Le retrait de Gaza devrait avoir lieu
malgré l’attentat-suicide
le 14 juillet 2005 à 00h00
L’attentat-suicide de Netanya mardi ne devrait pas changer la décision d’Ariel Sharon de se retirer de la bande de Gaza à la mi-août, estimaient ses proches hier.
« Mais cela oblige le Premier ministre à riposter avec fermeté pour ne pas montrer sa faiblesse face au terrorisme avant le retrait », a affirmé à l’AFP un responsable proche du Premier ministre Ariel Sharon sous le couvert de l’anonymat.
« Ceux qui connaissent Ariel Sharon savent que (l’attentat-suicide) ne l’arrêtera pas. Il va persévérer et le plan de désengagement sera appliqué à la lettre », renchérissait pour sa part Eytan Haber, ancien chef de cabinet du Premier ministre israélien assassiné Yitzhak Rabin, dans le quotidien Yediot Aharonot.
Si cet attentat a pris les Israéliens par surprise, leurs dirigeants avaient à maintes reprises mis en garde contre une recrudescence possible de ce type d’attaques à l’approche du début du retrait, à la mi-août. Les radicaux pourraient ainsi montrer qu’Israël bat en retraite et fuit Gaza sous les coups de boutoir de leurs attaques.
Des spécialistes de la région confirment d’ailleurs cette hypothèse et prévoient des attentats de plus en plus sanglants à l’approche du retrait. « Ce scénario est plus que probable », a reconnu un ancien responsable du Mossad, les services secrets israéliens, David Kimche, interrogé par l’AFP. Selon lui, le retrait de la bande de Gaza est perçu par les radicaux, notamment ceux du Jihad islamique qui ont revendiqué l’attentat de Netanya, comme « un progrès vers une paix qu’ils refusent à tout prix de conclure avec Israël ». « S’ils ont l’occasion de frapper les Israéliens plus durement, ils ne s’en priveront pas », prévoit M. Kimche qui dirige un groupe d’experts israéliens favorables à une solution négociée au conflit, l’Israel Council on Foreign Relations, basé à Tel-Aviv.
Mais plus que les attentats-suicide, les dirigeants israéliens redoutent une intensification des attaques des radicaux palestiniens sous forme de tirs de roquettes et de mortiers à partir de la bande de Gaza en direction du sud d’Israël. « Sharon serait alors obligé de riposter plus durement à l’intérieur de la bande de Gaza, et c’est cela qui pourrait vraiment compromettre l’évacuation des colons et de l’armée hors de ce territoire, et modifier tout le calendrier du retrait », admet un haut responsable gouvernemental.
Des experts recommandent par ailleurs d’observer attentivement le comportement de la Syrie qui abrite le quartier général du Jihad islamique. « Il est évident que l’ordre d’agir pour le Jihad islamique est venu de Damas. Nous le savons. Tout comme nous sommes au courant du soutien iranien aux attaques-suicide contre Israël », observe David Kimche.
L’attentat-suicide de Netanya mardi ne devrait pas changer la décision d’Ariel Sharon de se retirer de la bande de Gaza à la mi-août, estimaient ses proches hier.
« Mais cela oblige le Premier ministre à riposter avec fermeté pour ne pas montrer sa faiblesse face au terrorisme avant le retrait », a affirmé à l’AFP un responsable proche du Premier ministre Ariel Sharon sous le couvert de l’anonymat.
« Ceux qui connaissent Ariel Sharon savent que (l’attentat-suicide) ne l’arrêtera pas. Il va persévérer et le plan de désengagement sera appliqué à la lettre », renchérissait pour sa part Eytan Haber, ancien chef de cabinet du Premier ministre israélien assassiné Yitzhak Rabin, dans le quotidien Yediot Aharonot.
Si cet attentat a pris les Israéliens par surprise, leurs dirigeants avaient à maintes...
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