Coton : le Brésil accepte
de différer ses sanctions contre les États-Unis à l’OMC
Le Brésil a accepté de différer ses sanctions contre les États-Unis, condamnés par l’Organisation mondiale du commerce pour leurs subventions au secteur du coton, ont annoncé hier les deux pays au siège de l’OMC à Genève.
Au terme d’un accord entre Brasilia et Washington, le Brésil conserve son droit de prendre des sanctions, mais suspend leur application le temps que les États-Unis abolissent les subventions condamnées en mars dernier par l’OMC.
Aux termes du règlement de l’OMC, le Brésil avait jusqu’à vendredi pour faire valoir son droit à des sanctions.
Grâce à l’accord passé avec les États-Unis, il pourra désormais recourir à cette possibilité à tout moment.
Lors d’une réunion extraordinaire de l’organe de règlement des différends de l’OMC hier, les États-Unis ont réaffirmé leur intention « d’appliquer entièrement » la décision de l’organisation, qui leur a demandé d’abolir certaines subventions au coton, considérées comme des subventions à l’exportation déguisées.
Les États-Unis auraient dû mettre fin à ces subventions avant le 1er juillet.
L’Administration Bush a finalement annoncé le 5 juillet qu’elle lançait au Congrès une procédure de mise en conformité avec la décision de l’OMC.
Snow s’attend
à une réévaluation
du yuan en août
Le secrétaire américain au Trésor John Snow a déclaré à plusieurs sénateurs, lors d’une réunion le mois dernier, qu’il s’attendait à ce que la Chine réévalue le yuan en août, un mois avant une visite du président Hu Jintao à Washington, a rapporté hier le Financial Times.
Interrogé à ce sujet, un porte-parole de la Banque de Chine n’a pas souhaité faire de commentaire.
Un porte-parole de l’Administration des changes a répété qu’aucun calendrier n’était fixé.
Snow aurait tenu ces propos lors d’une réunion avec Charles Schumer et Lindsey Graham, deux sénateurs qui défendent un projet de loi imposant une hausse de 27,5 % des tarifs douaniers sur les importations chinoises si Pékin ne laisse pas le yuan s’apprécier, écrit le Financial Times, citant des sources proches du dossier, dans un article daté de Washington.
Les deux élus ont accepté de retarder la procédure d’examen de leur projet de loi après avoir reçu l’assurance, de la part de Snow et du président de la Réserve fédérale Alan Greenspan, qu’un changement était imminent.
General Electric : bond
de 24 % du bénéfice net
General Electric, le conglomérat américain et la plus grande entreprise du monde en terme de capitalisation boursière, a réalisé au deuxième trimestre 2005 un bénéfice net en hausse de 24 % à 4,647 milliards de dollars, a-t-il annoncé hier.
« GE a poursuivi sa bonne performance au deuxième trimestre », a commenté le PDG, Jeff Immelt, cité dans un communiqué de GE.
Le bénéfice par action (BPA) a atteint 44 cents pour le trimestre, en ligne avec les prévisions des analystes, selon le consensus de leurs estimations compilées par l’agence spécialisée First Call.
Le chiffre d’affaires pour la période sous revue a augmenté de 13 % à 41,6 milliards.
La croissance organique (hors acquisitions) du chiffre d’affaires a été de 8 % au cours du trimestre par rapport au deuxième trimestre 2004. Elle était de 10 % au 1er trimestre 2005.
La situation pourrait
se dégrader chez Volkswagen
La situation du constructeur automobile allemand Volkswagen pourrait se dégrader dans les prochaines années, menace le patron de la marque VW, Wolfgang Bernhard, dans le journal interne de l’entreprise paru hier.
« Quelle que soit notre situation aujourd’hui, elle va se dégrader dans les trois prochaines années. Et notre situation n’est pas bonne », s’inquiète M. Bernhard dans le journal Autogramm.
Arrivé à la tête de la division VW au printemps dernier, précédé d’une réputation de chasseur de coûts intraitable, M. Bernhard tente de mobiliser les salariés autour de nouvelles mesures d’économie.
La direction a dévoilé mercredi les détails d’un programme qui doit permettre d’économiser d’ici à 2008 près de 7 milliards d’euros dans la division Volkswagen (marques VW, Skoda, Bentley, Bugatti).
De source proche de l’entreprise, Volkswagen espère économiser près de 10 milliards d’euros au niveau du groupe sur la période.
Hewlett-Packard
annoncerait des milliers
de suppressions d’emplois
Le groupe informatique américain Hewlett-Packard (HP) s’apprêterait à annoncer la semaine prochaine des milliers de suppressions d’emplois, peut-être jusqu’à 25 000, soit un sixième de ses effectifs, selon des analystes cités hier par le Wall Street Journal.
L’annonce pourrait intervenir mardi, selon une source proche du dossier citée par le journal. Il s’agirait de la principale mesure décidée jusqu’à présent par le nouveau PDG, Mark Hurd, qui avait pris ses fonctions en avril.
« HP a une structure de coûts inappropriée dans de nombreux domaines » d’activité, avait déclaré M. Hurd à la mi-mai, lors de sa première présentation de résultats trimestriels.
Sony Ericsson : baisse
de 15,7 % du bénéfice net
Le fabricant de téléphones portables suédo-japonais Sony Ericsson a annoncé hier avoir dégagé un bénéfice net en baisse de 15,7 % au 2e trimestre 2005 à 75 millions d’euros, contre 89 M EUR au cours de la même période de 2004.
Son bénéfice imposable a baissé pendant la même période de 23 % à 87 M EUR contre 113 millions d’euros un an plus tôt, annonce le groupe dans un communiqué.
Ce résultat est inférieur aux prévisions des analystes qui avaient tablé sur un bénéfice imposable de 92 millions d’euros au deuxième trimestre 2005.
Le chiffre d’affaires de la période sous revue s’est apprécié de 7 % à 1,614 milliards d’euros, contre 1,504 milliards d’euros au deuxième trimestre 2004, tout comme le nombre d’appareils vendus qui a atteint 11,88 millions, une progression de 14 % par rapport à la même période de l’année précédente (10,4 millions).
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