Grève de British Airways : 95 % des vols assurés
Près de 95 % des vols de British Airways devaient être assurés hier depuis et vers l’aéroport de Londres Heathrow, où la compagnie britannique a fait face à une grève-surprise d’une partie de son personnel au sol la semaine passée.
Selon une porte-parole de BA, la compagnie devait assurer 100 % de ses vols moyen-courriers lundi et 95 % de ses vols long-courriers, soit un retour à la normale avec 24 heures d’avance sur le calendrier initialement prévu pour ses vols intérieurs au Royaume-Uni et vers l’Europe.
Pour les vols intercontinentaux British Airways, le retour à la normale devrait être possible d’ici à mercredi, selon BA.
Toujours selon BA, la totalité des 70 000 passagers privés de vols suite à la grève de jeudi et vendredi et qui n’avaient pas encore pu embarquer dimanche soir ont désormais un billet réservé sur un vol.
La compagnie a fermement nié lundi matin avoir refusé de surclasser des passagers de classe économique en première classe ou classe affaires sur les vols partis ce week-end : « À British Airways, notre priorité est de faire qu’un maximum de personnes prennent nos vols, et cela inclut le fait de nous assurer que chaque siège est occupé à bord de nos appareils », a insisté une porte-parole de BA.
Fusion de deux grands producteurs d’acier chinois
Les sociétés sidérurgiques publiques Anshan Iron and Steel et Benxi Iron and Steel, respectivement deuxième et cinquième producteurs d’acier chinois, vont fusionner et créer ainsi un géant mondial du secteur, ont-elles annoncé hier dans un communiqué.
La nouvelle société ainsi formée s’appellera Anshan-Benxi Steel Group, ont-elles précisé dans une déclaration à la Bourse de Shenzhen.
Les deux sociétés étant détenues par l’État chinois, cette fusion, qualifiée seulement de « coopération entre les deux groupes », n’implique aucun transfert spécifique de capital.
Le nouveau groupe aura un conseil d’administration conjoint et les deux sociétés mettront en commun leurs investissements, leurs ressources, leurs activités marketing et recherche/développement.
La production combinée de la nouvelle entité pourrait dépasser les 20 millions de tonnes du leader chinois actuel, Baosteel, basé à Shanghai, ce qui l’élèverait grosso modo au 5e rang mondial, selon des analystes.
Le nouveau groupe pourrait également viser l’acquisition de sociétés sidérurgiques privées afin de parvenir d’ici à 2010 à une production annuelle supérieure à 51 millions de tonnes et devenir ainsi l’un des trois premiers producteurs mondiaux, a-t-on indiqué de même source.
Le néerlandais Mittal Steel et le consortium européen Arcelor sont actuellement les deux premiers sidérurgistes mondiaux.
La Bundesbank presse
Berlin d’assainir
ses finances publiques
La Bundesbank a lancé hier un appel pressant au gouvernement afin qu’il assainisse « rapidement » ses finances publiques, alors que l’Allemagne s’apprête à enfreindre le pacte de stabilité pour la quatrième année consécutive en 2005.
« Les prévisions budgétaires à moyen terme de l’État fédéral et des Linder démontrent qu’il y a un grand besoin de consolider » les finances publiques, écrit la Banque centrale allemande dans son rapport mensuel publié hier.
« Une consolidation rapide (des finances publiques) n’est pas un but en soi, elle est urgente et nécessaire », insiste la Bundesbank.
Fin juin, le ministre des Finances Hans Eichel avait annoncé prévoir un déficit public de 3,7 % du produit intérieur brut cette année, puis 3,4 % en 2006 et 3,1 % en 2007, soit au-delà de la limite de 3 % fixée par le pacte.
Le pacte de stabilité a certes été assoupli et permet, sous certaines conditions, d’obtenir des délais avant de revenir à un niveau de déficit conforme à la limite imposée.
« Dans le cas de l’Allemagne, on peut toutefois douter qu’un dépassement de la limite des 3 % soit justifié », juge la Bundesbank, sans préciser davantage.
Si l’on interprète le pacte de « façon appropriée, le déficit public devrait être au plus tard corrigé dès l’an prochain », affirme-t-elle.
Allemagne : la déprime des ménages pèse sur l’économie
La consommation des ménages, traditionnel talon d’Achille de l’économie allemande, a de nouveau freiné la croissance du pays au printemps, selon le rapport mensuel de la Bundesbank publié hier.
« Les dépenses des ménages ont de nouveau légèrement reculé au printemps comparé au premier trimestre, en données corrigées des variations saisonnières », écrit la Banque centrale allemande.
La semaine dernière, l’Office des statistiques de Wiesbaden avait annoncé une stagnation de la croissance économique allemande au deuxième trimestre comparé au premier, mais sans détailler l’évolution des différents postes composant le produit intérieur brut.
La déprime des ménages est nourrie depuis des mois par un taux de chômage élevé mais aussi par les incertitudes liées aux élections législatives de septembre et la flambée des cours du pétrole brut, qui a provoqué des hausses de prix de l’énergie.
L’économie a été soutenue par une demande plus vive des entreprises allemandes au deuxième trimestre, mais celle-ci a servi.
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