Renault affiche un bénéfice net record grâce à Nissan
Renault a annoncé hier le report d’un an du lancement de la seconde génération de la Twingo, à l’occasion de la présentation de résultats semestriels marqués par un bond du bénéfice net grâce à l’apport de Nissan, mais un recul de la performance opérationnelle.
Renault a fait état hier de la décision de son nouveau PDG, le Franco-Libanais Carlos Ghosn, de reporter de 2006 à 2007 la sortie de la Twingo II, ce qui a nécessité une provision de 60 millions d’euros dans les comptes semestriels.
Renault a affiché un bénéfice net de plus de 2 milliards d’euros au premier semestre 2005, en hausse de 52 % sur un an. Mais ce résultat record a été tiré par une très forte contribution de son partenaire japonais Nissan (+1,9 % à 911 millions d’euros). S’y est ajouté un profit exceptionnel de 450 millions d’euros lié à la finalisation par Nissan du transfert d’une partie de ses engagements de retraite à l’État japonais.
La performance opérationnelle de Renault a reculé de près de 15 % à 943 millions d’euros, ramenant la marge à 4,4 % du chiffre d’affaires, un niveau inférieur aux attentes du marché et aux 5,4 % du premier semestre 2004.
Cette évolution est liée à la baisse des gains en Europe occidentale, où le marché automobile, atone, est en proie à une guerre des prix entre constructeurs, et à l’augmentation du coût des matières premières.
EADS a plus que doublé ses bénéfices
EADS, le géant européen de l’aéronautique, de la défense et de l’espace, a plus que doublé son bénéfice net à 816 millions d’euros au premier semestre 2005 grâce à ses livraisons d’Airbus et a confirmé ses prévisions pour 2005, selon un communiqué publié hier.
EADS a dégagé un bénéfice opérationnel avant amortissement de survaleurs et exceptionnels de 1,54 milliard d’euros, en hausse de 57 % par rapport aux 979 millions d’euros du 1S04. Sa marge opérationnelle a nettement augmenté à 9,6 % du chiffre d’affaires, contre 6,7 % un an plus tôt.
Le groupe a confirmé que son EBIT « devrait excéder 2,6 milliards d’euros pour l’année 2005 » et a prévu pour l’ensemble de l’année 2005 d’atteindre un bénéfice par action, en hausse d’au moins 18 % à 1,50 euro.
Le résultat opérationnel de la division Airbus, filiale à 80 % EADS et 20 % BAE Systems, a augmenté de 47 % à 1,444 milliard d’euros.
Hausse inattendue
des commandes de biens
durables aux États-Unis
Les commandes de biens durables aux États-Unis ont, à la surprise générale, progressé de 1,4 % en juin par rapport à mai, révélant la bonne santé de l’industrie et sa volonté d’investir.
Cette hausse est bien meilleure que ce qu’attendaient les marchés qui tablaient sur un recul de 1 %.
La surprise est d’autant plus grande que le département du Commerce a révisé en hausse la progression déjà forte de mai, à +6,4 % contre +5,5 % annoncé initialement.
Les commandes sont en hausse pour le troisième mois consécutif. Elles viennent confirmer la bonne performance affichée en juin par le secteur industriel, où la production avait augmenté de 0,9 %.
Ce sont surtout les achats d’ordinateurs et de biens de communications qui ont dopé les chiffres de juin, avec une hausse de 8,6 % portée par le bond de 18,3 % des commandes de biens de communications.
L’immobilier US bat
de nouveaux records en juin
Les ventes de logements neufs aux États-Unis ont progressé de 4 % en juin par rapport à mai pour atteindre le niveau record de 1,374 million d’unités (rythme annuel), a annoncé hier le département du Commerce.
Ce chiffre est supérieur aux attentes des analystes qui tablaient sur 1,3 million d’unités.
Les ventes de logements neufs ont ainsi battu le record établi le mois précédent à 1,32 million d’unités. Le département du Commerce a révisé en hausse les chiffres de mai, initialement annoncés à 1,298 million d’unités.
