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Actualités - Chronologie

Banque mondiale : Wolfowitz veut plus d’aide aux pays pauvres

Le président de la Banque mondiale, Paul Wolfowitz, plaidera lors du sommet du G8 en Écosse en faveur de davantage de ressources pour les pays pauvres ainsi qu’un cadre pour les utiliser au mieux, a-t-il indiqué devant des journalistes avant son départ pour Gleneagles. « La Banque mondiale doit convaincre les contribuables aux États-Unis et ailleurs de contribuer au développement, ce n’est pas seulement une question d’obligation morale mais c’est aussi une question d’intérêt personnel », a affirmé M. Wolfowitz qui participera du 6 au 8 juillet à la réunion des chefs d’État et de gouvernement des sept pays les plus industrialisés, plus la Russie en Écosse. Le président de la Banque mondiale a insisté sur le fait qu’il ne pouvait être dans l’intérêt d’aucun pays « qu’une région entière soit écartée du processus de développement », en évoquant l’Afrique. Il a reconnu qu’avec raison, les demandes d’augmentation de l’aide financière aux pays en développement se heurtaient à un certain scepticisme. « Les hausses importantes de moyens financiers en elles-mêmes ne vont pas aider à sortir de la pauvreté, mais avec le bon cadre (d’utilisation) en matière de commerce, de gouvernance et de développement du secteur privé, une assistance accrue peut faire la différence », selon le président de la Banque mondiale. Les dirigeants du G8, réunis à l’invitation du Premier ministre britannique Tony Blair, devraient s’entendre sur l’allègement de la dette de 18 pays parmi les plus pauvres ainsi que sur une augmentation de l’aide donnée par les pays riches notamment à l’Afrique. Interrogé sur l’accroissement de l’aide américaine à l’Afrique récemment annoncée par le président George W. Bush, M. Wolfowitz, ex-numéro deux du Pentagone jusqu’à fin avril, a tenu à souligner qu’il « ne travaillait plus pour le gouvernement américain », mais qu’il se réjouissait tout de même de cet accroissement de l’assistance américaine en souhaitant que cet élan se poursuive et s’étende à d’autres pays. L’objectif de consacrer 0,7 % du PIB à l’aide au développement lui a semblé « souhaitable » pour tous les pays développés, sans entrer dans les détails. Face au retard accumulé de nombreux pays africains pour réaliser les objectifs du Millénaire de l’Onu, dont le premier est la réduction de moitié de la pauvreté d’ici à 2015, M. Wolfowitz a préféré avancer l’exemple de ces 15 pays africains qui « ont affiché de très robustes taux de croissance économique lors de ces 10 dernières années ». « Nous devrons nous consacrer (au G8) sur les moyens de renforcer ces succès et sur ceux permettant d’aider les pays qui ne réaliseront pas ces objectifs », selon M. Wolfowitz. Enfin, le président de la Banque mondiale a une nouvelle fois insisté sur le lien étroit entre le développement politique et le développement économique. Il a laissé entendre que la croissance passe aussi par une amélioration de la bonne gouvernance et de la lutte contre la corruption, comme l’a par exemple montré le Nigeria, selon lui.
Le président de la Banque mondiale, Paul Wolfowitz, plaidera lors du sommet du G8 en Écosse en faveur de davantage de ressources pour les pays pauvres ainsi qu’un cadre pour les utiliser au mieux, a-t-il indiqué devant des journalistes avant son départ pour Gleneagles.
« La Banque mondiale doit convaincre les contribuables aux États-Unis et ailleurs de contribuer au développement, ce n’est pas seulement une question d’obligation morale mais c’est aussi une question d’intérêt personnel », a affirmé M. Wolfowitz qui participera du 6 au 8 juillet à la réunion des chefs d’État et de gouvernement des sept pays les plus industrialisés, plus la Russie en Écosse.
Le président de la Banque mondiale a insisté sur le fait qu’il ne pouvait être dans l’intérêt d’aucun pays « qu’une région entière soit...