d’ouvriers asiatiques venus travailler sur les nombreux chantiers de construction de la ville.
Le droit de grève et le droit de former des syndicats n’existent pas à Dubaï, où les partis politiques ne sont pas non plus autorisés. En bleu de travail, les manifestants, principalement des Indiens, des Pakistanais et des...
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