L’Iran s’est peut-être engagé sur le chemin des négociations qui le mènera à l’Organisation mondiale du commerce, mais le succès de ces négociations et les défis économiques auxquels la République islamique fait face imposent de douloureuses réformes. Les experts s’accordent pour estimer que le futur président dont le nom sortira des urnes le 17 juin prochain sera forcé d’imposer des changements économiques importants pour régler le problème du chômage, attirer des investissements étrangers et assurer la croissance économique nécessaire pour créer un million d’emplois chaque année pour les jeunes qui entrent sur le marché du travail. L’économie iranienne est synonyme de chômage des jeunes, d’inflation élevée, de dépendance aux exportations pétrolières et de contrôle étatique, qui constituent autant d’obstacles aux entrepreneurs privés et aux investisseurs étrangers. Sans parler des règles administratives et légales.
L’Iran est par ailleurs gangrené par la corruption économique et administrative. À tout cela, il faut ajouter les sanctions économiques imposées par les États-Unis qui freinent les investissements étrangers et retardent le développement du secteur énergétique.
Washington a toutefois adouci sa position en levant fin mai, après neuf ans, son veto à la candidature de l’Iran à l’OMC. Mais face à une économie protégée et contrôlée à plus des deux tiers par l’État, les responsables iraniens reconnaissent eux-mêmes que les négociations pour entrer à l’OMC seront longues et difficiles.
« Les droits de douane et les mesures de protection non douanières doivent obligatoirement baisser et il faudra trois à quatre ans avant de pouvoir commencer les négociations en vue de l’accès des membres de l’OMC au marché des biens et services de l’Iran », a déclaré Esfandiar Omidbakhche, un responsable du ministère du Commerce chargé du dossier OMC.
« Les négociations ne seront pas terminées avant sept ou dix ans », ajoute-t-il.
L’Iran s’est peut-être engagé sur le chemin des négociations qui le mènera à l’Organisation mondiale du commerce, mais le succès de ces négociations et les défis économiques auxquels la République islamique fait face imposent de douloureuses réformes. Les experts s’accordent pour estimer que le futur président dont le nom sortira des urnes le 17 juin prochain sera forcé d’imposer des changements économiques importants pour régler le problème du chômage, attirer des investissements étrangers et assurer la croissance économique nécessaire pour créer un million d’emplois chaque année pour les jeunes qui entrent sur le marché du travail. L’économie iranienne est synonyme de chômage des jeunes, d’inflation élevée, de dépendance aux exportations pétrolières et de contrôle étatique, qui...
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