Les cours du pétrole ont atteint des plus hauts historiques hier à New York et à Londres, en dépit de la publication d’un rapport jugé baissier sur les stocks américains, les incertitudes géopolitiques et les problèmes de raffinage décourageant les investisseurs de vendre.
À New York, le baril de Light Sweet Crude pour livraison en septembre progressait à 64,60 dollars. À Londres, le baril de Brent de la mer du Nord a atteint un nouveau record à 63,64 dollars
Dans son rapport hebdomadaire publié hier, le département américain de l’Énergie (DoE) a fait état d’une hausse de 2,8 millions de barils (Mb) des stocks de brut lors de la semaine achevée le 5 août.
Cette progression a surpris les analystes, qui anticipaient une baisse de 600 000 barils de ces stocks.
« La hausse des stocks de brut était plus forte que prévu en raison de la conjonction de plusieurs facteurs et en premier lieu de la hausse des importations, que personne n’avait prévue », a commenté Marshall Steeves, courtier chez Refco.
Les importations de brut ont atteint en moyenne 11,1 millions de barils par jour (mbj) sur la semaine, soit la deuxième moyenne hebdomadaire la plus élevée depuis que ces statistiques sont compilées, a précisé le DoE.
Malgré cela, les cours du pétrole sont restés en hausse, une des raisons citées par les analystes étant la baisse des stocks d’essence pour la sixième semaine consécutive, de 2,1 Mb, contre -1,9 Mb attendu.
« Les opérateurs ont toujours peur qu’il y ait des problèmes d’approvisionnement en essence avant la fin de la haute saison (de consommation aux États-Unis, c’est-à-dire l’été, NDLR). Mais plus on avance dans le mois d’août, moins cela va devenir un problème », a réagi un analyste d’une banque européenne, sous couvert d’anonymat.
« Le marché résiste bien et nous sommes un peu étonnés car selon nous, les statistiques sont baissières » pour les cours, a-t-il indiqué. « On a des hausses plus importantes que prévu des stocks de brut et de produits distillés. »
En termes de demande, celle de fioul domestique a baissé de moitié en une semaine et celle d’essence a également reculé, a-t-il relevé.
Le marché continue de surveiller la situation en Arabie saoudite face aux récentes alertes de possibles attentats terroristes, et en Iran, après la reprise lundi de ses activités nucléaires ultrasensibles.
Ces deux pays fournissent à eux seuls environ 13,5 mbj de brut, soit près de 16 % de l’offre mondiale : 9,5 mbj pour Ryad et près de 4 mbj pour Téhéran.
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À New York, le baril de Light Sweet Crude pour livraison en septembre progressait à 64,60 dollars. À Londres, le baril de Brent de la mer du Nord a atteint un nouveau record à 63,64 dollars
Dans son rapport hebdomadaire publié hier, le département américain de l’Énergie (DoE) a fait état d’une hausse de 2,8 millions de barils (Mb) des stocks de brut lors de la semaine achevée le 5 août.
Cette progression a surpris les analystes, qui anticipaient une baisse de 600 000 barils de ces stocks.
« La hausse des stocks de brut était plus forte...