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ÉCHOS DU MONDE

Pétrole cher : l’eurogroupe veut apaiser les marchés La flambée des cours du pétrole ne provoque pas de panique dans la zone euro, dont les ministres des Finances se réunissent demain à Manchester pour envoyer un message apaisant aux marchés et aux opinions. Les responsables européens font preuve d’un grand flegme devant ce qu’ils hésitent à qualifier de choc pétrolier. « Le message est qu’il faut apprendre à vivre avec un pétrole cher », a souligné un responsable de la Commission européenne, qui prévoit une « vraie discussion en profondeur » sur ce dossier. Certes, les ministres des Finances de l’eurogroupe, qui se réunissent demain matin avant d’être rejoints l’après-midi et samedi par les 13 autres membres de l’UE, ne pourront que constater l’impact négatif de la hausse – de 25 dollars le baril en janvier 2000 à environ 70 aujourd’hui. La croissance européenne en pâtira, et des responsables de la Commission estiment que l’institution ne tardera pas à se « caler » sur les prévisions faites par la Banque centrale européenne (BCE) et l’OCDE (Organisation de coopération et de développement économique), soit 1,3 % pour 2005. Remous salariaux chez Alitalia Une grève de 48 heures des hôtesses et stewards d’Alitalia a contraint la compagnie italienne à annuler quelques dizaines de vols mardi et mercredi, mais la réquisition des personnels par le gouvernement a évité la paralysie des aéroports. Le syndicat autonome Sult, majoritaire chez les assistants de vols de la compagnie, avait appelé à la grève pour protester contre la privation de ses droits syndicaux par la direction au début du mois d’août. Quelque 52 vols sur un total de 1 600 prévus ont été supprimés sur les deux jours par la compagnie aérienne, a annoncé hier la compagnie. Le syndicat autonome a pour sa part affirmé que 75 vols avaient été annulés du fait de la grève et que de nombreux avions avaient décollé à moitié vides. Le gouvernement italien avait décidé de réquisitionner les hôtesses et les stewards de la compagnie, en vertu de la loi sur le service minimum, pour éviter à la compagnie en difficulté financière un neuvième mouvement de protestation cette année. Le nouveau contrat, approuvé par cinq syndicats sur sept, prévoit notamment 900 suppressions d’emplois chez les hôtesses et les stewards sur un total de 3 700 suppressions dans le groupe, et des cadences de travail plus soutenues pour accroître la productivité. Norske Skog, leader mondial du papier journal Le groupe forestier norvégien Norske Skog a annoncé hier le rachat des 50 % qu’il ne détenait pas encore dans PanAsia Paper Company, sa filiale commune avec le canadien Abitibi, pour une somme totale de 875 millions de dollars. Cette acquisition fera de Norske Skog le numéro un mondial du papier journal, a indiqué le groupe. PanAsia contrôle en propre deux usines à papier journal en Corée du Sud, et détient une participation majoritaire dans deux usines en Chine et dans une autre usine en Thaïlande, soit une capacité de production totale de 1,8 million de tonnes par an. « Avec le contrôle complet de PanAsia, nous gagnons l’accès total au marché le plus important au monde et qui de surcroît se développe le plus rapidement », a commenté Jan Oksum, le directeur général de Norske Skog. L’Inde se dote de 43 Airbus Après des années de report, le gouvernement indien a approuvé hier l’acquisition de 43 avions Airbus par la compagnie aérienne publique Indian Airlines pour environ 2,2 milliards de dollars. Le Premier ministre Manmohan Singh en a fait l’annonce lors du sommet entre l’Inde et l’Union européenne à New Delhi. Ce contrat entre Indian Airlines et l’avionneur européen porte sur l’achat de vingt Airbus A-319, dix-neuf A-321 et quatre A-320, approuvé dès 2002 par la compagnie. Ce projet avait été approuvé dès mars 2002 par Indian Airlines. L’avionneur européen était alors en concurrence avec l’américain Boeing. Mais en janvier 2004, le gouvernement nationaliste hindou avait reporté l’examen du contrat. Puis à son avènement au printemps suivant, le nouveau gouvernement de coalition, dirigé par le Parti du congrès, avait demandé au conseil d’administration d’Indian Airlines de reconsidérer le dossier. Impasse politique sur le cas du gouverneur de la Banque d’Italie Le gouverneur de la Banque d’Italie, Antonio Fazio, a consolidé hier ses positions et son refus de se démettre pour s’être compromis dans une bataille bancaire qui divise le gouvernement italien et fragilise le ministre de l’Économie, Domenico Siniscalco. La Ligue du Nord, le mouvement de droite populiste dirigé par Umberto Bossi, a une nouvelle fois fait volte-face et refuse désormais de soutenir une action contre M. Fazio. Fort de ces soutiens, Antonio Fazio maintient son refus de se démettre. Il ne s’exprime pas, mais plusieurs de ses proches parlent en son nom, comme les sénateurs Luigi Grillo et Ivo Tarolli, sans être désavoués. Les détracteurs du gouverneur de la Banque d’Italie l’accusent d’avoir manqué à son devoir d’impartialité en favorisant des investisseurs italiens dans la reprise des banques italiennes Antonveneta et Banca Nazionale del Lavoro (BNL) pour contrer les OPA des groupes bancaires néerlandais ABN-Amro et espagnol Banco Bilbao Vizcaya Argentaria (BBVA).

Pétrole cher : l’eurogroupe veut apaiser les marchés
La flambée des cours du pétrole ne provoque pas de panique dans la zone euro, dont les ministres des Finances se réunissent demain à Manchester pour envoyer un message apaisant aux marchés et aux opinions.
Les responsables européens font preuve d’un grand flegme devant ce qu’ils hésitent à qualifier de choc pétrolier.
« Le message est qu’il faut apprendre à vivre avec un pétrole cher », a souligné un responsable de la Commission européenne, qui prévoit une « vraie discussion en profondeur » sur ce dossier.
Certes, les ministres des Finances de l’eurogroupe, qui se réunissent demain matin avant d’être rejoints l’après-midi et samedi par les 13 autres membres de l’UE, ne pourront que constater l’impact négatif de la hausse – de 25 dollars...