Rechercher
Rechercher

Actualités - Chronologie

Diminuée physiquement, Serena Williams compte sur le mental

Serena Williams, encore loin de sa meilleure forme physique après avoir été écartée des courts de tennis pendant près de deux mois par une blessure, compte sur sa force mentale pour récupérer son titre de Wimbledon, abandonné l’année dernière à Maria Sharapova. « C’est sûr que je ne suis pas à 100 %. Mais en tennis, le mental compte pour moitié. Et sur ce plan-là, je suis très bien », dit l’Américaine. Après une année 2004 mitigée et dix-huit mois sans titre majeur, la cadette des sœurs Williams avait renoué avec la victoire en grand chelem à l’Open d’Australie fin janvier. Mais une cascade de problèmes physiques l’a empêchée de pousser son avantage et de reprendre le pouvoir sur le tennis féminin. Après une gastroentérite en février à Paris, des douleurs à l’épaule le mois suivant à Dubaï, mis sur le compte de balles trop dures, une entorse à une cheville à Amelia Island en avril, un retour précipité à Rome début mai et un forfait à Roland-Garros, l’ancienne n° 1 mondiale se présente à Londres avec seulement la tête de série n° 4. Il en faudrait beaucoup plus pour inquiéter Williams, une joueuse qui se sent « destinée à continuer à gagner » et dont la principale force est une inébranlable confiance en elle. « Je crois en moi. Je sais que j’ai le jeu et le talent pour l’emporter de nouveau », assure-t-elle. D’ailleurs à l’entendre, l’issue des matches dépendrait bien plus d’elle-même que de ses adversaires. Ainsi, même si Sharapova a prouvé que son succès n’avait rien d’accidentel en dominant encore Williams en finale du Masters puis en passant à deux doigts d’une nouvelle victoire en demi-finale de l’Open d’Australie, l’Américaine estime qu’elle s’est « battue toute seule » l’année dernière en finale de Wimbledon. « Je voulais absolument gagner un troisième titre d’affilée, parce que c’était quelque chose que ma sœur Venus (victorieuse en 2000 et 2001) n’avait pas réussi à faire. Je me suis mis trop de pression. J’étais beaucoup trop nerveuse », se souvient-elle. Faisant contre mauvaise fortune bon cœur, Williams a profité de ses récents pépins physiques pour se changer les idées et oublier un moment son sport. « Je sens que le tennis commence à me manquer quand l’envie me vient d’en regarder à la télé. Or là, je n’ai presque rien vu du French Open », dit la championne aux multiples hobbies, que les Américains verront au mois de juillet aux côtés de sa sœur dans une émission de téléréalité sur la chaîne ABC. Serena affirme aborder Wimbledon beaucoup plus décontractée que l’année dernière, même après avoir pris connaissance d’un tirage au sort particulièrement difficile. Elle pourrait affronter sa sœur dès les huitièmes de finale, puis la gagnante de Roland-Garros Justine Henin-Hardenne en quart et Maria Sharapova en demi.
Serena Williams, encore loin de sa meilleure forme physique après avoir été écartée des courts de tennis pendant près de deux mois par une blessure, compte sur sa force mentale pour récupérer son titre de Wimbledon, abandonné l’année dernière à Maria Sharapova.
« C’est sûr que je ne suis pas à 100 %. Mais en tennis, le mental compte pour moitié. Et sur ce plan-là, je suis très bien », dit l’Américaine.
Après une année 2004 mitigée et dix-huit mois sans titre majeur, la cadette des sœurs Williams avait renoué avec la victoire en grand chelem à l’Open d’Australie fin janvier. Mais une cascade de problèmes physiques l’a empêchée de pousser son avantage et de reprendre le pouvoir sur le tennis féminin.
Après une gastroentérite en février à Paris, des douleurs à l’épaule le mois suivant à...