Iouchtchenko veut une zone de libre-échange dans la CEI
Le président ukrainien Viktor Iouchtchenko veut prôner la création d’une zone de libre-échange dans le cadre de la Communauté des États indépendants (CEI, groupe de 12 ex-républiques soviétiques) au sommet de cette organisation vendredi à Kazan, en Russie, a annoncé la présidence.
« L’Ukraine reste un partisan actif de la création d’une zone de libre-échange (...), sans exceptions et restrictions à travers toute la CEI », a déclaré M. Iouchtchenko peu avant son départ de Kiev pour le sommet, selon un communiqué de la présidence.
Lors du sommet, Kiev prévoit également de proposer l’unification des tarifs pour tous les pays membres de la CEI et la création de corridors de transport pour la livraison d’hydrocarbures en Europe, a précisé M. Iouchtchenko, un pro-occidental arrivé au pouvoir début 2005 à la faveur de la « révolution orange ».
Ces déclarations contrastent avec le coup dur porté la semaine dernière par Kiev à l’un des projets économiques les plus ambitieux au sein de la CEI, laissant entendre qu’elle quitterait l’espace économique uni qu’elle devait bâtir avec la Russie, la Biélorussie et le Kazakhstan.
L’avenir de la CEI dépendra de sa capacité de répondre aux besoins de ses participants et d’être un « mécanisme efficace de coopération économique », a cependant souligné le chef de l’État ukrainien, dont l’élection a été mal perçue par le Kremlin qui redoute la perte de son influence sur Kiev.
La croissance britannique
revue légèrement à la hausse
La croissance de l’économie britannique au deuxième trimestre a été légèrement revue à la hausse dans une deuxième estimation officielle publiée hier, la baisse de la production dans le secteur manufacturier ayant été moins importante que prévu. Le produit intérieur brut de la Grande-Bretagne a progressé de 0,5 % au deuxième trimestre par rapport au premier et de 1,8 % en glissement annuel (comparé au deuxième trimestre 2004), selon l’Office des statistiques nationales. Ces chiffres sont exactement conformes aux attentes des économistes, d’après un consensus établi par la banque HSBC. Fin juillet, l’ONS avait évalué la croissance à 0,4 % sur le trimestre et à 1,7 % en glissement annuel. Au premier trimestre, le PIB avait progressé de 0,4 % par rapport au précédent et de 2,1 % en glissement annuel. Le taux de 1,8 % en glissement annuel reste le plus bas depuis le premier trimestre 2002 et largement en deçà des prévisions du ministre britannique des Finances Gordon Brown, qui table sur une croissance comprise entre 3 et 3,5 % cette année, après 3,1 % en 2004.
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