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La Coupe Davis penche à l’Est

La Coupe Davis penche à l’Est avec la qualification de la Russie, de la Croatie et de la Slovaquie pour les demi-finales, qui illustre la redistribution des cartes dans le tennis mondial. Pour deux de ces nations, la Croatie et la Slovaquie, la participation au dernier carré est une première historique. Un seul des pays encore en course, la Russie, a déjà remporté le Saladier d’argent en 2002. Le quatuor est complété par l’Argentine, seule équipe non européenne, dont la meilleure performance est une finale perdue en 1981. L’union faisant la force en Coupe Davis, les Croates Ivan Ljubicic et Mario Ancic ont réussi ce que leur pays n’était pas parvenu à faire du temps de Goran Ivanisevic, le seul Croate à avoir gagné un tournoi du grand chelem, à Wimbledon en 2001. Vainqueurs de la Roumanie en quarts de finale ce week-end à Split (4-1), les deux grands serveurs, avec l’immense Ivo Karlovic (2,08 m) en réserve, ont une chance historique à saisir en accueillant la Russie sur la surface de leur choix, très probablement un revêtement synthétique ultrarapide. Piège à Bratislava Les Croates auraient aussi l’avantage du terrain s’ils devaient rencontrer pour le titre les grands favoris de l’autre demi-finale, l’Argentine. Les Slovaques présentent une équipe plus modeste sur le papier, avec en leader Dominik Hrbaty associé à Karol Beck. Mais les héritiers, à parts égales avec les Tchèques, de la grande école qui a produit entre autres Jan Kodes, Ivan Lendl et Miloslav Mecir, ont su jouer aux limites du règlement pour sortir l’Espagne au premier tour, avant de confirmer contre les Pays-Bas en quart (4-1). Les Espagnols, tenants du titre, étaient tombés dans un traquenard au mois de mars à Bratislava, où les Slovaques avaient installé une moquette ultrarapide et inusitée sur le circuit international pour dérouter leurs adversaires adeptes de la terre battue. Encore une fois outsiders, ils seront tentés d’utiliser la même méthode à l’automne contre les Argentins, bien que ceux-ci aient prouvé leur capacité d’adaptation en triomphant de l’Australie sur gazon à Sydney. Pour les Russes, il s’agit moins de s’affirmer sur la scène internationale que de faire aussi bien que leurs compatriotes féminines, grandes dominatrices sur le circuit et victorieuses pour la première fois de la Fed Cup, l’équivalente de la Coupe Davis pour les femmes, l’année dernière. Australie et USA out S’ils ne peuvent prétendre à l’extraordinaire richesse de leurs consœurs, les joueurs russes ont au moins prouvé qu’ils pouvaient se débrouiller sans leur leader, Marat Safin. Alors que le vainqueur de l’Open d’Australie était au repos pour ménager un genou récalcitrant, ils sont parvenus à sortir la France (3-2) en s’appuyant sur le discret Nikolay Davydenko, demi-finaliste de Roland-Garros, et sur Igor Andreev, tout en gardant en réserve Mikhaïl Youzhny. De quoi voir venir pour les prochains rendez-vous. L’édition 2005 a confirmé l’effacement des grandes nations historiquement dominatrices, les États-Unis et l’Australie. Les Américains, qui n’ont plus gagné le trophée depuis dix ans, s’étaient fait sortir à domicile par les Croates dès le premier tour, avec pourtant Andy Roddick et Andre Agassi dans leurs rangs. Quant aux Australiens, 28 fois vainqueurs du trophée, la dernière fois en 2003, ils ont subi l’humiliation de la défaite (4 à 1) sur leur gazon de Sydney face à l’Argentine de David Nalbandian et de Guillermo Coria, une expérience que Lleyton Hewitt n’est pas prêt de digérer. Du coup, les Sud-Américains, qui possèdent avec les Espagnols la plus grande densité au plus haut niveau, pourraient tirer profit de ce nouvel ordre mondial pour remporter leur premier Saladier d’argent. Mais il leur faudra se déplacer quel que soit leur adversaire en finale.

La Coupe Davis penche à l’Est avec la qualification de la Russie, de la Croatie et de la Slovaquie pour les demi-finales, qui illustre la redistribution des cartes dans le tennis mondial.
Pour deux de ces nations, la Croatie et la Slovaquie, la participation au dernier carré est une première historique. Un seul des pays encore en course, la Russie, a déjà remporté le Saladier d’argent en 2002.
Le quatuor est complété par l’Argentine, seule équipe non européenne, dont la meilleure performance est une finale perdue en 1981.
L’union faisant la force en Coupe Davis, les Croates Ivan Ljubicic et Mario Ancic ont réussi ce que leur pays n’était pas parvenu à faire du temps de Goran Ivanisevic, le seul Croate à avoir gagné un tournoi du grand chelem, à Wimbledon en 2001.
Vainqueurs de la Roumanie en quarts de...