Hôte des Jeux de 2012, Londres pourra difficilement compter sur ses expériences précédentes en matière d’olympisme, les précédents JO organisés dans la capitale britannique remontant à 1908 et 1948, soit presque « l’Antiquité ».
Avec 2 035 athlètes en compétition, venus de 22 pays, les JO de 1908 constituent le départ d’une nouvelle ère pour les Jeux, avec un stade de 70 000 places, à White City, dans l’ouest de Londres, et l’apparition des médailles pour les trois premiers.
Ces JO de 1908 sont alors organisés en marge de l’exposition franco-britannique commémorant l’entente cordiale. Si les compétitions se soldent par un éclatant succès des Anglais, qui décrochent 143 médailles, dont 55 en or, les observateurs notent le manque de fair-play flagrant des juges, tous britanniques.
Le vainqueur du marathon, couru pour la première fois de l’histoire sur sa distance actuelle de 42,195 km, l’Italien Dorando Pietri, est ainsi disqualifié par les mêmes juges qui l’avaient aidé à terminer. Parmi eux, un certain Arthur Conan Doyle, le « père » de Sherlock Holmes.
Côté français, c’est la débâcle, avec notamment une déculottée en football (17-1) face au Danemark.
Quarante ans plus tard, à la sortie de la guerre, Londres est une nouvelle fois le centre du monde olympique. Mais l’ambiance est plus morose. Pas de village olympique, comme aujourd’hui : les athlètes sont alors logés dans des casernes.
Austères
Le nombre d’athlètes est alors de 4 099, venus de 59 pays cette fois. Mais il y a de grands absents : les vaincus de la guerre, Allemagne et Japon. Quant à l’URSS, elle a renoncé à se déplacer.
Ces Jeux sont les premiers à être télévisés. Et 500 000 personnes en profitent alors à travers le monde. C’est aussi la première photo-finish, pour départager les Américains Harrison Dillard et Barney Ewell, tous deux chronométrés en 10 secondes 3/10e.
Première encore, l’Américaine Alice Coachman s’impose dans les épreuves du saut en hauteur et du saut en longueur : elle est la première femme de couleur championne olympique.
Une autre athlète s’illustre sur la cendrée, la Française Micheline Ostermeyer. Pianiste concertiste mais également forte femme, elle décroche deux titres olympiques, au disque et au poids.
Du côté des hommes, c’est le début de la carrière lumineuse d’un certain Emil Zatopek, qui s’impose dans le 10 000 m et est médaillé d’argent sur 5 000 m. Quatre ans plus tard, le coureur tchécoslovaque signe une performance jamais égalée en s’imposant à Helsinki sur le 5 000 m, le 10 000 m et le marathon.
Austères, ces Jeux de 1948 n’ont alors coûté que 600 000 livres aux contribuables britanniques. Les JO de 2012 devraient eux coûter 3,8 milliards de livres (5,7 milliards d’euros).
Veuillez vous connecter pour visualiser les résultats Hôte des Jeux de 2012, Londres pourra difficilement compter sur ses expériences précédentes en matière d’olympisme, les précédents JO organisés dans la capitale britannique remontant à 1908 et 1948, soit presque « l’Antiquité ».
Avec 2 035 athlètes en compétition, venus de 22 pays, les JO de 1908 constituent le départ d’une nouvelle ère pour les Jeux, avec un stade de 70 000 places, à White City, dans l’ouest de Londres, et l’apparition des médailles pour les trois premiers.
Ces JO de 1908 sont alors organisés en marge de l’exposition franco-britannique commémorant l’entente cordiale. Si les compétitions se soldent par un éclatant succès des Anglais, qui décrochent 143 médailles, dont 55 en or, les observateurs notent le manque de fair-play flagrant des juges, tous britanniques.
Le vainqueur du...