Rechercher
Rechercher

Actualités

Eire-France : une victoire pour tout changer

L’équipe de France va tenter d’aller chercher ce soir à Dublin, dans un stade de Lansdowne Road acquis à la cause irlandaise, une victoire fondatrice qui éclaircirait enfin son horizon dans les qualifications au Mondial 2006 de football. « Jouer à Lansdowne Road (...), gagner et repartir, cela m’irait bien. » Les paroles équivoques de Zinedine Zidane, la rêverie à voix haute d’un retraité nostalgique, parues dans L’Équipe le 1er avril, résonnent d’un tout autre éclat alors que les Bleus disputent un match capital, mais pas décisif, à Dublin. Capital car les Bleus vont affronter l’équipe qui, sur le terrain, leur a posé jusqu’ici le plus de difficultés, en octobre 2004 au Stade de France (0-0), et parce qu’il a lieu à Dublin, dans l’antique Lansdowne Road devant un public qui va tenter de jouer à fond son rôle de « 12e homme ». « C’est pour jouer des matchs comme ça qu’on joue au football », assure Raymond Domenech. Gageure Si une défaite n’éliminerait pas mathématiquement les Français de la Coupe du monde, elle rendrait une qualification directe très peu probable. Un nul compliquerait encore un peu plus la tâche des Bleus. Le meilleur scénario serait évidemment d’aller gagner à Dublin : la France prendrait alors un avantage direct sur les Irlandais dans un groupe où, à ce jour, les confrontations entre les quatre équipes de tête (Eire, Suisse, France et Israël) se sont soldées par des matches nuls. Mais, rappelle Domenech, « quel que soit le résultat à Dublin, il faudra aussi battre la Suisse et Chypre » pour assurer sa place en Allemagne en juin. Une gageure pour des Français qui, dans leur histoire, n’ont gagné qu’une fois en République d’Irlande (en 1953), alors que les Irlandais n’ont plus perdu à domicile un match qualificatif à une Coupe du monde depuis douze ans. Le problème pour les Français, c’est que les données sont exactement les mêmes pour les Irlandais, qui ont fait un parcours semblable aux Bleus (3 victoires, 4 nuls). Avec toutefois cet avantage pour Roy Keane et ses coéquipiers : ils ont encore à recevoir la France et la Suisse (le 12 octobre lors de la dernière journée) alors que les Bleus vont eux se déplacer deux fois, ce soir puis en Suisse (le 8 octobre). Un match référence Un avantage de terrain qui entretient une certaine confiance dans le camp irlandais, où on n’a jamais nourri de complexes face aux grands d’Europe. Les Pays-Bas, privés de Coupe du monde 2002 après une défaite (0-1) à Dublin en septembre 2001, peuvent en témoigner. À cette réputation de coupeurs de têtes, les Français peuvent opposer leur nouvelle assurance, amenée par le retour aux affaires de Zinedine Zidane, Claude Makelele et Lilian Thuram et deux victoires 3-0 devant la Côte d’Ivoire et les Féroé. Deux soirées qui ont permis aux Bleus de faire remonter leur cote de confiance auprès du public et de marquer trois buts à chaque match, ce qui ne leur était jamais arrivé sous l’ère Domenech. Seule l’éventuelle absence de Lilian Thuram (cuisse), qui obligerait Raymond Domenech à repenser sa défense centrale, assombrirait nettement le tableau. Pour le reste, les Bleus clament depuis plus d’une semaine leur envie d’en découdre, et de montrer ce qu’ils valent vraiment. Ce que Thierry Henry appelle « un match référence », qui manque encore à la France version Domenech. Un de ces matchs où, dans la douleur et l’adversité, peut jaillir la vérité et l’épaisseur d’une équipe. Pour la génération Jacquet, ce fut en Roumanie (3-1), en octobre 1995, où dix des futurs champions du monde – dont Zidane et Thuram – avaient joué. Pour la génération Domenech, cela peut être à Dublin.
L’équipe de France va tenter d’aller chercher ce soir à Dublin, dans un stade de Lansdowne Road acquis à la cause irlandaise, une victoire fondatrice qui éclaircirait enfin son horizon dans les qualifications au Mondial 2006 de football.
« Jouer à Lansdowne Road (...), gagner et repartir, cela m’irait bien. » Les paroles équivoques de Zinedine Zidane, la rêverie à voix haute d’un retraité nostalgique, parues dans L’Équipe le 1er avril, résonnent d’un tout autre éclat alors que les Bleus disputent un match capital, mais pas décisif, à Dublin.
Capital car les Bleus vont affronter l’équipe qui, sur le terrain, leur a posé jusqu’ici le plus de difficultés, en octobre 2004 au Stade de France (0-0), et parce qu’il a lieu à Dublin, dans l’antique Lansdowne Road devant un public qui va tenter de jouer à...