Trichet : Les taux d’intérêt dans la zone euro sont « extrêmement bas »
Le président de la Banque centrale européenne (BCE), Jean-Claude Trichet, a estimé hier à Paris que les taux d’intérêt dans la zone euro étaient « extrêmement bas », grâce notamment à la politique menée par l’institut. En affichant depuis sa création son « indépendance », sa « définition de la stabilité des prix » avec un objectif d’inflation proche de 2 %, la Banque centrale européenne a donné à la zone euro un environnement financier « exceptionnellement favorable », a estimé M. Trichet, à l’occasion d’un colloque à Paris sur l’avenir de l’euro.
« En étant fidèles à notre mandat de stabilité des prix et en étant crédibles sur notre capacité à donner cette stabilité des prix (...), nous avons la possibilité de donner à l’économie européenne un environnement financier qui est extrêmement favorable », a-t-il expliqué. Mais, a ajouté le président de la BCE, « une bonne politique monétaire est une condition nécessaire de la croissance et de la création d’emplois (...), mais pas nécessairement une condition suffisante ».
La Chine veut maintenir la stabilité du yuan
La Chine veillera à la stabilité du yuan à travers sa politique de changes et a averti, lundi, par la voix d’un haut responsable de la Banque centrale, que les spéculateurs seraient déçus.
« Les mesures relatives à la réforme du taux de change des devises sont en place et contribueront à la stabilité du yuan », a déclaré au journal officiel Securities Times le vice-gouverneur de la Banque centrale, Yi Gang. Parallèlement, le comité de politique monétaire de la banque, qui a tenu lundi sa réunion trimestrielle, a décidé de garder une politique monétaire « prudente » et le yuan stable, pendant que l’institution travaille à l’amélioration du mécanisme des taux de change, a indiqué la banque sur son site Internet. Dans ses déclarations au Securities Times, Yi Gang a souligné que les spéculateurs tablent moins aujourd’hui sur une nouvelle appréciation du yuan qu’au lendemain de la réévaluation de 2,1 % de la devise chinoise, le 21 juillet dernier.
Deutsche Post veut s’offrir Exel pour 5,5 milliards d’euros
Le premier groupe postal européen Deutsche Post veut devenir numéro un mondial de la logistique en s’offrant le britannique Exel pour 5,5 milliards d’euros, le plus gros achat de son histoire qui aidera aussi à compenser la fin prochaine du monopole sur le courrier en Allemagne.
La poste entend finaliser l’opération d’ici à mi-décembre, à condition d’obtenir au moins 75 % du capital du groupe britannique. Ce dernier a conseillé à ses actionnaires d’accepter l’offre.
Deutsche Post entend financer l’acquisition à 72 % en liquide. Ses réserves le permettent : la mise en Bourse l’an passé de sa filiale bancaire Postbank avait permis de lever 2,6 milliards d’euros et son trésor de guerre était estimé au total à près de 4 milliards d’euros fin 2004.
Le reste du financement, environ 1,5 milliard d’euros, devrait être fourni par l’émission de nouvelles actions. Le capital de la poste serait ainsi augmenté de près de 7 %. L’État allemand pourrait éventuellement en profiter pour réduire sa part : Berlin a liquidé mi-juillet sa participation directe dans Deutsche Post, mais contrôle encore 44,7 % via la banque publique KfW. Le désengagement devrait être total d’ici à fin 2006.
Olympic Airlines va déposer un
recours contre la décision de Bruxelles
Le ministre grec des Transports, Michalis Liapis, a indiqué hier qu’Olympic Airlines (OA) était « en train » de préparer un recours devant la Cour européenne de justice (CEJ) contre une décision de Bruxelles demandant à la compagnie nationale de rembourser à l’État grec des aides publiques indûment versées. « Le gouvernement va épuiser tous les moyens dont il dispose pour assurer les intérêts d’Olympic Airlines (vol) et Olympic Airways (services) », a indiqué de son côté le ministre de l’Emploi, Panos Panayotopoulos, à l’issue d’une réunion du cabinet ministériel consacrée notamment à cette question. Les syndicats de la compagnie et Olympic Airways avaient indiqué la semaine dernière qu’ils souhaitaient recourir contre la décision de Bruxelles, qui contraint la compagnie à rembourser au moins 540 millions d’euros d’aides illégales et de dettes sociales et fiscales à l’État grec.
Espagne : plus de 50 % des dépenses de l’État pour le social en 2006
Le chef du gouvernement espagnol, José Luis Rodriguez Zapatero, a affirmé hier que les dépenses sociales (santé, éducation, retraites) représenteront « plus de 50 % » des dépenses inscrites au budget 2006 de l’État espagnol, actuellement en négociation. « Les dépenses sociales se situeront au-dessus de 50 % du total des dépenses », a déclaré M. Zapatero à Madrid, lors d’une conférence de presse conjointe avec Candido Mendez, secrétaire général de l’Union générale des travailleurs (UGT), l’un des deux grands syndicats espagnols, proche des socialistes. « L’éducation sera un poste phare » de l’effort gouvernemental, a expliqué M. Zapatero, qui a notamment annoncé la création de 300 000 nouvelles places en classes de maternelle et 40 000 nouvelles bourses universitaires.
Le déficit public britannique sous surveillance de la
Commission européenne
La Commission européenne examinera mercredi un projet de rapport sur le déficit des finances publiques britanniques, en vue d’une éventuelle recommandation, a indiqué hier une porte-parole de Bruxelles. Le Royaume-Uni a notifié fin août à la Commission une prévision de déficit public de 3,1 % de son PIB pour son budget 2004-05, soit au-dessus de la limite de 3 % fixée par le pacte de stabilité et de croissance européen. Il s’agit de la deuxième année consécutive de déficit excessif, après un chiffre de -3,1 % en 2003-04. Le budget britannique n’est pas calculé sur l’année calendaire, mais d’avril à avril. Cependant, il n’est pas certain que la Commission lancera une procédure en déficit excessif, car elle doit évaluer l’ampleur du déficit et son caractère temporaire ou non, a précisé Mme Torres.
Veuillez vous connecter pour visualiser les résultats