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Actualités - Analyse

Changes et Bourses Hésitation de l’euro à la hausse

L’euro a hésité à la hausse face au dollar hier sur les marchés des changes internationaux, au lendemain du relèvement largement anticipé des taux d’intérêt aux États-Unis. Bien que le communiqué publié par la Fed la veille à cette occasion n’ait pas inspiré au marché le sentiment que les taux allaient continuer d’augmenter de manière agressive aux États-Unis, certains opérateurs ont estimé devoir rééquilibrer leurs positions de change au profit du billet vert en engrangeant les quelques gains que leur procure la récente remontée de l’euro jusqu’à 1,24 $. À cela aurait contribué la publication d’indicateurs du côté européen de l’Atlantique justifiant ce mouvement. D’un côté, l’annonce par l’Insee que la production industrielle française a progressé de seulement 0,3 % en juin après 0,1 % en mai, au lieu de 0,3 % comme initialement prévu, a un peu déçu les investisseurs. Cela d’autant qu’ils venaient d’apprendre de l’un des principaux instituts allemands de conjoncture, le DIW de Berlin, que la croissance économique de la première économie de la zone euro a marqué un coup d’arrêt au 2e trimestre avec un PIB en hausse de 0,2 %, au lieu de 0,5 % comme attendu, contre 1 % au 1er trimestre. En outre, l’annonce par le Trésor américain que l’État fédéral a accusé en juillet un déficit budgétaire de 52,8 milliards de dollars, contre 69,2 milliards pendant la même période de l’année 2004, est venue aussi rassurer les investisseurs aux États-Unis car il faut remonter à 2002 pour trouver un déficit moins important pour le mois de juillet. Ce développement, qui est venu conforter la Maison-Blanche, qui a récemment revu en forte baisse ses prévisions de déficit budgétaire pour cette année à 333 milliards de dollars contre 427 milliards prévus initialement, a donc agi au profit du dollar sans pour autant entraîner un renversement de sa tendance. C’est ainsi que l’euro n’a pas pu préserver ses quelques gains de la journée d’hier, se négociant finalement à New York sur un ton hésitant à 1,2371 $ contre 1,2367 $ la veille. Wall Street victime de la nouvelle flambée du brut La Bourse américaine était moins unanime à la hausse hier, souffrant des nouveaux records enregistrés par les cours du pétrole. Ce développement est venu donc neutraliser le soulagement entraîné par le communiqué rassurant de la Fed, jugeant que l’inflation, hors énergie et alimentation aux États-Unis, restait relativement basse et que les attentes à long terme demeurent bien contenues. En outre, l’annonce par Cisco, AIG et Walt Disney de résultats trimestriels inférieurs aux prévisions a également freiné le mouvement ascensionnel de la cote. En revanche, les Bourses européennes sont parvenues à clôturer hier à de nouveaux sommets depuis plus de trois ans. Elles ont été soutenues par des résultats de sociétés bien accueillis, dont ceux de Bouygues, Lufthansa, Allianz et EON… De plus, des rumeurs de marché faisant état que BNP Paribas aurait lancé une OPA (offre publique d’achat) sur l’allemand Commerzbank ont également soutenu la tendance. À la Bourse de Beyrouth, les actions A et B de Solidere ont été diversement traitées hier à la baisse à 13,15 $ contre 13,19 $ et à la hausse à 13,30 $ contre 13,12 $ respectivement. Élie KAHWAGI

L’euro a hésité à la hausse face au dollar hier sur les marchés des changes internationaux, au lendemain du relèvement largement anticipé des taux d’intérêt aux États-Unis. Bien que le communiqué publié par la Fed la veille à cette occasion n’ait pas inspiré au marché le sentiment que les taux allaient continuer d’augmenter de manière agressive aux États-Unis, certains opérateurs ont estimé devoir rééquilibrer leurs positions de change au profit du billet vert en engrangeant les quelques gains que leur procure la récente remontée de l’euro jusqu’à 1,24 $. À cela aurait contribué la publication d’indicateurs du côté européen de l’Atlantique justifiant ce mouvement. D’un côté, l’annonce par l’Insee que la production industrielle française a progressé de seulement 0,3 % en juin après...