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Actualités - Analyse

Éclairage - Sharon rattrapé par les affaires de corruption

À trois semaines du retrait de la bande de Gaza, le Premier ministre israélien Ariel Sharon et son fils Omri pourraient être à nouveau rattrapés par des affaires de corruption qui les éclaboussent depuis plusieurs années. La Knesset, le Parlement israélien, a adopté lundi soir une loi autorisant le procureur de l’État à présenter un acte d’accusation contre l’un de ses membres sans demander comme auparavant la levée de son immunité parlementaire auprès d’une commission parlementaire. Ce nouveau texte risque de mettre sur la sellette le député du Likoud, Omri Sharon, également conseiller de son père, inculpé en février pour corruption. Le conseiller juridique du gouvernement Menahem Mazuz, qui fait également office de procureur général, peut désormais présenter un acte d’accusation pour corruption contre Omri Sharon. M. Mazuz a conclu un accord avec Omri Sharon aux termes duquel ce dernier a accepté de plaider coupable pour une partie des accusations, mais les deux parties divergent sur la peine. Selon les médias, le conseiller juridique veut infliger une peine de plusieurs mois de prison ferme, alors que Omri Sharon souhaite n’être condamné qu’à six mois de travail social. Omri Sharon a été inculpé de « faux témoignages » et de « faux et usage de faux » dans une affaire de financement illégal d’une campagne électorale de son père. Ariel Sharon, ainsi que plusieurs de ses proches collaborateurs, mis sur le grill dans le cadre de l’enquête, ont échappé à une inculpation « faute de preuves suffisantes ». Durant l’enquête, Ariel Sharon a affirmé n’être pas au courant des détails du financement de sa campagne qui avait été prise en main par Omri, devenu entre-temps député du Likoud. Les dirigeants des colons de Cisjordanie et Gaza, farouchement opposés au retrait de Gaza prévu à partir de mi-août et qui se sont juré d’y faire échec, ne manquent pas une occasion pour stigmatiser, selon eux, « la famille régnante » en Israël, qui, disent-ils, aurait concocté le plan de désengagement pour détourner l’attention du public des accusations de corruption. En août 2004, la Cour suprême d’Israël avait rejeté trois appels présentés par des députés de l’opposition contre la décision de M. Mazuz de clore le dossier dans une affaire de corruption, dite de l’« île grecque », impliquant Ariel Sharon et son fils cadet Gilad, faute de preuves solides pour les inculper. « Il n’y a peut-être plus d’affaire de l’île grecque, mais la mer de corruption existe bel et bien », avait alors affirmé le député de l’opposition de gauche Yossi Sarid, qui a contesté devant la Cour suprême la décision du procureur de clore le dossier. Jacques Pinto (AFP)

À trois semaines du retrait de la bande de Gaza, le Premier ministre israélien Ariel Sharon et son fils Omri pourraient être à nouveau rattrapés par des affaires de corruption qui les éclaboussent depuis plusieurs années. La Knesset, le Parlement israélien, a adopté lundi soir une loi autorisant le procureur de l’État à présenter un acte d’accusation contre l’un de ses membres sans demander comme auparavant la levée de son immunité parlementaire auprès d’une commission parlementaire. Ce nouveau texte risque de mettre sur la sellette le député du Likoud, Omri Sharon, également conseiller de son père, inculpé en février pour corruption. Le conseiller juridique du gouvernement Menahem Mazuz, qui fait également office de procureur général, peut désormais présenter un acte d’accusation pour corruption...