L’épilogue du procès
de Khodorkovski s’éternise
La lecture de l’énoncé du jugement du milliardaire russe Mikhaïl Khodorkovski, fondateur et ex-patron du géant pétrolier Ioukos, est entrée hier dans sa deuxième semaine. La juge Irina Kolesnikova, qui la semaine dernière avait commencé par établir les faits dont les accusés (M. Khodorkovski et son associé Platon Lebedev) sont jugés coupables, a poursuivi lundi la lecture de l’examen des preuves prouvant leur culpabilité. Elle a notamment énuméré les preuves prouvant le détournement de fonds provenant des ventes d’engrais de la société Apatit, les dommages financiers causés à l’État et aux actionnaires d’Apatit, le non-respect d’une décision de la justice, soit pour trois des onze chefs d’accusation. La lecture du jugement, épilogue d’un procès ayant débuté il y a onze mois, avait commencé le 16 mai et pourrait se poursuivre encore plusieurs jours, voire plusieurs semaines.
La croissance américaine va se raffermir d’ici à fin 2005
La croissance devrait se raffermir d’ici à la fin de l’année aux États-Unis après son passage à vide du printemps, mais l’inflation va sans doute elle aussi se renforcer, selon un sondage de l’Association américaine des économistes d’entreprise publié hier. La croissance devrait atteindre 3 % au deuxième trimestre et rebondir à 3,5 % au second semestre, selon le panel interrogé par la NABE.
Pour l’ensemble de 2005, les prix à la consommation devraient accélérer à 2,8 % (contre 2,2 % prévu en février), et à 2,5 % hors alimentation et énergie, selon cette enquête. La principale raison de cette accélération vient de la flambée des prix du pétrole, selon les économistes interrogés.
Aussi faut-il s’attendre à ce que la Réserve fédérale porte ses taux directeurs à 4 % d’ici à la fin de l’année, selon le panel qui a rehaussé de 0,25 point sa prévision de février, et à 4,5 % fin 2006. Le « Fed funds » est pour l’instant à 3 %.
En raison du passage à vide du printemps, l’association a révisé à 3,4 % sa prévision de croissance pour l’ensemble de l’année 2005, contre 3,6 % prévu dans son étude de février. Pour 2006 également, la prévision de croissance a été révisée à 3,4 % contre 3,6 % précédemment.
La situation économique
italienne empire
La situation économique et budgétaire de l’Italie est pire qu’elle l’était six mois plus tôt et la faiblesse de la croissance ou la dégradation de sa position budgétaire constituent des facteurs qui pèsent sur la note crédit du pays, a estimé hier Fitch Ratings.
Les craintes du marché sur la notation de la dette souveraine de l’Italie ont refait surface récemment au vu du faible taux de croissance de la péninsule et du niveau élevé de sa dette publique.
« Nous sommes préoccupés par ce qui se passe actuellement en Italie. La situation est pire qu’il y a six à douze mois », a souligné à Reuters Nick Eisinger, responsable du département des notes souveraines chez l’agence Fitch. « Il y a plusieurs éléments qui exercent une pression sur la note – la faible croissance, la dérive budgétaire et la forte probabilité d’une augmentation des ratios dette/PIB », ajoute-t-il. L’Italie est tombée en récession pour la deuxième fois en trois ans au premier trimestre de l’année, selon la définition officielle des deux trimestres consécutifs de contraction du PIB, conduisant les économistes à ramener leurs prévisions à une croissance zéro, voire négative, en 2005. Le pays n’a pas vu son PIB se contracter sur une année entière depuis 1993.
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