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Actualités - Opinion

HOMMAGE Parti trop tôt, parti trop vite

Raoul Assaf, que l’on ne se résigne toujours pas à considérer comme absent, fait partie de ces êtres dont la rencontre compte dans la vie d’un homme, d’un groupe, d’une institution. Dès notre première rencontre, il y a huit ans, à la faculté des lettres, je découvrais en lui l’homme chaleureux et passionnant. Au fil des jours, nous avons tissé des liens amicaux privilégiés, une complicité infaillible. Nous nous rencontrions avec grande joie et le plus souvent possible, malgré la maladie et les grandes souffrances de ces trois dernières années. Ces rencontres avaient lieu à l’université, entre deux cours autour d’une tasse de thé, ou en ville allant à la découverte des plaisirs de la table qu’il aimait partager, tout comme sa passion de l’histoire, de l’économie ou de l’analyse politique. Les grandes qualités humaines de Raoul n’avaient d’égal que sa rigueur scientifique et son honnêteté intellectuelle, tout comme son humilité. Il laisse derrière lui la mémoire vivante d’un homme de partage, d’un fidèle conseiller, d’un ami généreux, profondément humain, d’un être digne et courageux jusqu’au bout de la souffrance. Sans jamais se plaindre … Il suscitait admiration et estime chez tous ceux qu’il rencontrait sur les sentiers de sa courte (mais si riche) vie terrestre. Raoul, tu nous manques déjà. Ton amitié désintéressée nous manque, ton sens de l’humour, ta joie de vivre, ton esprit créatif aussi … À ta femme, tes deux enfants, tes amis et tes étudiants, il me coûte de leur exprimer ma profonde tristesse. Notre unique consolation est de te savoir débarrassé de tes souffrances. Notre unique consolation est que désormais tu veilles sur nous tous. En nous tous, tu laisses une trace indélébile. Celle d’un homme d’exception parti trop tôt, parti trop vite … Pr Pascal Monin Responsable du master Information et communication à l’USJ
Raoul Assaf, que l’on ne se résigne toujours pas à considérer comme absent, fait partie de ces êtres dont la rencontre compte dans la vie d’un homme, d’un groupe, d’une institution.
Dès notre première rencontre, il y a huit ans, à la faculté des lettres, je découvrais en lui l’homme chaleureux et passionnant. Au fil des jours, nous avons tissé des liens amicaux privilégiés, une complicité infaillible. Nous nous rencontrions avec grande joie et le plus souvent possible, malgré la maladie et les grandes souffrances de ces trois dernières années. Ces rencontres avaient lieu à l’université, entre deux cours autour d’une tasse de thé, ou en ville allant à la découverte des plaisirs de la table qu’il aimait partager, tout comme sa passion de l’histoire, de l’économie ou de l’analyse politique....