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Le slogan appelant à « tuer des Palestiniens » ne fait pas partie de nos convictions, déclarent les Gardiens du Cèdre Alors que l’enquête se poursuivait hier avec les responsables des Gardiens du Cèdre, la polémique suscitée par les positions politiques du parti a encore pris plus d’importance, un grand nombre de personnalités politiques de tous bords condamnant fermement les « idées xénophobes ». Judiciairement, l’avocat général près la Cour de cassation, le juge Moukhtar Saad, chargé d’enquêter sur cette affaire, a demandé hier au barreau l’autorisation de poursuivre l’avocat Naji Audeh, arrêté depuis mercredi avec deux autres responsables du parti, Habib Younès et Joseph Tok. Sachant que les mesures prises jusqu’à maintenant contre M. Audeh étaient liées, selon le juge, à un acte commis en dehors de l’exercice de sa profession, et qui constitue donc un flagrant délit. Il a également décidé d’interdire tout voyage aux trois détenus. Sur le plan politique, le député de Beyrouth, Mohammed Kabbani, s’est déclaré « choqué » par les positions des Gardiens du Cèdre. « C’est un langage que nous croyions oublié depuis l’accord de Taëf », a-t-il dit, alors que l’évêque grec-catholique Sélim Ghazal a estimé que « la liberté de pensée ne doit pas ouvrir la voie à des appels racistes ». Une série d’associations et de partis islamiques ont également dénoncé les propos du parti, certains, et notamment les Palestiniens, faisant même un parallèle entre ces positions et la commémoration, hier, du massacre de Sabra et Chatila. Enfin, l’Association libanaise des droits de l’homme a souligné « la haine » que contient un tel discours politique, alors que l’ancien député Nassib Lahoud a appelé le parti à « sortir de sa prison intellectuelle ». En soirée, le Conseil des ministres a également pris sa place parmi ceux qui ont rejeté les idées des Gardiens du Cèdre. Les Gardiens du Cèdre répondent En même temps, un communiqué des Gardiens du Cèdre a indiqué hier que le slogan appelant chaque Libanais à « tuer un Palestinien », et qui avait été à l’origine des poursuites, n’est qu’« un résidu de la guerre », et « n’exprime pas les convictions du parti ». « Cette expression n’a absolument pas été utilisée lors de la dernière conférence de presse », a-t-il dit. Le parti a cependant réitéré la plupart de ses positions qui ont suscité des réactions hostiles de la part de la classe politique, rappelant ainsi son refus de l’accord de Taëf, et reformulant ses critiques qu’il avait adressées à la justice libanaise. « Nous sommes toujours attachés au slogan disant qu’il ne devrait plus exister de Palestiniens au Liban, sachant qu’il implique pratiquement un refus de l’implantation, ce qui est devenu avec le temps le slogan officiel de l’État », a-t-il déclaré, avant de se lancer dans un réquisitoire contre l’arabité. « Si la liberté d’opinion et d’expression est toujours réprimée au Liban, comme elle l’était du temps de l’occupation syrienne, qu’est-ce qui a alors changé après la libération et après le 14 mars », a-t-il conclu. Par ailleurs, l’hebdomadaire al-Massira, où travaille M. Younès, a dénoncé la manière avec laquelle a été arrêté ce dernier dans les bureaux de la revue. Rappelant « la séparation complète entre l’activité professionnelle de Younès et son activité politique », al-Massira a invité toutes les parties à ne pas « susciter des tensions ». Fouad Abou Nader fidèle à la cause défendue par Béchir Gemayel L’ancien chef des FL, Fouad Abou Nader, a publié hier un communiqué à l’occasion de la 23e commémoration de l’assassinat du président élu Béchir Gemayel. M. Abou Nader a indiqué : « Nous resterons fidèles à la cause que Béchir et les martyrs ont défendue. Nous n’oublierons pas les détenus libanais dans les geôles syriennes. » « Une partie du rêve de Béchir Gemayel s’est réalisée avec le retrait des troupes syriennes du Liban. Il nous reste à édifier l’État moderne basé sur la liberté et l’égalité dont Béchir a rêvé », a-t-il ajouté. Évoquant la réconciliation Kataëb, il l’a qualifiée de « chance pour la renaissance du parti ». Il a cependant mis en garde contre « un arrangement bilatéral tronqué ». « La véritable réconciliation ne peut avoir lieu qu’à travers la sincérité et la transparence », a-t-il conclu. Par ailleurs, il convient de préciser que les propos de Massoud Achkar, ancien candidat aux législatives de Beyrouth, ont été tenus dans le cadre d’une déclaration qu’il a faite à l’occasion de la 23e commémoration de l’assassinat de Béchir Gemayel, et non dans une allocution prononcée au cours de la messe traditionnelle célébrée mercredi.
Le slogan appelant à « tuer des Palestiniens » ne fait pas partie de nos convictions,
déclarent les Gardiens du Cèdre
Alors que l’enquête se poursuivait hier avec les responsables des Gardiens du Cèdre, la polémique suscitée par les positions politiques du parti a encore pris plus d’importance, un grand nombre de personnalités politiques de tous bords condamnant fermement les « idées xénophobes ».
Judiciairement, l’avocat général près la Cour de cassation, le juge Moukhtar Saad, chargé d’enquêter sur cette affaire, a demandé hier au barreau l’autorisation de poursuivre l’avocat Naji Audeh, arrêté depuis mercredi avec deux autres responsables du parti, Habib Younès et Joseph Tok. Sachant que les mesures prises jusqu’à maintenant contre M. Audeh étaient liées, selon le juge, à un acte commis en...