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Actualités - Chronologie

Un peu plus de... Les nouvelles lolitas

«Ce matin, un lapin a tué un chasseur…» Vous ne devez pas entendre très souvent le refrain de la chanson de Chantal Goya dans la bouche d’une fillette de 7 ans. Chantal Goya et ses consœurs ne sont plus les idoles que des tout-petits (et encore). Une fois arrivé l’âge de raison, les petites filles (les petits garçons eux sont adeptes des jeux vidéo) préfèrent s’identifier aux chanteuses du Top 50. Aux oubliettes donc Goya et tout le toutim, et vive Lorie, Alizée, Priscilla, Nolwenn, Élodie, etc. Dans les cours de récréation, on se trémousse sur Laissez-moi danser, Ta meilleure amie, L’orange et autres tubes du moment. Jusque-là pas de problème. Grâce aux programmes télé comme la Star Ac’ ou La Nouvelle Star, les « mini-ados » font la connaissance des chansons du patrimoine de la musique. Gilbert Bécaud, Michel Berger, Dalida… c’est parfait. Un peu de culture musicale ne faisant de mal à personne. Le problème n’est pas là. En fait, il y a deux choses qui sont inquiétantes dans ce rapport au star-system : l’hystérie provoquée chez les petites filles et, le pire de tout, l’identification à leurs idoles. Si vous étiez au concert de la Star Ac’3 l’été dernier à l’hippodrome de Beyrouth, vous avez sans doute remarqué l’état de surexcitation des petites Libanaises, hurlant dès qu’un Patxi ou une Sofia débarquaient sur scène. Rebelote dans les différents endroits de la capitale où se rendait la promotion. Pleurs, cris et demandes d’autographes incessants face à leurs «idoles». Idoles qui aujourd’hui ont disparu de la scène musicale, comme tous les malheureux perdants de ce genre de concours. Mais allez expliquer à des enfants de 7-8 ans gavés de château 24h/24 que ces jeunes filmés dans leur intimité n’ont rien accompli et qu’à la vitesse où la notoriété leur a ouvert les bras, elle les refermera sans scrupules. Enfin, n’est pas les Beatles qui veut! Toujours est-il que la «fan attitude» est normale quand on est adolescent, ou un peu plus jeune. Le pire donc dans tout ça, c’est le choix des idoles. Quand Alizée interprète Moi Lolita et que, dans son clip, elle se trémousse de manière subversive entre quelques beaux mâles au regard concupiscent, le soutien-gorge apparent et qu’on écoute en détails les paroles, il y a de quoi avoir peur. Tout simplement parce que les petites filles ne savent pas très bien ce qu’elles répètent et qu’aujourd’hui le string, le nombril à l’air et les épaules dénudées sont devenus les codes vestimentaires des 7-9 ans ! Aïe, aïe, aïe ! En France, une petite fille de 8 ans a été renvoyée de son école pour 24 heures parce qu’elle refusait de se démaquiller et de porter une tenue décente (sic). Tout ça est bien sûr assez dangereux pour cette jeune génération qui ne sait pas vraiment où doit s’arrêter l’identification. Les médias ont senti arriver le phénomène, et on trouve sur le marché des magazines de mode pour petits, comme Milk lancé par le célébrissime Elle. Les grandes marques aussi ont flairé le marché juteux, il suffit de voir les habits griffés qui sont portés par les petits Libanais. Mais là encore, c’est un autre problème. Revenons à la musique et aux parents. Il faut rester vigilant et préférer encore Lorie qui chante Ta meilleure amie ou La positive attitude (cf Raffarin) à Priscilla, 13 ans, qui lance en toute naïveté: Prends-moi, bouscule-moi… et autres inepties, ou Britney qui a pété un câble et voit ses concerts annulés parce que les parents ne veulent plus y emmener leurs enfants. La reconversion peut coûter cher parfois! MÉDÉA AZOURI HABIB
«Ce matin, un lapin a tué un chasseur…» Vous ne devez pas entendre très souvent le refrain de la chanson de Chantal Goya dans la bouche d’une fillette de 7 ans. Chantal Goya et ses consœurs ne sont plus les idoles que des tout-petits (et encore). Une fois arrivé l’âge de raison, les petites filles (les petits garçons eux sont adeptes des jeux vidéo) préfèrent s’identifier aux chanteuses du Top 50. Aux oubliettes donc Goya et tout le toutim, et vive Lorie, Alizée, Priscilla, Nolwenn, Élodie, etc. Dans les cours de récréation, on se trémousse sur Laissez-moi danser, Ta meilleure amie, L’orange et autres tubes du moment. Jusque-là pas de problème. Grâce aux programmes télé comme la Star Ac’ ou La Nouvelle Star, les « mini-ados » font la connaissance des chansons du patrimoine de la musique. Gilbert...