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Actualités - Analyse

Changes et Bourses L’euro ferme, le dollar léthargique

L’euro est resté ferme face au dollar hier sur les marchés des changes internationaux, en dépit d’un indice ISM américain des directeurs d’achats meilleur que prévu et théoriquement favorable au billet vert. Les ventes de dollars constatées en fin de semaine dernière se sont donc poursuivies, les investisseurs estimant toujours devoir se prémunir contre tout risque de réévaluation du yuan. À cet égard, les cambistes ont continué de faire état des propos tenus jeudi dernier par le vice-gouverneur de la Banque centrale chinoise, Wu Xiaoling, laissant entendre que son pays envisage de lancer de nouveaux produits financiers dérivés, comme outils pour les institutions financières et les entreprises afin de contrôler leurs risques. Ce procédé, qui devrait paver la voie à un flottement du yuan, n’a pas tardé à peser sur le billet vert. Cela d’autant que JP Morgan prédit toujours une appréciation de la monnaie chinoise de 7,4 % d’ici à la fin de l’année. Dans cette crainte, des opérateurs ont donc continué de se prémunir, ayant dans l’esprit la réaction du marché le 21 juillet à l’annonce d’une réévaluation de 2 % du yuan. Ils ont ainsi cherché à tester de nouveaux seuils de résistance du dollar, dont celui de 1,22 $ pour un euro. De ce fait, ils ont fait montre d’indifférence à l’annonce par le groupement national des directeurs d’achats des entreprises du secteur industriel aux États-Unis (ISM) que leur indice composite a progressé à 56,5 points en juillet contre 53,8 points en juin. Bien que les analystes aient tablé sur un indice à 54,1 points, on n’a constaté aucune réaction à cette donnée, pourtant bonne pour le dollar qui semble s’installer dans une spirale de baisse. On continue donc de penser qu’à terme, en raison de craintes de flottement à la hausse du yuan, le dollar devrait finir par chuter malgré la robustesse de l’économie américaine et la persistance d’un différentiel des taux d’intérêt entre les États-Unis (3,25 %) et la zone euro (2 %) en faveur du billet vert. Cela étant, et en l’absence d’une donnée extraordinaire susceptible de faire sortir le dollar de son état de léthargie, l’euro s’est finalement négocié hier, à New York, en nouvelle hausse de 0,49 % à 1,2190 $ contre 1,2130 $ vendredi dernier. Les Bourses toujours bien orientées La Bourse américaine était en hausse hier, après la publication d’un bon indice ISM et de résultats jugés solides de Procter & Gamble. Les investisseurs ont été également soulagés par l’annonce de Wal-Mart que ses ventes dans les magasins ouverts depuis plus d’un an aux États-Unis avaient augmenté de 4,4 % en juillet. Ils ont donc ignoré la nouvelle hausse des prix pétroliers ainsi que les nouvelles selon lesquelles les ventes mondiales de semi-conducteurs ont reculé de 0,5 % en juin sur mai en raison de la baisse des prix des mémoires DRAM et des ajustements de stocks. Les Bourses européennes ont également clôturé en hausse, les investisseurs restant confiants après les résultats trimestriels de sociétés de la semaine dernière. Les bons chiffres de l’indice PMI des directeurs d’achats du secteur industriel de la zone euro (50,8 points en juillet contre 49,9 points en juin) ont aussi soutenu la tendance et relégué au second plan la baisse de 5,1 % des ventes de voitures neuves en France en juillet. À la Bourse de Beyrouth, les actions A et B de Solidere se sont légèrement détendues sur quelques ventes bénéficiaires, les ramenant de 13,63 $ à 13,61 $ et de 13,61 $ à 13,60 $ respectivement. Élie KAHWAGI


L’euro est resté ferme face au dollar hier sur les marchés des changes internationaux, en dépit d’un indice ISM américain des directeurs d’achats meilleur que prévu et théoriquement favorable au billet vert. Les ventes de dollars constatées en fin de semaine dernière se sont donc poursuivies, les investisseurs estimant toujours devoir se prémunir contre tout risque de réévaluation du yuan. À cet égard, les cambistes ont continué de faire état des propos tenus jeudi dernier par le vice-gouverneur de la Banque centrale chinoise, Wu Xiaoling, laissant entendre que son pays envisage de lancer de nouveaux produits financiers dérivés, comme outils pour les institutions financières et les entreprises afin de contrôler leurs risques. Ce procédé, qui devrait paver la voie à un flottement du yuan, n’a pas tardé...