Destinés en premier lieu aux enfants, les contes d’Andersen s’adressent en fait à un très large public, autant par leur poésie, par la morale qui s’en dégage que par leurs thèmes, universels...
La religion
Les contes d’Andersen sont marqués par la religion, alors même que l’auteur n’était pas très pieux, sauf vers la fin de sa vie. L’importance qu’elle y revêt provient peut-être du fait qu’à l’épreuve où Andersen écrivait, religion et littérature étaient les deux sujets dominants dans la société danoise.
Dans la presque totalité des contes, on retrouve au moins une référence à la religion : les prières, la messe, la confirmation, des passages de la Bible...
La mort
Andersen essaie de démystifier la mort, il en parle énormément en bien, la présentant comme la suite logique et normale de la vie terrestre : dans la lumière de Dieu, elle n’est pas effrayante. Mais peut-être tente-t-il, en parlant beaucoup, en la couchant sur papier, de l’apprivoiser et de se convaincre lui-même.
Confrontation de la raison et du sentiment
Dans l’œuvre d’Andersen, plusieurs personnages doivent faire un choix entre la raison et le sentiment. Andersen, lui, ne tranche pas vraiment : dans certains contes, le personnage va choisir la raison, dans d’autres, il choisira le sentiment.
Ces contes ont été inspirés à Andersen par sa propre vie sentimentale : plusieurs fois éconduit, il ne s’est jamais marié.
Andersen aime écrire l’histoire d’une vie, que ce soit celle d’un être humain ou légendaire, d’un animal, d’un végétal ou encore d’un objet. Il donne vie, langage et sentiments humains aux objets et aux animaux, comme dans le genre traditionnel des fables.
Il décrit soit la vie d’un personnage de sa naissance à sa mort, soit simplement une période de cette vie.
Esthétisme
Andersen est sensible dans ses contes à la beauté, beauté des personnages, des choses, de la nature. Et il sait la rendre.
Son sens de l’observation très développé nous vaut dans ses récits des descriptions fines et précises.
Et les nombreux voyages du conteur lui permettent de planter des décors riches et variés.
L’objet qui change la vie
Les objets magiques, dans les contes d’Andersen comme dans la plupart des autres, changent certes la vie, mais pas toujours dans le bon sens : certains deviennent vite des gâche-vie...
Le briquet (1835), La malle volante (1839), Les souliers rouges (1845), Les galoches du bonheur (1838)... Ces objets sont les principaux acteurs du conte, c’est grâce à eux que les personnages vivent des aventures incroyables, bonnes ou mauvaises.
Le merveilleux, le fantastique et le folklore
Comme dans tous les contes, le merveilleux est très présent dans les récits d’Andersen, notamment celui qui appartient au folklore danois. Il parle souvent des nixes (petits lutins attachés à chaque maison), des trolls, des fées, des sorcières, des gargouilles, des elfes, des ondins, des dryades.
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La religion
Les contes d’Andersen sont marqués par la religion, alors même que l’auteur n’était pas très pieux, sauf vers la fin de sa vie. L’importance qu’elle y revêt provient peut-être du fait qu’à l’épreuve où Andersen écrivait, religion et littérature étaient les deux sujets dominants dans la société danoise.
Dans la presque totalité des contes, on retrouve au moins une référence à la religion : les prières, la messe, la confirmation, des passages de la Bible...
La mort
Andersen essaie de démystifier la mort, il en parle énormément en bien, la présentant comme la suite logique et...