Traversée de la Manche
en dirigeable à pédales
Un Français prépare la première traversée de la Manche de l’histoire à bord d’un dirigeable à pédales d’une trentaine de kg après une première série d’essais réussis le 1er août. Stéphane Rousson, 35 ans, passionné de sports extrêmes et titulaire d’un brevet de pilote privé, poursuit la mise au point de « Zeppy », un ballon gonflé à l’hélium de 130 m3, muni d’une quille, d’un cadre, de deux pédales et de deux hélices en carbone. Le 1er août, le « Zeppy », piloté par Stéphane Rousson, a volé à trois reprises durant 90 minutes dans la région de Rouen (Seine-maritime) à une altitude de quatre mètres. « Fin septembre/début octobre », Stéphane Rousson prévoit une autre série d’essais avant de se lancer, « à une date qui n’a pas été fixée », au-dessus de la Manche, près de cent ans après Louis Blériot. Le 25 juillet 1909, à bord de son monoplan, Louis Blériot avait mis 37 minutes pour faire les 48 km au-dessus de la Manche entre Calais et Douvres. Stéphane Rousson compte décoller, à la force des mollets, d’une plage de Wissant (Pas-de-Calais) et, après quatre heures de vol à une altitude moyenne de quinze mètres, se poser 55 km plus loin sur la plage de Lydd (sud-est de l’Angleterre). En juin 1979, un cycliste américain, Brian Allen, avait réussi la première traversée de la Manche à bord du Gossamer Albatros, un avion à pédales. En mars 1993, Nicolas Hulot et Gérard Feldzer avaient échoué dans leur tentative de traverser l’Atlantique à bord d’un dirigeable biplace à pédales de 900 m3 après 1 500 km de vol, près des îles du Cap-Vert.
Nom d’un chien ! Des villageois
chinois changent de patronyme
Une cinquantaine de villageois chinois ont décidé de renoncer à leur patronyme ; vieux de plusieurs siècles : « Gou », qui signifie « humble », ressemble beaucoup trop quand on le prononce au mot « chien », grave insulte en Chine. Ils sont donc revenus au patronyme d’origine de leur famille, « Jing », signifiant « respect ». « C’était vraiment embarrassant. Mon fils ne pouvait même pas trouver une petite amie à cause de son nom », a expliqué Gou Feng de Tangzhuang, dans la province du Henan. Quand les familles Gou de Tangzhuang ont présenté en mai dernier une pétition collective à la police locale pour changer leur nom, elles ont expliqué que Shi Jingtang, le fondateur de l’éphémère dynastie Jin (936-947), avait ordonné à leurs ancêtres d’abandonner leur nom Jing pour adopter celui de Gou. Mais dans la Chine contemporaine, changer de nom est plus compliqué. « Je n’avais jamais entendu parler d’une chose pareille », a avoué le chef de la police locale, Ma Huiqiang. « Cela a créé un précédent chez nous. » Gou, un nom peu commun en Chine, peut provoquer des rires à son simple énoncé.
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