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Actualités - Chronologie

Septième Art Quand Hollywood s’intéresse à la Chine (Photo)

Comme tout le monde le sait, la Chine s’est mise à exporter à tour de bras. Et pas seulement des textiles: des souliers et, en dernier lieu, des autos. Quant aux films, on en trouve – on en voit, si vous préférez – un peu partout dans le monde et ce, depuis déjà quelques années. Un livre vient de paraître, à Paris, intitulé Quand la Chine change le monde (par Erik Izraelewicz, aux éditions Grasset), qui fait un certain bruit. Grâce au cinéma (essentiellement américain, pour le moment), le monde va contribuer au changement de la Chine. Hollywood investit, et s’installe, en Chine. Un détail significatif : la célèbre revue US Variety – la bible du show-business d’Hollywood – ouvre un bureau en Chine. À ce rythme, prochainement, nous irons toujours à Cannes, à Venise, à Berlin ou à Deauville, mais aussi, peut-être, à Shanghai. Qui sait?! «Blanche-Neige» version chinoise Ce sont des millions et des millions de dollars que les majors US vont investir en Chine. Le studio Disney ouvre la marche avec (tenez-vous bien!) un remake de… Blanche-Neige et les sept nains (en live, pas en animation), les nains légendaires étant remplacés par les moines de Shaolin, experts en arts martiaux. Metteur en scène prévu, Yuen Woo-Ping, qui avait travaillé avec Quentin Tarantino sur les deux Kill Bill, ainsi que sur la saga des Matrix des frères Wachowski. Suivront des firmes comme Sony/Columbia – Tristar et Warner Bros, avec sa filiale New Line, peut-être. Plus importants encore, les projets annoncés par Harvey Weinstein, producteur de stature internationale et cofondateur de la société Miramax. Son accord de collaboration avec Disney n’ayant pas été renouvelé, Weinstein démarrera, en octobre, sa nouvelle unité de production en Chine. À la base de tous ces développements, il ne faut pas oublier les excellents résultats obtenus par plusieurs films chinois sur les marchés mondiaux, après la percée du film de Ang Lee, Crouching Tiger, Hidden Dragon, en 2000 (128 millions de dollars de recettes aux USA seulement). Et le talent de réalisateurs comme Zhang Yimou (Raise the Red Lantern, Hero, House of Flying Deggers), Chen Kaige (Farewell, my Concubine) et Wong Kar Wai (In the Mood for Love, 2046), entre tant d’autres, est unanimement reconnu. Un autre facteur positif non négligeable est le prix de revient modéré de la production des films en Chine, sans oublier la variété des paysages et des sites urbains, plus la facilité de recrutement de la main-d’œuvre, notamment des figurants en nombre illimité. D’ici que l’Europe suive aussi la tendance. J.P. GOUX-PELLETAN Source: «International Herald Tribune».
Comme tout le monde le sait, la Chine s’est mise à exporter à tour de bras. Et pas seulement des textiles: des souliers et, en dernier lieu, des autos. Quant aux films, on en trouve – on en voit, si vous préférez – un peu partout dans le monde et ce, depuis déjà quelques années. Un livre vient de paraître, à Paris, intitulé Quand la Chine change le monde (par Erik Izraelewicz, aux éditions Grasset), qui fait un certain bruit. Grâce au cinéma (essentiellement américain, pour le moment), le monde va contribuer au changement de la Chine. Hollywood investit, et s’installe, en Chine. Un détail significatif : la célèbre revue US Variety – la bible du show-business d’Hollywood – ouvre un bureau en Chine. À ce rythme, prochainement, nous irons toujours à Cannes, à Venise, à Berlin ou à Deauville, mais...