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Zahlé proteste par la bouche de son évêque grec-catholique

Mgr André Haddad, évêque grec-catholique de Zahlé (capitale de cette communauté comme on sait), a protesté hier contre la mise sur la touche de cette ville en demandant un portefeuille pour l’un des membres de la liste Skaff. Dans un point de presse, le prélat a soutenu que la représentation prévue pour la communauté grecque-catholique au sein du gouvernement n’était pas à la hauteur requise. Il a souligné que les agriculteurs de la Békaa, plus particulièrement, s’en trouvent lésés. Mgr Haddad a ajouté qu’après le 14 mars, l’on avait pu espérer que le Liban redeviendrait vraiment uni, sans discrimination, et que, dès lors, le choc de la déception est fort, suite aux tentatives d’établir la domination d’une partie déterminée. L’évêque a accusé le président du Conseil désigné de suivre un plan d’hégémonie néfaste pour le pays sous couvert de majorité parlementaire. Ce qui conduit à la mise à l’écart de Zahlé, selon lui. Il a ensuite martelé qu’au Liban, nul ne peut supprimer autrui et qu’il n’est pas admissible qu’une partie reste marginalisée, en rappelant que les grecs-catholiques sont aussi nombreux dans ce pays que les druzes et qu’ils ont donc le droit d’avoir un même nombre de portefeuilles. Sur un autre plan, Mgr Haddad s’est félicité de l’amnistie pour Samir Geagea. Il a précisé à ce titre avoir pardonné pour l’attentat commis jadis contre l’évêché, explosion alors dirigée contre Élie Hobeika et dont Élie Ferzli était sorti grièvement blessé au visage.

Mgr André Haddad, évêque grec-catholique de Zahlé (capitale de cette communauté comme on sait), a protesté hier contre la mise sur la touche de cette ville en demandant un portefeuille pour l’un des membres de la liste Skaff. Dans un point de presse, le prélat a soutenu que la représentation prévue pour la communauté grecque-catholique au sein du gouvernement n’était pas à la hauteur requise. Il a souligné que les agriculteurs de la Békaa, plus particulièrement, s’en trouvent lésés. Mgr Haddad a ajouté qu’après le 14 mars, l’on avait pu espérer que le Liban redeviendrait vraiment uni, sans discrimination, et que, dès lors, le choc de la déception est fort, suite aux tentatives d’établir la domination d’une partie déterminée. L’évêque a accusé le président du Conseil désigné de suivre un...