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Actualités - Opinion

Changes et Bourses L’euro en retrait malgré les mauvais chiffres américains

L’euro a terminé la journée d’hier sur les marchés des changes internationaux en léger retrait face au dollar, malgré un déficit commercial américain plus important qu’attendu en juin et une dégradation de la consommation aux États-Unis en août. Les opérateurs, qui avaient largement anticipé la veille l’impact négatif d’un éventuel flottement du yuan sur le billet vert, ont estimé hier devoir engranger les quelques gains que leur procurent les excès commis à la hausse de l’euro sur fond d’une prochaine réévaluation de la monnaie chinoise. Cela étant, ils ont fait preuve d’indifférence à l’annonce d’un creusement du déficit commercial américain en juin, à 58,8 milliards $ contre 55,4 milliards $ en mai, en raison de la hausse des prix du pétrole à 44,4 $ le baril au cours du mois en question. Cette flambée du brut qui augure mal des chiffres du déficit commercial pour juillet et août, car le brut ne cesse de s’emballer depuis (voir par ailleurs), a été également ignorée par les investisseurs. Ceux-ci ont donc continué de rééquilibrer leurs portefeuilles au profit du dollar, abstraction faite aussi de l’annonce par l’Université du Michigan que son indice mesurant la confiance des consommateurs dans l’économie des États-Unis a reculé de 96,5 points en juillet à 92,7 points en août. Selon les cambistes, avec la progression enregistrée par l’euro ces derniers temps, les marchés avaient déjà intégré un certain nombre de mauvaises nouvelles pour le billet vert dont l’aggravation des déficits américains et la confiance des consommateurs. Les mauvais chiffres de la balance commerciale américaine en juin et de la confiance des consommateurs en août n’ont donc pas paru suffisants pour les investisseurs à faire progresser l’euro. Et comme celui-ci n’a pas réussi à dépasser 1,2480 $ hier à la faveur de ces chiffres, les spéculateurs se sont employés à réajuster leurs positions de changes après les excès commis à la baisse du dollar ces derniers jours. En effet, l’euro devait en faire les frais, se négociant finalement à New York sur un ton vulnérable à 1,2440 $ contre 1,2470 $ la veille, en repli de 0,24 %. Baisse généralisée des Bourses La Bourse américaine était en forte baisse hier, en raison de nouveaux records du pétrole et de l’annonce d’une dégradation du déficit commercial américain et de la confiance des consommateurs dans l’économie aux États-Unis. Du côté des entreprises, l’annonce par Dell d’un chiffre d’affaires jugé insuffisant au 2e trimestre et de prévisions décevantes pour le 3e trimestre a également assombri le climat entourant la cote. Les Bourses européennes ont également fini en baisse, plombées par des prises de bénéfices et les nouveaux records des cours du pétrole liés à la vigueur de la demande et des problèmes de raffinage aux États-Unis. Les grands consommateurs, dont les constructeurs automobiles et les sociétés d’aviation, ainsi que le secteur technologique ont été les grands perdants avec les industries chimiques. À la Bourse de Beyrouth, les actions A et B de Solidere ont achevé la semaine sur une nouvelle baisse les ramenant de 13,05 $ et de 13,04 $ respectivement à 13,00 $. Élie KAHWAGI


L’euro a terminé la journée d’hier sur les marchés des changes internationaux en léger retrait face au dollar, malgré un déficit commercial américain plus important qu’attendu en juin et une dégradation de la consommation aux États-Unis en août. Les opérateurs, qui avaient largement anticipé la veille l’impact négatif d’un éventuel flottement du yuan sur le billet vert, ont estimé hier devoir engranger les quelques gains que leur procurent les excès commis à la hausse de l’euro sur fond d’une prochaine réévaluation de la monnaie chinoise. Cela étant, ils ont fait preuve d’indifférence à l’annonce d’un creusement du déficit commercial américain en juin, à 58,8 milliards $ contre 55,4 milliards $ en mai, en raison de la hausse des prix du pétrole à 44,4 $ le baril au cours du mois en...