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PÉTROLE L’Opep suspend ses discussions sur une hausse des quotas

Le président de l’Opep, cheikh Ahmed al-Fahd al-Sabah, a annoncé jeudi que l’organisation avait suspendu ses discussions sur une éventuelle nouvelle hausse de 500 000 barils par jour (bpj) de ses quotas de production. Ce relèvement serait venu s’ajouter à la dernière hausse de 500 000 bpj du plafond de production, porté à 28 millions, que l’Organisation des pays exportateurs de pétrole a décidée à la mi-juin pour tenter d’endiguer la flambée des cours du brut. « Pour l’heure, nous avons suspendu nos consultations (sur une nouvelle hausse des quotas), a déclaré le président de l’Opep à des journalistes à l’Université George Washington. Il n’y a pas de pénurie de pétrole sur le marché. » Il a ajouté que l’Opep envisagerait à nouveau de relever ses quotas si le prix du pétrole brut léger américain atteignait encore 60 dollars. Le baril, qui a inscrit lundi un record historique de 60,95 dollars, est revenu jeudi à 56,55. L’Arabie saoudite est le seul pays membre à pouvoir encore augmenter sa production de manière significative, pour la porter à 11 mbj, contre 9,5 mbj actuellement. Mais ce pétrole serait du brut lourd et à haute teneur en soufre, que seules les raffineries les plus sophistiquées sont en mesure de traiter. Le Venezuela avait récemment exprimé sa réticence envers une seconde hausse de la production de l’Opep, jugeant que le cartel, « en dépit d’un important effort, avait une capacité limitée » d’influer sur les prix. La suspension des concertations jeudi est apparue aux analystes comme une confirmation par l’Opep de cette impuissance face à la flambée actuelle des prix, due selon le cartel à une saturation des capacités de raffinage dans le monde.

Le président de l’Opep, cheikh Ahmed al-Fahd al-Sabah, a annoncé jeudi que l’organisation avait suspendu ses discussions sur une éventuelle nouvelle hausse de 500 000 barils par jour (bpj) de ses quotas de production.
Ce relèvement serait venu s’ajouter à la dernière hausse de 500 000 bpj du plafond de production, porté à 28 millions, que l’Organisation des pays exportateurs de pétrole a décidée à la mi-juin pour tenter d’endiguer la flambée des cours du brut.
« Pour l’heure, nous avons suspendu nos consultations (sur une nouvelle hausse des quotas), a déclaré le président de l’Opep à des journalistes à l’Université George Washington. Il n’y a pas de pénurie de pétrole sur le marché. »
Il a ajouté que l’Opep envisagerait à nouveau de relever ses quotas si le prix du pétrole brut léger...