Le prix médian des logements neufs vendus en juin a reculé de 5,5 % sur un mois à 214 800 dollars. Cela représente une baisse de 0,4 % sur un an.
Castro : « Cuba va vers
une croissance de 9 % »
L’économie cubaine a enregistré une croissance de 7,3 % au cours du premier semestre 2005 et pourrait atteindre en fin d’année les 9 %, a affirmé le président Fidel Castro.
De janvier à juin, « l’économie cubaine a crû de 7,3 % et on estime la croissance à la fin de l’année autour de 9 % », a déclaré le chef de l’État lors de son discours annuel pour la fête nationale.
Cette croissance spectaculaire est due selon lui aux résultats enregistrés dans 13 des 22 branches industrielles du pays, dont la métallurgie ferreuse (+ 15,5 %), la métallurgie non ferreuse (+19,2 %, soit pour l’essentiel le nickel dont Cuba est un grand producteur), l’imprimerie (+ 21,7 %), la confection (+7 %), l’alimentation (+3,6 %), ainsi que les boissons et le tabac (+ 4,4 %).
Le chiffre de 9 % de croissance serait le meilleur depuis 1990, quand l’économie cubaine s’était effondrée à la suite de la disparition du bloc communiste européen.
En 2004, l’économie cubaine avait officiellement enregistré une croissance de 5 % de son PIB.
Soudaine faillite de EUJet, 5 000 passagers en rade
Plus de 5 000 passagers étaient bloqués dans divers aéroports européens hier après la soudaine faillite de la compagnie aérienne à bas prix censée les transporter, l’irlandaise EUJet, a-t-on appris auprès de la société. Des compagnies concurrentes ont cependant proposé de les ramener vers l’Angleterre.
Environ 5 400 personnes attendaient ainsi après l’annulation par EUJet de la totalité de ses vols au départ et en destination du Royaume-Uni, a déclaré Stuart McGoldrick, directeur commercial de la compagnie, au cours d’une conférence de presse.
La décision de la compagnie a suivi la mise sous administration judiciaire, mardi, de sa maison mère, PlaneStation. Celle-ci avait perdu le soutien de ses banques lundi après avoir indiqué qu’EUJet manquerait ses objectifs de nombre de passagers en 2005, et nécessiterait donc un plus vaste apport financier que prévu.
EUJet possède quatre avions Fokker 100 et dessert 18 destinations en Europe à partir de l’aéroport Kent International à Manston, dans le Sud-Est de l’Angleterre. Il opère notamment en Espagne, au Royaume-Uni, en Irlande et aux Pays-Bas.
Les prix du fret maritime
coulent
Les prix du fret maritime ont piqué du nez depuis leurs records historiques de décembre 2004, pour tomber à leur plus bas niveau depuis plus de deux ans, minés par une surabondance de navires et un ralentissement de la demande dans les pays de l’OCDE et en Chine.
« On observe un affaiblissement côté demande et en même temps, une augmentation du nombre de bateaux, alors que l’encombrement diminue dans les ports », explique James Leake, analyste à la société de courtage JE Hyde.
Les cours des frets maritimes pour les cargaisons sèches ont été les plus touchés, chutant de quelque 70 % depuis leurs records de début décembre 2004, lorsqu’ils avaient dépassé les 6 000 points. Les cargaisons liquides, à savoir principalement les produits pétroliers et gaziers, ont également vu leur cours baisser ces derniers mois.
La chute des cours des frets « est due aussi au ralentissement des importations de marchandises en vrac en Chine, le minerai de fer étant le principal concerné », remarque Kevin Norrish.
L’appétit insatiable de la Chine pour les matières premières était la principale cause de la flambée des prix en 2004. Mais depuis plusieurs mois, malgré une forte production industrielle, l’industrie sidérurgique chinoise a levé le pied, provoquant une chute des cours de l’acier, et des frets maritimes.
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