Rechercher
Rechercher

Actualités - Chronologie

France L’hospitalisation de Chirac relance le débat sur la transparence

L’hospitalisation de Jacques Chirac relance en France le débat sur la transparence au sujet de l’état de santé du président de la République. L’hôpital militaire parisien du Val-de-Grâce, où le chef de l’État a été admis vendredi soir, a publié deux communiqués samedi et dimanche, annonçant que Jacques Chirac avait été victime d’un « petit accident vasculaire ayant entraîné un léger trouble de la vision qui devrait disparaître en quelques jours » puis que « l’état général » et « le bilan » de santé du président étaient « très satisfaisants ». Plusieurs responsables politiques ont demandé une transparence accrue sur l’état de santé du chef de l’État. Un député UMP, Dominique Paillé, a proposé la création d’un collège de médecins chargé de garantir une meilleure information sur l’état de santé du président de la République. « Ce collège aurait une double mission. La première serait de se tenir informé régulièrement de l’état de santé du président de la République via les médecins traitants de ce dernier. La seconde serait, en cas de crise, de rédiger et de publier des bulletins médicaux à la fois précis et éclairants à partir desquels l’opinion pourrait se faire une idée de la pathologie dont souffre le chef de l’État », explique Dominique Paillé dans une interview au Monde, publiée hier. Le président de l’UDF, François Bayrou, a déploré que ces questions soient toujours considérées en France comme des « secrets d’État jalousement gardés » et a souhaité que s’applique « la transparence la plus naturelle ». « François Mitterrand s’était engagé, la main sur le cœur, au moment des élections de 1981, à rendre public son bulletin de santé, puis il est tombé malade deux mois après et, évidemment, les bulletins de santé qu’il a publiés à partir de cette époque étaient des bulletins faux », a-t-il souligné sur France Info. Son prédécesseur, Valéry Giscard d’Estaing, élu en 1974, avait promis de publier deux bulletins de santé par an mais ne l’avait jamais fait. Les Français ont surtout en mémoire les mensonges officiels qui ont accompagné la dégradation de l’état de santé de Georges Pompidou, élu en 1969 et décédé en plein mandat le 2 avril 1974.

L’hospitalisation de Jacques Chirac relance en France le débat sur la transparence au sujet de l’état de santé du président de la République. L’hôpital militaire parisien du Val-de-Grâce, où le chef de l’État a été admis vendredi soir, a publié deux communiqués samedi et dimanche, annonçant que Jacques Chirac avait été victime d’un « petit accident vasculaire ayant entraîné un léger trouble de la vision qui devrait disparaître en quelques jours » puis que « l’état général » et « le bilan » de santé du président étaient « très satisfaisants ». Plusieurs responsables politiques ont demandé une transparence accrue sur l’état de santé du chef de l’État. Un député UMP, Dominique Paillé, a proposé la création d’un collège de médecins chargé de garantir une meilleure information...