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Actualités - Chronologie

Les dix candidats (Photo)

Dix candidats sont en lice pour la présidentielle du 7 septembre. Seuls des chefs de parti pouvaient se présenter, à condition d’avoir au moins 40 ans. Parmi les dix candidats retenus par une commission ad hoc ne figurent aucun indépendant, aucune femme, ni aucun membre de la minorité chrétienne copte. – Hosni Moubarak, 77 ans : Chef du parti au pouvoir, le Parti national démocrate (402 députés sur 454 au Parlement), il est président depuis 1981 et brigue un cinquième mandat de six ans. Commandant de l’armée de l’air durant la guerre contre Israël en 1973, il est nommé vice-président en 1975, avant d’arriver au pouvoir après l’assassinat d’Anouar Sadate. Il a privatisé l’économie et permis la création de partis politiques, mais ses rivaux l’accusent de réprimer l’opposition et de limiter la liberté d’expression. Soumis à d’intenses pressions internationales, il a accepté d’amender la Constitution pour permettre la tenue des premières élections pluralistes du pays. – Ayman Nour, 40 ans : Chef du parti al-Ghad (7 députés), cet avocat est considéré comme le rival le plus pugnace de M. Moubarak. Ancien jeune loup du « néo-Wafd », M. Nour, un libéral, a été arrêté et placé en détention préventive pendant six semaines pour « falsification de mandats » ayant conduit à la création de son parti. Son procès en correctionnelle s’est ouvert le 28 juin et doit reprendre le 25 septembre. M. Nour rejette les accusations en affirmant qu’elles visent uniquement à l’affaiblir avant le scrutin. – Noumane Gomaa, 71 ans : Chef du parti néo-Wafd (4 députés), héritier du grand parti nationaliste égyptien, depuis 2000. Cet avocat a passé 10 ans en France, où il a étudié puis pratiqué le droit. Il est l’auteur de plusieurs ouvrages en arabe et en français. Il s’est porté volontaire pendant la guerre du Suez en 1956 et a été arrêté et détenu pendant deux mois par les troupes françaises. – Oussama Chaltout, 66 ans : Chef du parti Taqafoul (Solidarité islamique), il soutient la subvention des biens de première nécessité et prône la conversion à l’islam du monde entier. Vétéran de la guerre de 1973 contre Israël, il a un passé de stratège militaire et d’économiste. – Rifaat al-Agroudi, 63 ans : Chef du parti du Wifaq al-Watani (Concorde nationale), fondé en 2000 sur les principes de la révolution de 1952 de Gamal Abdel Nasser. Ancien leader étudiant et membre du parti nassériste, ce docteur en biologie a une expérience dans les armes chimiques et est un vétéran de la guerre de 1973. – Mamdouh al-Qinaoui, 69 ans : Adjoint du chef du Parti constitutionnel, fondé en 2002, ancien député. Cet avocat a démissionné du Parti islamiste du travail, pour protester contre son alliance avec les Frères musulmans. – Wahid al-Louxori, 52 ans : Chef du Parti socialiste arabe égyptien, il est journaliste de formation et diplômé en sociologie. Il était rédacteur en chef de la revue des forces armées puis a dirigé le département de propagande de l’armée, avant de prendre sa retraite. – Ibrahim Turk, 48 ans : Chef du parti de l’Union démocratique, qui est en faveur d’une économie libérale. Il a fait des études en affaires et a travaillé dans le secteur des banques et de la finance. – Fawzi Khalil Ghazal, 73 ans : Chef du parti Misr (Égypte) 2000, qui a pour slogan : « Une nation arabe. Par le peuple et pour le peuple. » Enseignant de mathématiques, il a travaillé plus de 20 ans dans le Golfe. Il a un passé d’étudiant actif dans la politique et a participé à des manifestations pour l’indépendance sous le roi Farouk. – Ahmed al-Sabahi, 90 ans : Chef du parti Oumma, qu’il a créé en 1980, il est le doyen des candidats et le plus original. Ne se séparant jamais de son tarbouche, il est fier de ses dons d’interprétation des rêves et de lecture des astres. Diplômé de l’Université d’al-Azhar, il a travaillé au ministère de l’Éducation et a été membre du Majlis al-Choura (Conseil consultatif) pendant 15 ans.
Dix candidats sont en lice pour la présidentielle du 7 septembre. Seuls des chefs de parti pouvaient se présenter, à condition d’avoir au moins 40 ans. Parmi les dix candidats retenus par une commission ad hoc ne figurent aucun indépendant, aucune femme, ni aucun membre de la minorité chrétienne copte.

– Hosni Moubarak, 77 ans :
Chef du parti au pouvoir, le Parti national démocrate (402 députés sur 454 au Parlement), il est président depuis 1981 et brigue un cinquième mandat de six ans. Commandant de l’armée de l’air durant la guerre contre Israël en 1973, il est nommé vice-président en 1975, avant d’arriver au pouvoir après l’assassinat d’Anouar Sadate.
Il a privatisé l’économie et permis la création de partis politiques, mais ses rivaux l’accusent de réprimer l’opposition et de limiter la...