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Actualités - Analyse

Changes et Bourses Repli de l’euro après les menaces de Washington contre la Chine

L’euro est resté coincé dans d’étroites limites face au dollar hier sur les marchés des changes internationaux, avant de faiblir après la menace lancée par Washington contre la Chine l’accusant de manipuler le taux de change de sa monnaie. Plus tôt dans la journée, l’euro avait été affecté aussi par la hausse des prix à la production aux États-Unis en avril de 0,6 %, au lieu de 0,4 % comme attendu, après 0,7 % en mars, qui laissait envisager aux investisseurs un prochain durcissement de la politique du crédit de la Fed lors de la réunion de son comité de politique monétaire le 7 juin. Cette perspective, conjuguée à un bond de 11 % des mises en chantier de logements aux États-Unis en avril après une baisse de 17,6 % en mars, ne tardait donc pas à exercer une certaine pression sur l’euro, le ramenant jusqu’à 1,2590 $. Mais, après que la Fed eut fait savoir que la production industrielle aux États-Unis a reculé de 0,2 % en avril après une hausse de 0,1 % en mars, les opérateurs ont estimé devoir engranger les gains que leur procure la récente remontée du dollar. Pourtant, ce dernier chiffre, très décevant, n’a pas pu renverser le sentiment initialement optimiste vis-à-vis du billet vert sur le marché malgré les signes selon lesquels le secteur industriel US commence à mollir. Certes, les cambistes restent très préoccupés par l’évolution des prix aux États-Unis dans la mesure où tout signe de pressions inflationnistes immodérées pourrait relancer les spéculations concernant une accélération du resserrement monétaire, qui serait favorable au dollar. Cela étant, les opérateurs semblent attendre d’ores et déjà la publication aujourd’hui de l’indice des prix à la consommation aux États-Unis en avril pour se faire une idée plus claire sur le rythme de l’inflation US. De ce fait, l’euro s’est ressenti aussi bien des perspectives de hausse des taux US et d’un regain de tensions entre les États-Unis et la Chine. Il s’est ainsi finalement négocié à New York à 1,2600 $ contre 1,2640 $ la veille, en repli de 0,32 %. Les Bourses mitigées La Bourse US a bénéficié d’une chasse aux bonnes affaires hier en fin de journée. C’est ainsi qu’après avoir ouvert en baisse après l’annonce d’une hausse plus forte que prévu des prix à la production en avril aux États-Unis, conjuguée à une baisse de la production industrielle pendant la même période, elle a repris son mouvement ascensionnel ensuite. Elle a été soutenue par les bons chiffres de l’immobilier US et de Home Depot, qui a vu ses bénéfices nets augmenter de 13 % au 1er trimestre 2005, reléguant au second plan la baisse de 1 % des ventes des grands magasins la semaine dernière. Les Bourses européennes sont restées plombées par la désaffection du marché vis-à-vis de plusieurs sociétés pharmaceutiques suite à l’annonce la veille au congrès d’oncologie à Orlando de résultats en deçà des attentes de leurs essais cliniques sur le traitement du cancer. L’ouverture en baisse de Wall Street a fait le reste en assombrissant le climat entourant la cote. À la Bourse de Beyrouth, des ventes de lassitude sur Solidere ont pesé sur sa tendance, ramenant ses actions A de 9,76 $ à 9,74 $ et B de 9,72 $ à 9,66 $. Élie KAHWAGI



L’euro est resté coincé dans d’étroites limites face au dollar hier sur les marchés des changes internationaux, avant de faiblir après la menace lancée par Washington contre la Chine l’accusant de manipuler le taux de change de sa monnaie. Plus tôt dans la journée, l’euro avait été affecté aussi par la hausse des prix à la production aux États-Unis en avril de 0,6 %, au lieu de 0,4 % comme attendu, après 0,7 % en mars, qui laissait envisager aux investisseurs un prochain durcissement de la politique du crédit de la Fed lors de la réunion de son comité de politique monétaire le 7 juin. Cette perspective, conjuguée à un bond de 11 % des mises en chantier de logements aux États-Unis en avril après une baisse de 17,6 % en mars, ne tardait donc pas à exercer une certaine pression sur l’euro, le ramenant...