L’ETA annonce un cessez-le-feu partiel,
loin des attentes de Madrid
L’ETA a annoncé samedi soir un cessez-le-feu limité aux élus des partis politiques espagnols, mais n’évoque toujours pas l’arrêt de la violence que lui réclame le gouvernement espagnol comme condition préalable à un dialogue pour un processus de paix au Pays basque. Dans son second communiqué en trois jours, l’organisation séparatiste armée basque annonce avoir fermé depuis le 1er juin « le front contre les élus des partis politiques d’Espagne », une décision motivée par « les changements politiques » récents. Le gouvernement socialiste espagnol a en effet fait à l’ETA une offre de « dialogue » sous condition d’un abandon de la lutte armée qui a été avalisée par les députés espagnols le 17 mai. L’ETA ajoute qu’il appartient désormais à Madrid et Paris de « répondre positivement à la volonté démontrée par l’ETA au cours des derniers mois ». Mais l’ETA ne fait samedi aucune mention des policiers et militaires qui constituent ses cibles prioritaires depuis quatre décennies de campagne terroriste qui ont fait plus de 800 morts.
La première réaction de l’Exécutif espagnol a été de réitérer que le seul communiqué qu’il attendait de l’ETA était celui qui annoncera l’arrêt définitif de la violence, soit mot pour mot ce qu’il avait répondu à un communiqué rendu public vendredi par l’ETA et réclamant un processus de paix au Pays basque fondé sur l’autodétermination.
Des maillons faibles empêchent
l’arrestation de Ben Laden, affirme la CIA
Le patron de la CIA Porter Goss affirme « avoir une idée précise où se trouve Oussama Ben Laden » mais que des « maillons faibles » existent dans la guerre contre le terrorisme, qui empêchent son arrestation, dans une interview à Time Magazine publiée hier.
M. Goss a été peu disert sur ces « maillons faibles », soulignant notamment les difficultés à traiter avec des États souverains. Quant au renseignement humain, un domaine qu’il avait fortement critiqué lors de sa prise de fonctions, M. Goss a affirmé que la CIA tentait de l’améliorer « quantitativement et qualitativement ».
Un officier saoudien, connu pour son rôle dans la lutte contre el-Qaëda, assassiné à La Mecque
Un officier des services de sécurité saoudiens abattu samedi à La Mecque (Ouest) était réputé pour son rôle dans la lutte contre les éléments de la section saoudienne d’el-Qaëda, a rapporté hier la presse locale. Moubarak Falah al-Sawwat, qui avait le grade de commandant, a été tué vers 04h30 GMT dans un quartier est de la ville, avait indiqué le porte-parole du ministère de l’Intérieur, le général Mansour al-Turki.
Les forces de l’ordre ont établi des barrages aux entrées principales de La Mecque, première ville sainte de l’islam, pour tenter de capturer les coupables, selon la chaîne al-Arabiya, basée à Dubaï, citant le général Turki.
Diplômé d’un institut de sécurité, « Sawwat était connu pour avoir réussi toutes les missions qui lui avaient été confiées et qui ont contribué à la guerre préventive menée par les forces de sécurité et à l’arrestation de plusieurs personnes recherchées dans plusieurs villes du royaume », écrit le quotidien Asharq al-Awsat.
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