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Actualités - Analyse

Changes et Bourses L’euro au plus bas depuis huit mois

L’euro a continué de battre en retraite, affichant hier un nouveau plus bas depuis huit mois face au dollar sur les marchés des changes internationaux. La victoire annoncée du « non » au référendum sur la Constitution européenne aux Pays-Bas, après le « non » français, dimanche, semble expliquer cette désaffection des investisseurs pour la monnaie unique. Cela d’autant qu’ils venaient d’apprendre de l’hebdomadaire allemand Stern que le président de la Bundesbank, Axel Weber, et le ministre allemand des Finances, Hans Eichel, avaient discuté lors d’une réunion récente avec des économistes de « l’échec de l’union monétaire », pointant les différentiels de croissance en zone euro et la politique monétaire contraignante de la BCE. Bien que la Bundesbank ait rapidement et sèchement démenti cette information, il n’en demeure pas moins que les opérateurs ont été très sensibilisés par cette perspective, alors que commence à profiler un « non » à la Constitution dans d’autres pays, notamment le Royaume-Uni, le Luxembourg et le Danemark qui doivent se prononcer sur ce traité lors des prochains mois. En outre, la publication hier de mauvaises statistiques en provenance de la zone euro, dont la baisse de l’indice d’activité des directeurs d’achats du secteur manufacturier dans cette région de 49,2 points en avril à 48,7 points en mai a aussi pesé sur la monnaie unique. Il en est de même de l’abaissement par la BCE de ses prévisions de croissance en zone euro de 1,6 % à 1,4 % en 2005 et de 2,1 % à 2 % en 2006 et de la révision en baisse par la Commission européenne de ses prévisions de hausse du PIB dans cette région 0,3 % en moyenne au 2e trimestre au lieu de 0,4 % lors d’une précédente estimation. Cela étant et compte tenu aussi de la forte diminution des ventes de détail en Allemagne de 0,7 % sur un mois et de 3 % sur un an en avril, les opérateurs ont continué de se débarrasser de l’euro. Ils l’ont ramené jusqu’à 1,22 $, son plus bas niveau depuis le 21 septembre 2004, avant de le faire négocier finalement à New York autour de 1,2205 $ contre 1,2306 $ la veille, en nouvelle baisse de 0,82 %. Les Bourses en nette hausse La Bourse américaine s’est orientée à la hausse hier, encouragée par une bonne nouvelle sur le front de l’inflation. Elle a été rassérénée par la publication de l’indice d’activité du secteur industriel (ISM) aux États-Unis qui a montré que les prix payés ont fortement décéléré en mai, passant à 58 points contre 71 points en avril, malgré le recul de cet indice à 51,4 points contre 53,3 points pendant la même période. L’effet positif de ce chiffre a été accentué par une déclaration du président de la banque de Réserve de Dallas, Richard Fisher, laissant entendre que le cycle de hausse des taux d’intérêt de la Fed était proche de sa fin. Les Bourses européennes ont clôturé hier à leur plus haut niveau depuis trois ans. Elles ont été soutenues par la baisse de l’euro, qui a donné une impulsion aux sociétés exportatrices dans tous les secteurs de la cote, notamment l’automobile et la pharmacie, ainsi que par l’ouverture en forte hausse de Wall Street. À la Bourse de Beyrouth, la tendance était partagée entre la hausse des actions A de Solidere de 9,41 $ à 9,55 $ et la baisse de ses actions B de 9,48 $ à 9,44 $. Élie KAHWAGI

L’euro a continué de battre en retraite, affichant hier un nouveau plus bas depuis huit mois face au dollar sur les marchés des changes internationaux. La victoire annoncée du « non » au référendum sur la Constitution européenne aux Pays-Bas, après le « non » français, dimanche, semble expliquer cette désaffection des investisseurs pour la monnaie unique. Cela d’autant qu’ils venaient d’apprendre de l’hebdomadaire allemand Stern que le président de la Bundesbank, Axel Weber, et le ministre allemand des Finances, Hans Eichel, avaient discuté lors d’une réunion récente avec des économistes de « l’échec de l’union monétaire », pointant les différentiels de croissance en zone euro et la politique monétaire contraignante de la BCE. Bien que la Bundesbank ait rapidement et sèchement démenti cette...