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Changes et Bourses L’euro grimpe grâce à la désaffection généralisée vis-à-vis du dollar

L’euro a fortement progressé face au dollar hier sur les marchés des changes internationaux, profitant de la méfiance généralisée des investisseurs pour le billet vert. À cela auraient contribué les nouvelles selon lesquelles le gouvernement chinois a décidé de lier sa monnaie à un panier de devises dont le dollar américain, l’euro, le yen japonais et le won sud-coréen. Bien que cette décision n’ait pas fixé encore la répartition de ces quatre monnaies dans la détermination du taux de change du yuan chinois, elle a suffi à relancer les spéculations à la baisse du billet vert dans la mesure où elle est censée paver la voie à un flottement du yuan. Cela d’autant que des analystes de plusieurs institutions financières, dont JP Morgan, prédisent déjà une appréciation de la monnaie chinoise entre 5 % et 7 % d’ici à la fin de l’année, après le flottement de son taux de change. Dans cette crainte, les opérateurs, ayant dans l’esprit la réaction du marché le 21 juillet à l’annonce d’une réévaluation de 2,1 % du yuan, ont estimé devoir se prémunir. De ce fait, ils ont fait preuve d’indifférence hier à l’annonce par le département américain du Commerce d’une hausse de 1,8 % des ventes de détail en juillet aux Etats-Unis, après 1,7 % en juin, ainsi qu’à l’augmentation de 0,7 % des ventes des stocks des entreprises américaines en juin sur mai qui sont restés stables pendant cette période. Il en est de même de l’annonce par le département américain du Travail que les demandes hebdomadaires d’allocations chômage ont reculé de 6 000 la semaine dernière pour s’établir à 308 000 à sa fin. Mais tous ces indicateurs, qui témoignent de la vigueur de l’économie américaine, sont passés comme inaperçus sur les marchés. Les opérateurs ont ainsi continué à se débarrasser du dollar au profit des autres grandes monnaies, dont l’euro qui a touché hier son meilleur niveau depuis le 31 mai, à 1,2475 $, avant d’achever la journée à New York à 1,2465 $ contre 1,2375 $ la veille, en nouvelle hausse de 0,73 %. Le pétrole cher a pesé sur les Bourses Les nouveaux records du pétrole commençaient à se ressentir à la Bourse américaine hier, celle-ci annulant quasiment l’essentiel de ses gains de la journée. Clairement, le marché a perdu son élan, car les prix du brut sont très élevés (voir par ailleurs) et l’économie ne peut pas les supporter. L’impact de ce phénomène s’est ressenti particulièrement dans les secteurs de l’automobile, du transport aérien, de la chimie et de la manufacture. Les investisseurs ont donc ignoré les indicateurs rassurants de l’économie américaine, publiés hier, ainsi que les bonnes nouvelles en provenance de plusieurs sociétés, comme News Corporation, Yahoo ! Alcoa…, et se sont employés à réajuster leurs portefeuilles-titres. Les Bourses européennes ont terminé en baisse, à cause aussi des nouveaux records atteints par le pétrole. Les automobiles et les sociétés d’aviation ont peiné le plus, ainsi que les technologiques. Des résultats d’entreprises jugés parfois décevants, comme chez Deutsche Telekom, CNP Assurances, Air France-KLM…, ont pesé également sur la tendance. La Bourse de Beyrouth a souffert des attaques à la baisse contre Solidere, dont les actions A et B ont fléchi de 13,15 $ à 13,05 $ et de 13,30 $ à 13,04 $ respectivement. Élie KAHWAGI


L’euro a fortement progressé face au dollar hier sur les marchés des changes internationaux, profitant de la méfiance généralisée des investisseurs pour le billet vert. À cela auraient contribué les nouvelles selon lesquelles le gouvernement chinois a décidé de lier sa monnaie à un panier de devises dont le dollar américain, l’euro, le yen japonais et le won sud-coréen. Bien que cette décision n’ait pas fixé encore la répartition de ces quatre monnaies dans la détermination du taux de change du yuan chinois, elle a suffi à relancer les spéculations à la baisse du billet vert dans la mesure où elle est censée paver la voie à un flottement du yuan. Cela d’autant que des analystes de plusieurs institutions financières, dont JP Morgan, prédisent déjà une appréciation de la monnaie chinoise entre 5 % et...