Trois jours tout juste après une prestation alarmante à Rennes en championnat, Marseille a livré mardi face à La Corogne, en finale de la Coupe Intertoto, un match proprement historique qui permet de nourrir l’hypothèse du vrai démarrage de la saison.
Alors que la plupart des joueurs, au retour du décrassage, se refaisaient encore le film de ce match à tomber (5-1, dont 4 buts en 2e période), le coach marseillais Jean Fernandez rappelait ainsi les esprits à l’ordre : « Le match le plus important de la semaine, c’est Ajaccio » que l’OM reçoit samedi lors la 5e journée de L1.
« Il faudra remettre les pieds sur terre, car on a laissé beaucoup de jus mardi », a averti encore Fernandez. Du jus, les Marseillais en ont abandonné pas mal en effet, dans ce que le gardien Carrasso estimait être « la plus belle soirée de ma jeune carrière ».
Aidé par un scénario (deux expulsions à une) qu’ils ont su toutefois provoquer après une sacrée douche froide en début de rencontre (1-1 après 9 minutes), les Marseillais tiennent là en tout cas un match référence. Cette fois, c’était l’option folie douce ! « Si on reproduit ce genre de match en L1, on peut devenir une équipe redoutable. Cela change la donne pour le match d’Ajaccio, car on sera beaucoup plus en confiance », estime le défenseur Habib Beye, qui affirme avoir ressenti mardi « les émotions vécues » au printemps 2004, lors du parcours ayant conduit l’OM en finale de la Coupe de l’UEFA.
« On était une équipe »
Signe d’un manque évident de certitudes, l’OM appréhendait en effet vivement la venue d’Ajaccio et de son entraîneur Rolland Courbis. Les trois défaites en quatre matches en championnat avaient, de fait, fragilisé ce collectif qui devrait en outre subir de nouveaux changements d’ici à la fin du mercato.
Mardi, au-delà de ces « émotions fortes » qu’il avait connues dans ce stade en tant qu’assistant-coach au début des années 90 mais qu’il ne pensait pas « revivre de sitôt », Fernandez s’est surtout félicité, à juste titre, de « l’état d’esprit et de la rigueur défensive ».
« J’ai le sentiment qu’on était une équipe », a même lancé Fernandez que l’on sentait profondément soulagé et qui disait encore avant le match : « Nous ne sommes jamais arrivés à jouer nos matches à onze. »
L’OM, en tout cas, a visiblement donné de la joie à son principal actionnaire Robert Louis-Dreyfus. Au coup de sifflet final, « RLD » a ainsi accouru sur le terrain, esquissant, en claquettes de piscine, quelques mouvements assimilables à de la danse, pendant que les joueurs recevaient leur trophée en carton-pâte de « vainqueurs de la Coupe Intertoto ».
Le grand patron, à qui Fernandez a rendu hommage, avait tenu une réunion la veille avec le coach, le président Pape Diouf, le directeur sportif José Anigo et son envoyé spécial permanent à l’OM, Louis Acariès. On y a longuement discuté recrutement, un chantier que l’OM peine à faire avancer.
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