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Actualités - Opinion

Changes et Bourses Résistance de l’euro après une avalanche de chiffres américains

L’euro, plombé par une forte réduction du déficit commercial américain en mai et de meilleures perspectives pour le déficit budgétaire des États-Unis en 2005, a fait preuve de résistance face au dollar sur les marchés des changes internationaux. Une avalanche de statistiques américaines publiées hier ont échoué à convaincre les spéculateurs de pousser plus haut le billet vert. Celui-ci a donc très peu bénéficié de l’annonce d’un bond de 1,7 % des ventes de détail aux États-Unis en juin contre une baisse révisée de 0,5 % à 0,3 % en mai, alors que les analystes s’attendaient à une hausse ne dépassant pas 0,9 %. L’explication de ce phénomène s’est trouvée dans la réaction du marché obligataire américain qui a été mis sous de fortes pressions qui n’ont pas tardé à peser sur le dollar. Cela d’autant que les prix à la consommation aux États-Unis sont restés stables en juin après une baisse de 0,1 % en mai, témoignant de l’absence de pressions inflationnistes justifiant une poursuite de la politique restrictive de la Fed. Dans ce contexte, le dollar a perdu sa qualité de monnaie dans laquelle on investit pour se faire de l’argent. De ce fait, les spéculateurs ne tardaient pas à retirer leur argent du marché américain des obligations à un rythme pouvant peser sur le billet vert. Autre raison expliquant l’incapacité du dollar de poursuivre sur sa lancée de la veille, l’annonce d’une augmentation de 16 000 des demandes hebdomadaires d’allocations chômage aux États-Unis pour s’établir à 336 000 au cours de la semaine se terminant le 9 juillet. Cette hausse, supérieure aux attentes des analystes qui tablaient sur 322 000 demandes initiales pendant la semaine sous revue, laissait craindre aux investisseurs un ralentissement de l’économie dans la mesure où elle reflétait l’ampleur des suppressions d’emplois dans une période très courte. Eu égard à toutes ces considérations, les opérateurs ont estimé hier devoir rester sur la défensive en manipulant leurs positions de change. L’euro en a bénéficié pour freiner sa baisse, se négociant finalement à New York sur un ton résistant à 1,2085 $ contre 1,2090 $ la veille, soit sans grand changement d’un jour à l’autre. Bonne orientation des Bourses Pourtant, la Bourse américaine est restée bien orientée, profitant des indicateurs macroéconomiques publiés hier ainsi que de la baisse des prix pétroliers. En outre, l’annonce qu’Apple a multiplié par 5 ses gains au 3e trimestre 2004/2005 et qu’AMD a réalisé un bénéfice surprise pour le 2e trimestre 2005 a également soutenu la tendance. Il en est de même des bons résultats trimestriels de Southwest Airlines et des commentaires positifs de Lehman Brothers sur General Motors. Les Bourses européennes ont elles aussi terminé de nouveau en hausse, emmenées par la baisse des prix du brut et les bonnes nouvelles en provenances des États-Unis. Les exportateurs ont été les principaux bénéficiaires de la nette propension des Américains à la consommation ainsi que le secteur européen de la haute technologie qui a trouvé appui dans les résultats trimestriels d’Apple et d’AMD. À la Bourse de Beyrouth, Solidere a été encore hier diversement orientée, les actions A ayant progressé de 12,80 $ à 12,87 $, alors que les actions B reculaient de 13,02 $ à 12,75 $. Élie KAHWAGI


L’euro, plombé par une forte réduction du déficit commercial américain en mai et de meilleures perspectives pour le déficit budgétaire des États-Unis en 2005, a fait preuve de résistance face au dollar sur les marchés des changes internationaux. Une avalanche de statistiques américaines publiées hier ont échoué à convaincre les spéculateurs de pousser plus haut le billet vert. Celui-ci a donc très peu bénéficié de l’annonce d’un bond de 1,7 % des ventes de détail aux États-Unis en juin contre une baisse révisée de 0,5 % à 0,3 % en mai, alors que les analystes s’attendaient à une hausse ne dépassant pas 0,9 %. L’explication de ce phénomène s’est trouvée dans la réaction du marché obligataire américain qui a été mis sous de fortes pressions qui n’ont pas tardé à peser sur le dollar....