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Actualités - Analyse

Changes et Bourses Stabilité de l’euro

L’euro était stable face au dollar hier sur des marchés des changes où se dissipait graduellement l’agitation consécutive à la légère réévaluation du yuan chinois survenue jeudi dernier, et où les investisseurs reportaient leur attention sur les données économiques des deux côtés de l’Atlantique. Bien que les cambistes s’interrogent toujours sur les suites que la Chine pourrait donner à cette réévaluation, qualifiée de minime (2 %), plusieurs analystes considèrent toujours que cette mesure n’est qu’un premier geste et que d’autres suivront. Cela d’autant qu’ils venaient d’apprendre hier que le gouverneur de la Banque centrale chinoise, Zhou Xiaochuan, avait reconnu que la réévaluation du yuan aurait « un impact très limité » sur les déficits américains. De ce fait, il n’est pas étrange que les échanges restent orientés par la spéculation sur la nature du régime de changes que les Chinois comptent mettre en place. Et tant que cela n’est pas encore clair, les opérateurs se sont tournés vers les quelques statistiques économiques publiées hier. À cet égard, ils ont fait état de l’annonce par le groupement national des agents immobiliers (NAR) de la hausse de 2,7 % des reventes de logements aux États-Unis en juin contre une baisse de 0,7 % en mai pour racheter le dollar. Alors qu’un peu plus tôt ils avaient misé sur l’accélération de l’inflation en Allemagne en juillet à plus de 2 % (+2,1 %) consécutivement à la hausse de 1,6 % en juin des prix à l’importation dans ce pays, pour se positionner sur l’euro. Finalement ces données de part et d’autre de l’Atlantique ne tardaient pas à se contrebalancer, laissant la place à une certaine volatilité des taux de change. C’est ainsi qu’à New York, l’euro devait finalement se négocier sur un ton hésitant à 1,2070 $ contre 1,2060 $, vendredi dernier, soit sans grand changement d’une clôture à l’autre. Affaiblissement de Wall Street La Bourse américaine était pratiquement faible en ce début de semaine, dans l’attente de la publication de nouvelles statistiques aux États-Unis, la hausse des reventes de logements en juin n’ayant pas constitué de soutien à la cote. En outre, les regards ont été plus ou moins dirigés hier vers les résultats publiés par certaines sociétés dont ceux de Xerox et d’American qui étaient en hausse au 2e trimestre mais inférieurs aux attentes du marché. Quant à Pepsico, qui a confirmé ses prévisions de bénéfices pour 2005, elle était en baisse surtout après avoir repoussé son offre d’achat sur le français Danone. Pour ce qui est de Texas Instruments, dont les résultats seront connus après la clôture, elle a été également en retrait. Au contraire, les Bourses européennes ont terminé dans le vert, grâce principalement aux valeurs pétrolières et de l’automobile. Le relèvement par Lehman Brothers de sa recommandation sur le secteur pétrolier européen, tablant sur un baril de brut à 50 $ d’ici à quatre ans contre 40 $ auparavant, semble expliquer l’amélioration de la tendance. Il en est de même de l’annonce par Mercedes, filiale de Daimler Chrysler, de son intention de supprimer plusieurs emplois pour réduire ses coûts d’exploitation, par rapport au secteur automobile. À la Bourse de Beyrouth, les actions A de Solidere ont rebondi de 13,30 $ à 13,40 $ alors que celles de la catégorie B reculaient légèrement de 13,25 à 13,24 $. Élie KAHWAGI

L’euro était stable face au dollar hier sur des marchés des changes où se dissipait graduellement l’agitation consécutive à la légère réévaluation du yuan chinois survenue jeudi dernier, et où les investisseurs reportaient leur attention sur les données économiques des deux côtés de l’Atlantique. Bien que les cambistes s’interrogent toujours sur les suites que la Chine pourrait donner à cette réévaluation, qualifiée de minime (2 %), plusieurs analystes considèrent toujours que cette mesure n’est qu’un premier geste et que d’autres suivront. Cela d’autant qu’ils venaient d’apprendre hier que le gouverneur de la Banque centrale chinoise, Zhou Xiaochuan, avait reconnu que la réévaluation du yuan aurait « un impact très limité » sur les déficits américains. De ce fait, il n’est pas étrange...