La Chine a marqué des points hier dans sa quête de nouveaux approvisionnements pétroliers en mettant la main, par le biais du groupe public CNPC, sur la compagnie canadienne PetroKazakhstan, pour 4,18 milliards de dollars.
PetroKazakhstan est une société canadienne basée à Calgary (Alberta), mais ses activités sont localisées au Kazakhstan, l’un des eldorados pétroliers de l’ex-URSS. CNPCI, filiale à 100 % de la société publique China National Petroleum Corp. (CNPC), numéro un du pétrole en Chine, propose 55 dollars par action. L’offre a été approuvée par les conseils d’administration des deux sociétés, a précisé PetroKazakhstan dans un communiqué.
Cette transaction démontre la volonté chinoise de sécuriser de nouvelles sources en pétrole, après l’échec du rachat de l’américain Unocal par un autre groupe chinois, la China National Offshore Oil Co. (CNOOC). Bien qu’il ait déposé une offre plus élevée – 18,5 milliards de dollars contre 17,1 milliards de dollars –, le groupe chinois avait dû céder début août face à ChevronTexaco et surtout devant la levée de bouclier d’une partie de la classe politique américaine.
Plusieurs élus américains du Congrès estimaient qu’une activité stratégique, comme le pétrole, ne devait pas tomber aux mains des Chinois.
La démarche de CNOOC avait souligné la détermination de la Chine à s’assurer de nouveaux approvisionnements, alors que sa formidable croissance économique en a fait le deuxième consommateur de pétrole au monde. Face à cet enjeu, les compagnies chinoises sont apparemment prêtes à payer le prix fort.
Concernant PetroKazakhstan, l’offre de 55 dollars par action représente une prime de 21,1 % par rapport au cours de clôture de vendredi à New York et de 24,4 % par rapport au cours moyen des vingt dernières séances.
L’accord entre les deux sociétés prévoit néanmoins que PetroKazakhstan devra verser à CNPC un dédommagement de 125 millions de dollars si la société canadienne venait à accepter ultérieurement une offre supérieure à celle du groupe chinois.
Le prix finalement payé par CNPC pour la compagnie canadienne est supérieur aux chiffres qui avaient circulé depuis que PetroKazakhstan s’était mis en vente.
PetroKazakhstan est coté à New York, Toronto, Londres et Francfort. Il est impliqué dans toutes les étapes de la production pétrolière au Kazakhstan, de l’exploration au raffinage.
Les derniers résultats financiers de PetroKazakhstan font état d’un bénéfice net de 138,7 millions de dollars au deuxième trimestre de 2005, en hausse de 13,7 % par rapport à la période correspondante de l’année dernière. Le chiffre d’affaires a été sur cette période de 509,6 millions de dollars, en hausse de 25 %.
Le groupe a cependant, ces derniers mois, accumulé les contentieux avec les autorités kazakhes, et il a notamment été condamné en juillet à payer 55,4 millions de dollars d’amende pour infraction aux lois antimonopole.
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PetroKazakhstan est une société canadienne basée à Calgary (Alberta), mais ses activités sont localisées au Kazakhstan, l’un des eldorados pétroliers de l’ex-URSS. CNPCI, filiale à 100 % de la société publique China National Petroleum Corp. (CNPC), numéro un du pétrole en Chine, propose 55 dollars par action. L’offre a été approuvée par les conseils d’administration des deux sociétés, a précisé PetroKazakhstan dans un communiqué.
Cette transaction démontre la volonté chinoise de sécuriser de nouvelles sources en pétrole, après l’échec du rachat de l’américain Unocal par un...