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Actualités - Chronologie

Les imams britanniques jugent difficile d’étouffer le radicalisme

Les dignitaires de l’islam en Grande-Bretagne reconnaissent qu’ils doivent en faire plus pour dissuader les jeunes musulmans influençables de mener des attentats-suicide, mais affirment que les images du Proche-Orient et d’Irak diffusées à la télévision et sur Internet ne facilitent pas leur mission. Les images de musulmans tués en Irak ou détenus sur la base américaine de Guantanamo alimentent le discours des prédicateurs radicaux, qui accusent Londres d’aligner sa politique étrangère sur celle des États-Unis. Certains Britanniques se sont empressés de pointer du doigt les imams, les accusant de délivrer des sermons exaltés contre les valeurs de l’Occident. Mais Daud Abdoullah, secrétaire général adjoint du Conseil musulman de Grande-Bretagne, regrette ce stéréotype et assure que les imams ne sont pas coupables de telles dérives. « Il faut plutôt se pencher sur les campus universitaires et à l’extérieur des mosquées, où l’on trouve des groupes comme al-Mouhadjiroun ou la secte du sauveur », deux groupes radicaux. « C’est aux musulmans, aux non-musulmans, à la police et aux médias de les isoler, de les contenir et de s’assurer que leurs messages ne sont pas entendus », poursuit Abdoullah. Le Conseil musulman redoute par ailleurs que de jeunes Britanniques soient attirés dans les filets de groupes tels que le réseau el-Qaëda d’Oussama Ben Laden par Internet, où pullulent les sites extrémistes. Le cheikh Anouar Madi, imam de la mosquée centrale de Londres, exhorte les familles à surveiller leurs enfants pour qu’ils ne basculent pas dans le radicalisme. « Nos jeunes doivent comprendre que les décisions relevant d’importantes questions publiques devraient uniquement revenir aux intellectuels et aux leaders de la communauté. »
Les dignitaires de l’islam en Grande-Bretagne reconnaissent qu’ils doivent en faire plus pour dissuader les jeunes musulmans influençables de mener des attentats-suicide, mais affirment que les images du Proche-Orient et d’Irak diffusées à la télévision et sur Internet ne facilitent pas leur mission. Les images de musulmans tués en Irak ou détenus sur la base américaine de Guantanamo alimentent le discours des prédicateurs radicaux, qui accusent Londres d’aligner sa politique étrangère sur celle des États-Unis. Certains Britanniques se sont empressés de pointer du doigt les imams, les accusant de délivrer des sermons exaltés contre les valeurs de l’Occident.
Mais Daud Abdoullah, secrétaire général adjoint du Conseil musulman de Grande-Bretagne, regrette ce stéréotype et assure que les imams ne sont pas...