Fusion entre US Airways
et America West
Les compagnies aériennes américaines US Airways, en faillite, et America West ont officiellement annoncé leur projet de fusion, rendu possible grâce à des partenaires financiers, dont l’avionneur européen Airbus.
La fusion des deux groupes, respectivement 7e et 8e transporteurs aux États-Unis, doit donner naissance à la 6e compagnie aérienne américaine en terme de trafic, qui opèrera sous le nom d’US Airways avec pour numéro un le PDG d’America West Doug Parker.
Il s’agit de la première union entre une des compagnies aériennes traditionnelles des États-Unis, US Airways, et une compagnie à bas coûts et bas tarifs, America West.
Le futur ensemble pèsera 10 milliards de dollars de chiffre d’affaires annuel et devrait générer 2 milliards de dollars de trésorerie.
Il réunit le réseau d’America West, très développé dans l’Ouest des États-Unis, aux lignes internationales et domestiques d’US Airways, concentrées dans l’Est américain.
Échec de l’offre de Harmony sur Gold Fields
L’offre du groupe minier sud-africain Harmony sur son rival Gold Fields en vue de créer le numéro mondial de l’or a échoué à l’issue de sept mois d’une guerre fratricide caractérisée par d’onéreuses campagnes de communication et de multiples actions en justice. À l’issue de l’offre, qui expirait vendredi à 13h00, Harmony n’a recueilli que 11,5 % des actions de son concurrent. Presque simultanément, un tribunal de Johannesburg a rendu une décision stipulant que l’offre s’était en réalité achevée le 18 décembre 2004, dans la mesure où son extension au-delà de cette date n’avait pas été correctement avalisée. Harmony offrait d’échanger 1,275 action Harmony contre une action Gold Fields.
Le géant russe des métaux Norilsk Nickel, qui détient 20 % de Gold Fields, s’était engagé à apporter ses parts à l’offre si celle-ci aboutissait.
La Banque du Japon poursuit
sa politique conciliante
La Banque du Japon (BoJ) a trouvé le moyen hier d’ajuster sa politique monétaire ultraconciliante sans contrarier les marchés ni le gouvernement nippon en maintenant inchangée, son offre massive de liquidités, mais en s’autorisant à la réduire en cas de besoin.
La BoJ a maintenu inchangé son objectif de solde des comptes courants des banques auprès d’elle, soit une fourchette de 218,9 à 255,4 milliards d’euros.
« Le système financier, surtout depuis la fin de la garantie du gouvernement sur les comptes d’épargne en avril, semble s’être stabilisé car la demande de fonds diminue. C’est pourquoi nous avons pris cette décision », a expliqué lors d’une conférence de presse le gouverneur de la BoJ, Toshihiko Fukui.
Pour le troisième mois consécutif, des dissensions sont apparues au sein du comité de politique monétaire de la BoJ.
La décision de ne pas changer de politique a été prise par 7 voix contre 2, et non plus à l’unanimité. Selon M. Fukui, les deux dissidents ont milité vendredi pour un resserrement de la politique dite « d’assouplissement quantitatif » qui consiste, depuis 2001, à offrir aux banques toutes les liquidités qu’elles réclament, voire plus.
Ces membres estiment que le système financier japonais a retrouvé la stabilité et n’a plus besoin d’un tel déluge de liquidités (le montant requis des réserves obligatoires des banques auprès de la BoJ n’est que de 6 000 milliards de yens au total). De fait, la BoJ a, depuis quelque temps, du mal à trouver preneur lors de ses adjudications.
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